‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 3)Chapitre 33 sur 198 · HYSOPE · texte numérisé non relu

HYSOPE

HYPERTROPHIE (vétérinaire). — C’est l'accroissement excessif d’un organe ou d’un tissu. On a distingué l’hypertrophie de l’hyperplasie, en considérant la première comme le résultat du développement anormal des éléments anatomiques d’un organe ou d’un tissu, tandis que l’autre serait caractérisée par la naissance d’éléments nouveaux nés des premiers par prolifération. Mais toutes les fois qu’il y a augmentation de volume par excès de nutrition des éléments cellulaires d'un tissu, ceux-ci se divisent pour donner naissance à des éléments de même forme et de même volume, de sorte que l’hypertrophie n’est que le résultat de l’hyperplasie. Il y a hypertrophie vraie quand les différents tissus entrant dans la constitution d’un organe augmentent de volume, quand tous les éléinents y jouent un rôle actif; au contraire, l’hypertrophie est dite fausse quand elle ne porte que sur le tissu conjonctif des organes. C’est par ce dernier processus que se produisent la sclérose du cerveau, de la moelle, du poumon, du rein et la cirrhose du foie, états morbides où, malgré une hypertrophie partielle, les organes qui en sont le siège s’atrophient. P.-J. C.

HYPODERME (entomologie). — Genre d'insectes de l’ordre des Diptères, tribu des Musciens, famille des Œstrides. On en connaît cinq ou six espèces, dont les larves sont parasites des Ruminants domestiques ou sauvages. Le type de ce genre est l'Hypoderme du bœuf (voy. OESTRIDES).

HYPONOMEUTA (entomologie). — Voy. YPONO- MEUTE.

HYPOTHÈQUE (droit rural). — L’hypothèque estun droit sur les immeubles affectés au payement d’une dette, qui permet au créancier de faire vendre ces immeubles à l'échéance de sa créance et de se faire payer sur le prix au rang de son inscription. On distingue : l’hypothèque légale, accordée par la loi aux femmes et aux mineurs ; l’hypothèque judiciaire, qui est la conséquence d’un jugement ; l’hypothèque conventionnelle, qui résulte d’un contrat entre les parties. Les articles 2114 à 2145 du Code civil déterminent la nature de ces diverses hypothèques, le rang qu’elles ont -entre elles, le mode à suivre pour l'inscription. En effet, une hypothèque ne produit réellement son effet qu’autant qu’elle est inscrite au bureau des hypothèques de l'arrondissement de l'immeuble sur lequel elle est prise. La loi du 23-26 mars 1855 sur la transcription en matière hypothécaire a déterminé les actes soumis à cette formalité. On ne doit pas confondre les hypothèques avec les privilèges légaux, qui en sont absolument distincts.

HYSOPE (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Labiées. On n’en cultive qu’une seule espèce qui est l’Hysope officinale (Hyssopus officinalis L.). C’est un petit sous-arbrisseau à feuilles opposées, lancéolées, étroites répandant ainsi que toutes les parties de la plante, au moindre froissement, une forte odeur assez agréable. Les fleurs réunies en épis de glomérule sont petites, d’un bleu foncé tirant quelquefois sur le violet ou le rose. Le calice tubuleux porte 5 divisions presque égales. La corolle est bilabiée et la lèvre supérieure droite et bifide ; l’inférieure est à trois lobes, dont les deux latéraux sont divergents. Androcée de quatre étamines saillantes. Ovaire à style gynobasique et à quatre loges, par formation de fausses cloisons; il donne naissance à quatre achaines. On rencontre cette plante à l’état spontané dans le midi de la France en sols calcaires pierreux ou sur les rochers et les vieux murs. On la cultive fréquemment comme plante à bordure dans les sols calcaires secs. Elle passe pour excitante et tonique. JD:

IBALIE

IBALIE (enfomologie). — Genre d'insectes Hyménoptères térébrants, famille des Cynipides. Les Ibalies sont de petits insectes ressemblant à des Cynips. On peut leur assigner comme caractères principaux : un abdomensessile, comprimé sur les côtés ; thorax cylindrique et allongé, se prolongeant en avant en forme de cou; antennes de treize articles chez la femelle, de quinze chez le mâle ; ailes à fortes nervures ; pattes robustes, premier article du tarse des postérieures atteignant plus des deux tiers de la longueur totale de la jambe. Ces insectes vivent à la façon des Ichneumons aux dépens d’autres Hyménoptères. L'espèce type du genre peut être considérée comme une forme utile en ce que sa larve est parasite de celles des Sirex qui perforent les troncs de Sapins et les boiseries des habitations ; c’est l’Ibalie en lame de couteau (Ibalia custellator Fab.), long de 7 à 8 millimètres, noir, avec l’abdomen ferrugineux, comprimé sur les côtés en sorte qu’il ressemble à une lame de couteau emmanchée dans le thorax allongé. M.M.

IBÉRIDE (horticullture). — Genre de plante de la famille des Crucifères. Les fleurs, qui sont irrégulières, comportent un calice à quatre pièces égales avec lesquelles alternent un nombre égal de pétales, dont les deux antérieurs sont sensiblement plus grands que les deux autres. L’androcée, tétradyname, n'offre aucun caractère particulier. Le fruit est une silicule arrondie, échancrée au sommet et comprimée perpendiculairement, qui se trouve réduite à son plus faible volume.

Les Ibérides (/beris L.), connus aussi sous le nom de Thlaspi, sont tantôt des herbes annuelles ou bisannuelles, tantôt au contraire de petits sousarbrisseaux. Les feuilles sont toujours simples, disposées dans un ordre alterne, et dépourvues de stipules. On cultive dans les jardins plusieurs espèces d’'Ibéride qui ont par la culture fourni de nombreuses variétés.

Iberide blanc (Iberis amara L.).— Plante annuelle que l’on rencontre à l’état spontané dans les champs cultivés à terre calcaire. Tige rameuse portant des feuilles lancéolées munies sur chaque côté de deux ou trois dents profondes. Fleurs blanches en corymbe de grappes, Silicule à échancrure étroite et à pointes courtes. Cette espèce a fourni une variété intéressante dont les fleurs agrandies sont portées par des rameaux vigoureux de 2 à 3 décimètres. Cette plante, très ornementale, est connue sous le nom de Thlaspi julienne, à cause de ses longues grappes de fleurs d’un blanc très pur, qui la font ressembler à la Julienne des dames. Sa culture est facile, car les semis peuvent être faits presque en toute saison; mais pour avoir une belle floraison, le mieux est de semer en septembre ; on obtient ainsi des plantes vigoureuses, qui repiquées donnent une belle floraison en mai ou juin.

Ibéride enombelle (I. umbellata L.).—Tige ferme, rameuse au sommet, portant des feuilles oblongues entières. Silicules arrondies, prolongées latérale-

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