LIPARIS
couverture que les œufs passent l'hiver pour éclore au printemps suivant. Il faut détruire ces pontes partout où on les rencontre, et ne pas chercher à les écraser d’un seul coup, nisur place; mais bien les recueillir par un soigneux raclage et les brüler. Il y a quelques années les chenilles du Liparis dispar ont fait les plus grands dégâts dans Vaucluse, leurs innombrables légions avaient dépouillé les flancs du mont Ventoux de toute végétation (1880); mais ces ravages ne sont pas comparables à ceux qui furent causés en 1817 dans le midi de la France et au dix-huitième siècle en certains points de la Saxe.
Le Liparis nonne (Liparis monacha) est à peu près de la taille du Liparis dispar mâle, mais les deux sexes sont semblables, les quatre ailes sont d’un blanc sale avec des points et des zigzags noirs, les inférieures d’un ton plus cendré sont traversées à leur extrémité inférieure par une bande obscure ; l'abdomen rosâtre est blanc à la base avec les incisions des segments noires; la femelle est souvent plus grande que le mâle, son abdomen est plus volumineux. On à donné le nom d’ermite (Liparis heremita) à une variété où les deux sexes sont noirs à peu près entièrement. La chenille gris cendré verdâtre a des verrues bleues et rouges et des taches plus claires, elle est hérissée de poils comme celle de l'espèce précédente.
La chrysalide bronzée avec des toufles de poils blancs est renfermée dans un cocon lâche à celaire-voie. A causé parfois des dégàts sérieux dans les forêts de Chênes, de Hôtres et de Pins; ses ravages ont surtout eu lieu en Allemagne, l’espèce n'étant pas très commune en France.
Le Liparis du saule (Liparis salicis) est entièrement blanc, sa chenille dévore les feuilles des Peupliers et des Saules.
Le Liparis cul doré ou cul brun (Liparis chrysorrhea) est beaucoup plus petit, également tout blanc; l'abdomen a son extrémité munie, dans les deux sexes, de poils d’un roux doré formant un épais bourrelet chez la femelle et destinés, comme chez tous les Liparis, à recouvrir la ponte. La chenille, très commune sur tous les arbres fruitiers en été, est brune, hérissée de poils roux, lies neuvième et dixième anneaux portent des tubercules orangés. Ces chenilles se réunissent sous des tentes soyeuses où elles passent l'hiver, puis en sortent au printemps et dépouillent de leurs feuilles les arbres fruitiers, causant parfois des dégâts considérables. L’agriculteur ne peut s’exposer que par sa négligence à ces déprédations; il est en effet facile d'enlever en hiver les bourses ou nids de chenilles que l’on distingue facilement au milieu des rameaux nus, et de les brûler. Ces bourses sont particulièrement communes dans les haies vives et sur les Aubépines. Ces chenilles causent par leurs poils les urtications les plus désagréables, ce qui
Fig. 274, — Liparis disparate :
LIQUIDAMPBAR
fait que les oiseaux n’osent les attaquer ; il faut en excepter le Coucou, qui en avale des quantités considérables, et c’est Là un auxiliaire qu'il ne faut ni dédaigner ni détruire ; de même les Mésanges qui, en hiver, attaquent les bourses pour manger les chenilles qui y sont renfermées pour hiverner. C’est surtout contre le Liparis chrysorrhée qu'ont été faites les lois et ordonnances sur l’échenillage. Il est nécessaire de couper les branches chargées de bourses et de les brûler pendant les mois les plus froids de l'hiver et ne pas attendre février et mars, époque à laquelle les chenilles commencent à sortir. En été, 11 est bon de faire la nuit, de place en place, de grands feux clairs qui attirent les papillons et où 1ls viennent se brüler.
D'autres espèces de Liparis se rapportent plus ou moins aux types précités, mais leurs ravages sont rarement assez grands pour intéresser l’agriculture ;
papillon mâle et femelle, chenille et chrysalide.
en cas de développement excessif de l'espèce, les moyens de destruction restent les mêmes. M. M.
LIQUIDAMBAR ( sylviculture ). — Arbre de moyenne grandeur, originaire de l'Asie Mineure et introduit dans les jardins de la zone tempérée de la France. Le Liquidambar (L. orientale) appartient à la famille des Saxifragacées. Les feuilles du Liquidambar d'Orient, le seul du genre qui croisse en France, sont alternes, pétiolées à 4-5 lobes dentés, dont les bords sont repliés en dedans avant l'épanouissement. Les fleurs monoïques en ecapitules sont placées à l’extrémité des rameaux. Les fleurs males sont formées d’étamines groupées entre les bractées du capitule; leur couleur est rouge vif. Les fleurs femelles se réduisent à un calice infundibuliforme comprenant un faisceau d’ovaires biloeulaires surmontés de styles bifides; leur couleur, d’abord verte, passe au rouge brun. Le fruit agrégé est formé de capsules bivalves.
