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HYMÉNOPTÈRES

du tronc des arbres et s’accumule jusque dans le péricarpe, où elle forme des réservoirs plus ou moins saillants à sa surface (ce qui a valu son nom à l'espèce dont il s’agit). On en connaît dans l’intérieur du continent des dépôts souterrains, provenant de forêts disparues.

Les copals tendres ou animés d'Occident sont d'origine américaine, et sont produits par des espèces diverses suivant les régions. La plus importante est sans doute l'A. Courbaril L., répandue au Brésil, dans les Antilles et au Mexique. Il se fait une énorme consommation de ces diverses résines pour la fabrication des vernis et mastics.

L'H. Courbaril possède un bois extrêmement dur, de couleur rouge foncé, très apte à la construction et aux ouvrages mécaniques. On ne doit pas le confondre avec le bois de Courbaril des ébénistes qui est fourni par un arbre de la famille des Térébinthacées, et dont la teinte est moins uniforme, en même temps que son grain plus serré permet d'obtenir un plus beau poli. E. M.

HYMÉNOPTÈRES (entomologie). — Ordre de la classe des Insectes, caractérisé par une bouche composée de mandibules, de mâchoires, de quatre palpes (deux maxillaires et deux labiales), d’une languette membraneuse de forme variable.Les ailes, au nombre de quatre, sont membraneuses et nues, sans réticulation. La tête est toujours munie de trois ocelles, le prothorax est court, et les ailes au repos se croisent horizontalement sur le corps. Les tarses ont cinq articles sans division. Les femelles sont munies d’une tarière ou oviducte servant à déposer les œufs, et d’un aiguillon. Ce sont des insectes à métamorphoses complètes. Les larves se rapportent à deux types distincts : les unes ressemblant aux chenilles des Lépidoptères, et dites fausses chenilles, possèdent six pattes thoraciques écailleuses et un nombre variable de pattes membraneuses ; les autres sont privées de pattes. Les fausses chenilles vivent libres sur les végétaux ; les autres vivent soit dans des galles, soit dans des nids où elles trouvent ou reçoivent une nourriture appropriée à leurs besoins. Dans plusieurs tribus, on constate des individus neutres qui sont des femelles à organes rudimentaires ; ces neutres, qui ne concourent pas à la propagation de l’espèce, servent à des usages spéciaux et indispensables dans la vie sociale de ces insectes. Les Hyménoptères présentent, sous le rapport du développement des instincts, des particularités tout à fait remarquables ; la plupart construisent des nids pour leurs œufs, et les garnissent de réserves alimentaires pour les larves ; d’autres vivent en colonies nombreuses dans un seul nid où les fonctions individuelles sont régulièrement réparties (ex. : Abeilles, Fourmis, etc.).

Plusieurs systèmes ont été proposés pour la classification des Hyménoptères ; nous suivrons celui adopté par Maurice Girard. Il comprend deux sousordres : Hymenopteres a abdomen pédiculé, à larves apodes vivant de miel et de pollen, ou de tissus d'insectes, ou de matières végétales accumulées dans des galles : Hyménopteres à abdomen sessile, à larves pédiculées vivant à découvert sur les feuilles des végétaux ou à l’intérieur de leurs tiges. Chacun de ces sous-ordres se divise en tribus comme il suit :

Hyménoptères à abdomen pédiculé. — Quinze tribus : 1° Hyménopteres porte-aiguillon : Apiens, Vespiens, Euméniens ou guêpes solitaires, Crabroniens, Sphégiens, Scoliens, Mutilliens, Formiciens, Chrysiliens ; 2° Hyménopteres entomophages :

Ichneumoniens, Braconiens, Chalédiens, Proctotrupiens, Evoniens, Cynipiens.

Hyménoptères à abdomen sessile.— Deux tribus : Tenthrédiniens et Siriciens.

, HYPÉRICACÉES (botanique). — Famille de plantes Dicotylédones, établie par A.-L. de Jussieu, et

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