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HYGROMÈTRE

thermomètre humide dans de l’eau à la température de l'air, pour qu'il ait le temps de prendre la température stationnaire résultant de l’évaporation et de l'acuon de l’air. Dans certaines installations, le linge qui entoure la boule est en communication constante, par une mèche de coton, avec un vase rempli d’eau (fig. 136).

La construction de l'hygromètre d'absorption ou hygromètre à cheveu repose sur l’allongement que subit un cheveu sous l'influence de l'humidité qu’il absorbe, et qui est d'autant plus grand, quelle que soit la température, que l'air est plus voisin de son degré de saturation. Un cheveu, lavé dans l’éther pour le débarrasser de la matière grasse dont il est enduit, s’allonge d’un cinquième environ entre la sécheresse absolue et l’humidité absolue. Cet hygromètre, inventé par de Saussure, est formé par un cadre métallique (fig.137) à l’intérieur duquel est tendu un cheveu dont une extrémité est

he 118. 156. — Psychromètre.

© 7 = Fig. 437. — Hygromètre à cheveu.

fixée par une pince, et aont l’autre extrémité s’enroule sur une poulie mobile sur son axe qui porte une aiguille légère dont la pointe peut tourner devant un cadran; un petit poids fixé à la gorge de la poulie sert à tendre le cheveu. On place d’abord l'appareil sous une cloche renfermant de la chaux vive ou de l’acide sulfurique qui doit absorber l'humidité de l'air ; le cheveu se raccourcit à mesure que l'air devient plus sec; l’aiguille se fixe à un point qu'on marque 0 sur le cadran. Transportant ensuite l'appareil sous une cloche dont les parois sont mouillées, le cheveu s’allonge, et l’aiguille tourne autour du cadran pour se fixer à un point qu'on marque 100, et qui est celui de l'humidité extrême. On divise l’arc en 100 degrés qui sont les degrés hygrométriques, lesquels ne correspondent pas à l'état hygrométrique réel, parce que l'allongement du fil n’est pas proportionnel à cet état; mais des tables ont été dressées par plusieurs physiciens, notamment par Saussure, Gay- Lussac, Melloni, pour permettre de passer des degrés de l'hygromètre. à l'humidité relative. L'hygromètre à cheveu est d’un usage plus sim ple que le psychromètre; mais il est sujet à se

HYLÉMYIE

déranger. Aussi, dans les instructions du bureau central météorologique de France, on recommande de ne pas l’employer seul, et de le vérifier au moins tous les deux ou trois jours, avec un psychromètre, ou mieux avec un hygromètre à condensation, on le règle chaque fois en tournant la vis qui porte la pince serrant l'extrémité du cheveu. En hiver, pendant les gelées, cet hygromètre est préférable au psychomètre, dont l’emploi présente des difficultés et est soumis à de nombreuses incertitudes.

L'observation journalière des hygromètres permet de suivre soit la tension de la vapeur d’eau contenue dans l'air, qu’on exprime en millimètres et fractions de millimètre, soit l'humidité relative qu’on exprime, comme il a été dit précédemment, en centièmes.

Il résulte des nombreuses observations faites jusqu'ici que la quantité absolue de vapeur d’eau contenue dans l'air va en diminuant de l’équateur au pôle. À latitude égale, elle est d'autant plus grande qu'on se rapproche plus des mers, dans l'intérieur des terres, elle dépend surtout des saisons, de la direction des vents, de la présence ou de l’absence des nappes d’eau, de la végétation qui couvre le sol; car la vapeur d’eau dans l'air provient surtout de l’évaporation à la surface du sol.

Quant à l’état hygrométrique de l’air, qui dépend non pas de la quantité absolue de vapeur d’eau que l'air renferme, mais du rapport entre cette quantité ‘et celle qu’il renfermerait à l’état de saturation, c’est l'élément qui nous fait juger si l’air est sec ow humide. L'air est sec lorsqu'il est éloigné de son point de saturation, il est humide lorsqu'il s’en rapproche; or, dans ce dernier cas, il peut contenir une quantité de vapeur d’eau moindre que dans le premier cas. Pendant l'hiver, la tension de la vapeur est faible, l'humidité relative est élevée; en été, au contraire, la tension s'élève, l'humidité relative diminue. Dans une journée, l'humidité est généralement la plus élevée le matin avant le lever du soleil; elle diminue progressivement pendant le jour, pour s'élever de nouveau après le coucher du soleil.