Les feuilles du Liquidambar offrent beaucoup de ressemblance avee celles de l'Erable ; son port est assez élégant; il se multiplie par graines et par boutures, et supporte les froids modérés.
LIS — 0
Dans les jardins botaniques et les pares où il est cultivé, cet arbre n'a d'autre mérite que d’être exotique; mais dans son pays d’origine on en tire une gomme-résine connue sous le nom de copalm, dont l’odeur très pénétrante se rapproche de celle de l’ambre gris et du baume styrax. Le copalm entre dans la composition de plusieurs parfums; il passait pour avoir des vertus résolutives et vulnéraires, mais il n’entre plus dans la pharmacopée moderne. B. DE LA G.'
LIS (horticulture). — Les Lis sont des plantes de la famille des Liliacées, à laquelle ils ont donné leur nom (voy. LILIACÉES).
Les très nombreuses espèces de Lis qui sont répandues dans les cultures sont toutes très ornementales. Elles exigent des cultures très différentes suivant les espèces. On a souvent classé les Lis en différentes catégories, suivant que les pièces de leur périanthe étaient étalées ou roulées sur elles-
LIS
On en connait plusieurs variétés dont une à fleurs doubles et une autre à fleurs striées de rose; elles sont beaucoup moins cultivées que le Lis blanc ordinaire. Les fleurs de cette espèce sont très recherchées pour la confection des bouquets. Les horticulteurs qui les emploient à cet usage enlèvent les anthères des étamines, afin d'éviter qu’elles ne souillent les pétales en jaune.
Lis SAFRANÉ (L. croceum Chaïix). —Très belle espèce indigène portant sur les rameaux aériens dressés des feuilles lancéolées linéaires pubescentes et se terminant par une inflorescence en ecymes contractées prenant l'aspect d'une ombelle. Fleurs grandes de 8 à 10 centimètres de diamètre, à divisions ovales-lancéolées, obtuses, d’un jaune safrané ou plus ou moins rouge orangé, munies dans leurs parties inférieures de taches brunes. La floraison a lieu en juin-juillet; les fleurs sont nombreuses, mais non odorantes. Cette espèce a produit plu-
Fig. 275. — Liparis chrysorrhée : papillons mâle et femelle, chenille, chrysalide.
mêmes. Cette classification n’a pas à notre avis une bien grande valeur, car elle n’admet pas de divisions nettement définies. Aussi, devant l'absence de classification, il semble préférable d’énumérer les principales espèces en les rapprochant par la similitude de leur culture ou de leur lieu d’origine.
. Lis BLANC (Lilium candidum L.).— Hampe florale robuste pouvant atteindre de 1 mètre à 12,50 de haut, portant des feuilles nombreuses, glabres, luisantes, de plus en plus réduites, lancéolées et se terminant par une grappe de cymes unipares de dix à vingt-cinq fleurs. Celles-ci sont d’un blanc pur, à divisions demi-réfléchies formant une sorte de cloche; elle répandent une odeur très pénétrante. Ce Lis est cultivé dans tous les jardins où il s’impose par la beauté de sa floraison qui a lieu en juin et par la facilité de sa culture. Il croît en toute terre, pourvu que celle-ci ne soit pas trop humide; il redoute l'ombre. On peut laisser les bulbes plusieurs années en terre. Leur transplantation doit se faire en août et les bulbes sont, après en avoir éclaté les caïeux qui servent à la multiplication, replantés tout de suite.
sieurs variétés peu distinctes. Culture facile en tout terrain et à toute exposition. Multiplication par division des bulbes en août. |
LIS MARTAGON (L. martagon L.). — Plante indigène et vivace que l’on rencontre à l’état spontané dans les montagnes et que l’on cultive abondamment dans les jardins. Rameau aérien ponctué de noir, nu dans sa partie supérieure à cause de la réunion des feuilles en verticilles. Fleurs réunies en grappe lâche; périanthe à divisions velues en dehors, recourbées en arc et colorées en violet rosé et ponctué de carmin. On en cultive des variétés à fleurs pourpres, blanches ou doubles. Cette espèce ne vient bien qu’en terre légère sableuse ; la terre de Bruyère lui convient très bien; il importe d’enterrer les bulbes à une vingtaine de centimètres pour avoir une belle floraison.
Lis DES PYRÉNÉES (L. pyrenaicum Gouan). — Espèce indigène donnant des rameaux aériens de 50 centimètres environ, portant des feuilles nom breuses linéaires lancéolées. Fleurs réunies en cymes, à périanthe étalé, dont les pièces jaunes ponctuées de rouge sont roulées en dehors; elles
LIS
répandent une agréable odeur. La culture de cette espèce est la même que celle du Lis martagon.
