NES
Fig. 184. — Moulinet de Woltmann.
le compteur, et l’on note l’instant où l’expérience commence. On la laisse durer cinq à dix minutes. On débraye alors, en comptant la durée exacte de l'opération. On lit le nombre de tours effectués par le moulinet. Ce nombre étant proportionnel à la vitesse du courant, on déduit facilement cette dernière, à la condition de connaître la tare de l’appareil. Pour faire cette tare, c’est-à-dire pour savoir le nombre de tours du moulinet correspondant à une vitesse déterminée, on peut procéder de deux façons : ou bien on déplace l'appareil fixé à un bateau ou à un corps flottant quelconque, avee une vitesse connue, dans une eau tranquille; ou bien on opère par comparaison, en faisant fonctionner l'instrument dans un cours d’eau dont la vitesse a été calculée par une méthode différente.
Avec le moulinet de Woltmann, on peut prendre la vitesse à la surface, et en déduire la vitesse moyenne par le calcul. On peut également mesurer la vitesse à diverses profondeurs, et adopter comme vitesse moyenne la moyenne des résultats obtenus. Cet appareil donne de bonnes indications lorsqu'il est entre les ‘mains d’un opérateur expérimenté. Son mécanisme est un peu délicat, et susceptible de dérangements qui nécessitent de fréquentes véri=. fications de tarage. Son emploi est limité à la mesure de la vitesse de cours d’eau d’une certaine importance. Lorsque la hauteur d’eau est faible, comme dans les petits canaux ou dans les rigoles d'irrigation d'ordre inférieur, il est préférable d’avoir recours à l'appareil suivant.