IBÉRIQUE
ment par deux longues aïles. Les fleurs sont habituellement d’un violet lilas plus ou moins clair, cependant 1l en est des variétés presque rouges où blanches. Même culture que pour la précédente.
Ibéride toujours verte (I. sempervirens L.). — Plante vivace, originaire de Candie. Tiges sous-ligneuses à la base, portant des feuilles linéaires persistantes. Fleurs blanches abondantes. Multiplication par éclats ou boutures qui reprennent aisément.
Ibéride toujours fleuri (I. semperflorens L.). — Sous-arbrisseau portant des feuilles persistantes, spatulées, épaisses. Fleurs blanches en grappes corymbiformes s’épanouissant en hiver. Cette plante, originaire de Sicile, réclame, dans le centre de la France, l'abri d’une orangerie. Cultivée en pot, on peut en hâter la floraison en serre tempérée. Multiplication facile par boutures. J. D.
IBÉRIQUE (z00lechnie). — Deux races animales sont d’origine ibérique, c’est-à-dire que le berceau de ces races est admis comme situé dans le pays peuplé par les anciens Ibères. L’une de ces races est bovine, l’autre porcine.
RACE BOVINE IBÉRIQUE. — Le nom spécifique de cette race est B. T. ibericus. Son type naturel est brachycéphale. La ligne du chignon est faiblement onduleuse et peu élevée au-dessus du niveau de la nuque. Les chevilles osseuses des cornes, cylindriques à leur base, sont d’abord perpendiculaires au plan médian, puis bientôt elles se contournent en arc obliquement dirigé en avant et en haut. Leur pointe effilée se dirige ensuite un peu en arrière. Le front, fortement déprimé entre les orbites, montre des bosses frontales très accusées. Les os du nez, courts et larges, forment une voûte surbaissée. Les lacrymaux et les grands sus-maxillaires ne présentent point de dépression. Les petits sus-maxillaires sont fortement arqués, et leur partie incisive est petite. Le profil est rentrant à la racine du nez. La face, large et courte, est camuse.
Dans l’ensemble de la race, la taille ne dépasse pas 1,30 au train antérieur ; elle s’abaisse jusqu’à 1 mètre et au-dessous. La tête, relativement petite, est ornée de cornes fines et très pointues. Le cou, court et épais chez le taureau, est toujours pourvu d’un fort fanon, qui est un peu moins développé chez la femelle. La poitrine est toujours ample, les côtes étant très arquées, et le garrot épais. Le corps long est souvent fléchi aux lombes, qui sont ordinairement étroites ainsi que les hanches. La croupe est courte, un peu pointue. La queue, attachée haut, mince à sa base, est effilée et longue. Elle porte à son extrémité libre un fort bouquet de crins. Les cuisses sont peu, musclées, minces, et les extrémités des membres fines. Ces membres sont d’ailleurs courts.
Le mufle, les paupières, la pointe des cornes et les onglons sont pigmentés. La race est conséquemment brune. On y rencontre des sujets chez lesquels ces parties se montrent plus ou moins complètement dépourvues de pigment. Ces sujets-