HYGROMÉTRIQUES (SUBSTANCES). — Qualification des matières sensibles à l’action de l’humidité et qui en éprouvent des changements de forme ou de volume. La plupart des matières organiques sont très hygrométriques ; il en est de même de certaines substances minérales employées comme engrais, notamment le nitrate de soude qui absorbe l'humidité de l'air, et tend à devenir déliquescent lorsqu'il est laissé pendant quelque temps dans un endroit frais. On doit prendre, pour la conservation des substances hygrométriques à un certain. degré, les précautions nécessaires afin de les soustraire à l’action de l’air humide.

HYLASTE (entomologie). — Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, tribu des Scolytiens. Ce sont des insectes très petits, dont une espèce attaque les racines du Trèfle qu’elle ronge. C'est l’'Hylaste du Trèfle (Hylastes Trifolii), long de 2 millimètres, à corps cylindrique et brunâtre.

HYLÉMYIE (entomologie). — Genre d'insectes de l’ordre des Diptères, tribu des Musciens, famille des Anthomyides. Parmi les espèces que renferme ce genre, il convient de signaler l'Hylé-myie de la Betterave, appelée vulgairement mouche: de la betterave. C’est un insecte long de 7 à 8 millimètres, de couleur gris cendré, dont le corps est revêtu d’un duvet très court et très serré; la larve, longue de 7 à 8 millimètres, est de couleur blanc: jaunâtre sale, conique et rétractile, sans pattes, formée de onze segments dont les derniers sont. de transparence verdâtre. On la trouve sur les. feuilles de la Betterave qu’elle attaque en mai et juin; elle dévore le parenchyme et y forme de larges taches jaunâtres. En juin, la larve descend en terre, où elle se transforme en insecte parfait

HYLÉSINE

qui sort au bout d'une dizaine de jours ; il dépose aussitôt des œufs sur le revers des feuilles de la plante, et une seconde génération se développe avant l’arrachage. ; ; Ÿ

HYLÉSINE (entomologie). — Genre d'insectes de l'ordre des Coléoptères, tribu des Scolÿtiens, caractérisé par un corps cylindrique ou ovale oblong. Ce genre, très voisin du genre Hylurgue (voy. ce mot), renferme un certain nombre d'espèces, toutes nuisibles aux arbres qu'elles attaquent, en creusant dans le tronc et les branches des galeries multipliées. Les principales espèces sont l’'Hylésine de l'Olivier et l’Hylésine du Frêne.

L'Hylésine de l’Olivier (Hylesinus oleiperda), de très petite taille, ne dépassant pas 3 millimètres, est noirâtre et recouvert de poils roux ; 1l est commun sur l’Olivier, dans le midi de la France où on l'appelle ciron ; on le rencontre aussi sur le Frêne.

Cet insecte loge ses œufs dans l'écorce et l’aubier des petites branches des Oliviers, qui se couvrent de taches rousses, grises ou violacées, et sont percées de petits trous par lesquels l’insecte parfait sorten avril. On doit enlever toutes les branches tachées au moment de la taille et les brûler ; il convient aussi d'augmenter par des engrais et des arrosages la vigueur des arbres atteints.

L'Hylésine du Frêne (H. Fraxini), de même taille que le précédent, est commun dans toute l'Europe ; c’est un insecte noir, marqué de grisâtre, à pubescence cendrée, à antennes fauves. Il dépose ses œufs sous l'écorce dans des galeries transversales; les larves, en se développant, tracent des galeries longitudinales très nettes. Une autre espèce, l’'H. crenatus, un peu plus grand, brun et à élytres striées profondément, s'attaque au Hêtre. Les procédés de destruction à adopter sont les mêmes que pour les autres Scolytiens (voy. ce mot).

HYLOTOME (entomologie). — Genre d'insectes de l’ordre des Hyménoptères, tribu des Tenthrédiniens. On en connait environ vingt-cinq espèces. La plus commune est l'Hylotome des roses (Hylotoma rosarum), insecte long de 7 à 10 millimètres, avec la tête, le thorax et les pattes marqués de noir ; sa larve, garnie de dix-huit à vingt pattes, est d’un jaune verdâtre, pointillé de noir; elle ronge parfois, en très grand nombre, les feuilles des Rosiers. Pour en débarrasser les plantations, M. Maurice Girard a recommandé d’écraser les larves, de tuer les femelles venant pondre, et en hiver de retirer les cocons enfouis au pied des Rosiers et de les jeter dans de l’eau bouillante, ou d’arroser avec une solution concentrée de sulfo— carbonate de potassium.