La flore du Japon nous a fourni des nombreuses et très remarquables espèces de Lis. Elles ont pris une large place dans nos cultures horticoles. Parmi les principales espèces de cette origine, il convient de citer les suivantes :
LIS À BANDES DORÉES (L. auratum Lindl.). — Les bulbes de cette espèce, qui peuvent atteindre la grosseur d’une forte pomme,produisent un rameau aérien, robuste, dépourvu de feuilles radicales; les caulinaires sont pétiolées, luisantes, linéaires, lancéolées. L’inflorescence se compose de deux à six ou sept fleurs ; celles-ci sont très grandes et ne présentent souvent pas moins de 25 centimètres de diamètre ; les divisions sont blanches, marquées de taches purpurines et traversées dans leur longueur d’une bande médiane jaune qui donne au périanthe un aspect étoilé. Ces fleurs, qui répandent une odeur très agréable, s’épanouissent de juin à août suivant le mode de culture qui a été suivi.
On cultive généralement le Lis doré en pot et on l’abrite pendant la première période de sa végétation, ce qui hâte sa floraison. On peut également le planter en pleine terre à bonne exposition et avec couverture de feuilles pendant l'hiver. Dans tous les cas, un sol léger et sableux est celui qui lui convient le mieux; en pot, on emploie généralement la terre de Bruyère. Le commerce horticole parisien fait une très grande consommation de cette belle espèce qui sert à la garniture des jardinières. On lui reproche d’avoir des rameaux dégarnis de feuilles; cet inconvénient disparait quand on le combine dans l’ornementation avec quelques plantes à feuillage.
LIS A FEUILLES LANCÉOLÉES (L. speciosum Thumb.). — Cette belle espèce a fourni par la culture de nombreuses variétés très distinctes. Les rameaux aériens sont robustes, hauts d’environ
80 centimètres, et portent des feuilles alternes, éta-
lées, luisantes, ovales, oblongues. Les fleurs réunies au nombre de deux à douze sont larges, à périanthe dont les pièces ondulées sur les bords sont réfléchies en dehors; elles sont blanches, rosées ou plus ou moins carminées, ponctuées de taches carmin foncé, très odorantes; elles s’épanouissent de juillet à septembre. Cette espèce, ainsi que toutes ses variétés, est des plus remarquables et convient très bien à la culture en pot; elle est très recherchée pour l’ornementation des appartements.
Lis TIGRÉ (L. tigrinum Gawl.). — Rameau aérien robuste, d’un brun rougeûtre, abondamment pourvu de feuilles à l’aisselle desquelles naissent des bulbilles. Les fleurs sont très nombreuses ; quand les bulbes sont vigoureux, on peut en compter jusqu’à une trentaine; elles sont disposées en grappe de cymes nettement indiquées. C’est une belle espèce trop peu cultivée. Elle est peu exigeante et peut demeurer dans le sol trois ou quatre ans sans qu’il soit besoin de la transplanter.
Lis A LONGUES FLEURS (L. longiflorum Thumb.).— Rameau de 0",40 environ, portant des feuilles lancéolées aiguës et se terminant par deux ou trois fleurs blanches, très odorantes, dont le périanthe forme une sorte de longue cloche évasée au sommet. C’est une espèce délicate qui ne se développe bien qu’en terre de Bruyère.
LIS GIGANTESQUE (L. giganteum Wall.). — Cette espèce, originaire du Népaul, est la plus grande du
enre. Sesrameaux peuvent mesurer jusqu’à 3 mètres de haut. Ils portent des feuilles amples longuement pétiolées, ovales, aiguës et cordiformes à la base. Les fleurs sont nombreuses et mesurent environ 15 centimètres de long; elles ont la forme d’une cloche, d’un blanc verdâtre extérieurement et lavé de violet à l’intérieur. Cette espèce supporte difficilement le climat de Paris, aussi est-il utile de l'abriter pendant l'hiver. Dans le midi de la France,
LITCHI
tout abri devient inutile. Il convient de la planter dans une terre franche mélangée de terreau de feuilles. Ce sol doit être maintenu constamment humide si l’on veut obtenir une bonne végétation en été et une conservation satisfaisante des bulbes en hiver. D:
LIS (noms vulgaires). — On donné souvent, dans le langage usuel, le nom de Lis à un certain nombre de plantes qui n’appartiennent pas au genre Lilium. Le Lis asphodele ou Lis jaune est l'Hémérocalle jaune; le Lis d’étang est le Nénuphar blanc; le Lis de Guernesey est LAmaryllis de Guernesey; le Lis des Incas est l’Alstræmeria peregrina ; le Lis Narcisse est l'Amaryllis jaune ; le Lis de Saint-Bruno est la Phalangère faux-Lis ; le Lis de Saint-Jacques est VAmaryllis à fleurs en croix; le Lis des vallées ou Lis de mai est le Mu-
uet.
