LINDLEY
réniformes et crénelées. C’est une plante très élégante, qui convient très bien pour faire des potées ou pour orner les rochers, sur lesquels elle se ressème d’elle-même chaque année, au point qu’il devient très difficile de s’en débarrasser.
Beaucoup d'espèces de Lineires croissent à l’état spontané, dans les prés, au bord des routes et dans les moissons. Ce sont des plantes indifférentes et toujours d’un faible volume. Les espèces les plus répandues sont les Linaria spuria, arvensis, striata, vulgaris, supina, etc. JD:
LINCOLN (zootechnie). — Variété de la race ovine Germanique, ne différant de celle du Leicestershire (voy. LEICESTER) que par la taille et le poids vif. Le comté de Lincoln est, comme on sait, situé au nord-est de l'Angleterre et borné par la mer du Nord. Son sol est humide et fertile, riche en herbages. En s’y étendant, les Leicesters améliorés s’y sont amplifiés, comme sur les comtés voisins (voy. BUCKINGHAM).
Les béliers Lincoïns ne pèsent jamais moins de 120 kilogrammes et les brebis dépassent souvent 100 kilogrammes, ainsi que les moutons. La conformation est exactement semblable à celle des Leicesters et la toison aussi, à cela près que les brins en sont plus longs et ordinairement plus grossiers. Cette toison est conséquemment plus lourde, mais elle est encore davantage impropre à la confection des étoffes autres que celles dont les seuls Anglais consentent à se vêtir, en raison du patriotisme étroit et outré qui caractérise leur nation. La viande est de qualité tout à fait inférieure, grossière et fade, quand elle n’a pas un goût de suif très pro— noncé. On ne peut donc exploiter les Lincolns que pour la forte quantité qu’ils en donnent.
Mais la variété a une qualité indéniable, en outre des forts poids qu’elle atteint. Sa susceptibilité pour l'humidité du sol et du climat est encore moindre que celle des Leicesters. Elle vit dans des. milieux qu'aucune autre variété ovine ne pourrait supporter. C’est pourquoi sans doute, en dehors. de celui où elle s’est formée, elle s’est répandue notamment dans les provinces occidentales de la Hollande, où son fort développement l’a fait préférer à la race ovine des Pays-Bas. On la trouve surtout en Zélande, où elle n’est, à vrai dire, produite: qu'en vue de l'exportation des moutons gras en Angleterre.
En ces derniers temps, l'exploitation des Lincolns s’est aussi beaucoup développée dans la République Argentine, à limitation de ce qui s’est passé en Australie. On y fait commencer la consommation des pâturages par ces gros moutons, que l’on remplace ensuite par des Mérinos. Il s’est créé de la sorte un fort débouché pour la production du Lincolnshire, qui durera tant qu'il pourra. Les colons argentins, dont l’ardeur quasi fébrile s’agite: dans des sens bien divers, à la recherche des. moyens de développer la prospérité de leur jeune République, ne pouvaient pas échapper à la propagande habile des Anglais en faveur des objets. de leur commerce extérieur. On n’est pas assez renseigné encore sur les résultats pratiques de l’entreprise pour formuler à son sujet une appréciation motivée. Les documents qui nous parviennent par les publications périodiques sont contradictoires. Il convient donc de se borner à constater purement et simplement le fait, en ajoutant. toutefois qu'il ne paraît nuire en rien à l'extension des Mérinos dans les États de la Plata, ce qui est en définitive l'important pour nous autres Fran-. Çais. AS.
LINDLEY (biographie). — John Lindley, né à Catton (Angleterre) en 1799, mort en 1865, botaniste et horticulteur anglais, fut professeur de bota-nique au collège de l'Université de Londres et secrétaire général de la Société royale d’horticulture. On lui doit un grand nombre d'ouvrages sur
LINGUATULE
l’ânatomie et la physiologie végétales, qui sont devenus classiques en Angleterre. Parmi ces ouvrages, il faut citer ici: Genera el species of Orchideous plants (1837-38), Theory of horliculture (3° éd., 1853), Pomologia Britannica (3 vol., 1841), The vegetable kingdom (1846). John Lindley a été le fondateur du célèbre Journal The gardener's chronicle. Il était membre étranger de la Société nationale d'agriculture et correspondant de l’Académie des sciences. HS,
LINGUATULE (vétérinaire). — Les Linguatules sont des parasites de l’'embranchement des Arthropodes et de la classe des Arachnides.
La Linguatule tænioïde, la seule intéressante à notre point de vue, a pour habitat principal, à l’état adulte, les cavités nasales du chien et du loup, surtout celles des chiens de boucher ou de berger. On l’a rencontrée aussi chez le cheval, le mulet, le mouton, la chèvre et l’homme. Elle provoque des éternuements fréquents, souvent accompagnés de ronflements sonores, et, chez le chien, des grattages incessants du nez avec les pattes. Il est rare qu'elle donne lieu à des épistaxis. On en débarrasse les animaux par des injections parasiticides dans les cavités nasales. P:-3.2C:
LINNÉ (biographie). — Charles Linné, né à Rashult (Suède) en 1707, mort en 1778, célèbre botaniste, a illustré la chaire de botanique qu'il occupa à Upsal, par ses recherches sur la classification des plantes; on lui doit la création du langage de la botanique, et l'introduction dans les sciences naturelles de l'esprit de méthode et de précision. Il a créé une classification des végétaux, fondée sur les rapports des organes floraux, qui n’a été détrônée que par la méthode de Jussieu, et 1l a établi, pour tous les êtres organisés, les bases de la nomenclature universellement adoptée. H. S.
LINOTTE (ornithologie). — Genre d'oiseaux de l’ordre des Passereaux, famille des Fringillidés. Ce genre renferme de petits oiseaux à bec conique,
Fig. 273. — Linottes.
court et obtus, à tarses courts, à queue très échancrée ; ils sont très voisins des Chardonnerets. On y compte plusieurs espèces, dont la Linotte commune (Cannabina linolta, Linaria cannabina) est la seule qui soit répandue en France. C’est un oiseau long en moyenne de 14 centimètres, à plumage brun fauve sur le dos, blane grisâtre sur la gorge, blanc sur le ventre; les pennes des ailes
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