HYLURGUE (entomologie). — Genre d'insectes de l’ordre des Coléoptères, tribu des Scolytiens, à corps épais, cylindroïde, avec la tête en museau court, le corselet ponctué, plus court que les élytres, celles-ci étant fortement déclives à l’extrémité, les jambes denticulées en dehors. Ce genre renferme plusieurs espèces nuisibles aux Conifères. Le plus commun est l’Hylurgue du pin (Hylurgus Piniperda), long de 5 millimètres, noirâtre, finement pubescent, avec les élytres finement striées, souvent ferrugineuses en totalité ou en partie. Cet insecte, commun dans toute l'Europe, vit exclusivement sur les Pins; il est connu vulgairement

Fig. 1438. — Hylésine du —… Frêne (très grossi).

HYMENÆA

sous le nom de jardinier de la forêt. Il apparaît dès le printemps ; il pond ses œufs sous l'écorce des arbres, dans une galerie allongée ; les larves creusent de chaque côté des galeries parallèles transversales dans les couches du dliber en contact avec l’aubier.

Les insectes parfaits apparaissent en juin ou juillet; sous cette forme, ils causent encore de grands ravages en s’attaquant aux pousses de l’année, souvent à la flèche terminale sur les jeunes arbres ; ils creusent un canal longitudinal dans ces parties tendres qui se flétrissent et tombent sous l’action du vent. L'Hylurgue n'a qu'une génération par an.

HYMENÆA (botanique). — Genre de plantes dicotylédonées, établi par Linné et rangé dans les Légumineuses-Cæsalpiniées. Ses caractères essentiels sont les suivants :

Le réceptacle de le fleur, concave et coriace, porte sur son bord un calice formé de quatre pièces dont une, qui est postérieure, représente en réalité deux sépales connés. La corolle, variable suivant les espèces, comprend cinq pétales peu inégaux, ou dont les deux antérieurs sont réduits à de très petites dimensions. Il y a dix étamines formant deux verticilles dont l'intérieur est plus court; toutes sont libres et périgynes. L’ovaire s’insère excentriquement, plus ou moins près du fond du réceptacle, et renferme un petit nombre d’ovules anatropes, descendants. Le fruit, obliquement ovale, ou aplati, à péricarpe coriace, presque ligneux, possède un nombre variable de graines (quelquefois une seule), etne s'ouvre pas. Ces graines, dont les téguments deviennent très durs, sont privées d’albumen, et comme enchâssées dans une pulpe desséchée, formée de poils entrelacés, nés de la face interne du péricarpe, et riches en grains de fécule et en résine (voy. LÉGUMINEUSES).

Les Hymenæa (que l’on désigne souvent dans le langage ordinaire sous le nom de Courbarils) sont des arbres à feuilles alternes, composées de deux folioles seulement et accompagnées de deux stipules caduques. Les folioles sont de consistance très ferme et fortement insymétriques. Les fleurs constituent des grappes composées, terminales, munies de bractées et de bractéoles qui tombent souvent avant l’épanouissement. On connaît environ une douzaine d’espèces de Courbarils, toutes cantonnées dans les régions les plus chaudes de l’Amérique et de l’Afrique orientale et insulaire.

Les Courbarils offrent une importance technique considérable dans les pays où ils croissent. Leurs fruits sont, dans leur jeunesse, très riches en substances tanniques et peuvent servir à la teinture en noir. Plus tard, il s’y développe en abondance des matières sucrées ou amylacées, contenues surtout dans la pulpe dont nous avons parlé, et qui permettent de les employer à fabriquer des liqueurs fermentées. Mais c'est par la production des matières résineuses, connues sous les noms de copal, résine animé, etc., que certaines espèces du genre en question sont surtout intéressantes.

L'Hymenæa verrucosa croît dans la région maritime de l'Afrique tropicale et orientale, et se cultive abondamment à la Réunion et à Maurice. On en retire une certaine quantité de la résine dite copal dur ou animé d'Orient ; cette substance découle

Fig. 139. — Hylurgue du Pin.

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