LISERON (botanique). — Voy. CONVOLVULACÉES.
LISETTE (entomologie). — Un des noms vulgaires servant à désigner, suivant les régions, tantôt les Attelabes, tantôt les Eumolpes (voy. ces mots et RHYNCHITE).
LISIER. — Nom par lequel on désigne, dans quelques pays, notamment en Suisse, le mélange du purin avec les urines des animaux (voy. PURIN).
LISIÈRE (z0otechnie). — C'est le nom donné par Guenon à l’une des figures qu'affecte l’écusson des vaches (voy. Ecusson). L’écusson de lisière ne diffère de celui de flandrine (voy. ce mot) que par sa largeur. Au lieu que la bande montant jusqu'à la vulve occupe toute la surface comprise entre les cuisses et les fesses, elle est réduite à une sorte de ruban étroit ne mesurant pas plus de 3 à 4 centimètres. Tantôt elle occupe la partie médiane de la région improprement appelée périnéale, tantôt elle en occupe l’un ou l’autre côté. Dans le premier cas, l’écusson est dit simplement lisière ; dans les deux derniers, il est dit ou lisiére à droite ou lisière à gauche.
Comme signification pour l'aptitude à la lactation, c’est un diminutif de l’écusson de flandrine. On le comprendra sans peine en songeant à ce qui est expliqué à l'égard du motif d’où se tire cette signification. A. S.
LISTE (zootechnie). — On appelle liste une particularité de la robe des chevaux, servant à établir leur signalement. Elle consiste en une bande étroite de poils blancs partant du centre du front et se prolongeant plus ou moins sur la partie médiane du chanfrein, vers les naseaux. Lorsqu'elle s’arrête en un point quelconque situé au-dessus du niveau des naseaux, la coutume est de la signaler simplement en ces termes : liste en tête. Quand elle s’avance Jusqu’au-dessus de la lèvre supérieure, on dit : liste prolongée entre les deux naseaux. En ce dernier cas, elle s'accompagne ordinairement de taches de ladre (voy. ce mot) sur la lèvre. Etendue plus ou moins dans le sens transversal, sur les côtés du chanfrein, elle devient ce qu’on nomme belle face.
Ce sont là d'anciennes expressions de l'argot hippique, purement conventionnel, mais qu'il n’y a aucun intérêt à changer. La liste en tête, prolongée ou non, se rencontre seulement avec les robes baies ou alezanes des nuances les plus claires, plutôt avec les dernières qu'avec les premières. Ce n’est pas une particularité recherchée, car elle a l'inconvénient de nuire à l’élégance des formes de la tête en troublant l’optique de ses lignes. Celles-ci paraissent ainsi moins nettement arrêtées. Mais il est à peine besoin d’ajouter que cet inconvénient est purement esthétique, et que, par conséquent, il n'y à licu de le prendre en considération qu’à l'égard des chevaux de luxe. A. S.
LITCHI (arboricullure). — Nom donné à des fruits originaires de Chine, dont la graine est enveloppée d’un arille comestible, acidulé et rafraichissant. Ces fruits proviennent de plusieurs arbres
LITIÈRE
de la famille des Sapindacées. Dans l'Euphoria longana, l’arille est jaunâtre, charnu et sucré ; c’est le Litchi longane, ou simplement le Longane. Dans le Mephelium litchi, l’arille est rouge et
sucré; c’est le litchi proprement dit; on en prépare des confitures et des boissons rafraichissantes (voy. NEPHELIUM). :
LITIÈRE. — Les litières sont examinées plus loin dans léur rôle zootechnique ; nous devons les étudier dans leur rôle agricole, c’est-à-dire comme éléments constituants du fumier de ferme. Dans cet ordre d'idées, les litières viennent s'ajouter aux excréments des animaux, Ce qui nous amène-à en envisager la composition chimique; elles retiennent plus ou moins les liquides émis par le bétail, ce qui nous conduit à comparer leurs propriétés absorbantes ; enfin, elles procurent un engrais plus ou moins homogène, conséquence de leur état physique.
Parmi les nombreuses matières employées comme litières, les paillés des céréales sont certainement celles auxquelles on a recours de la manière la plus générale. Leur composition chimique ne légitime pas la préférence qui leur est accordée, car il s’en faut de beaucoup qu’elles soient les substances les plus riches dont on dispose ; mais on s'explique le choix du cultivateur en constatant que nos pailles donnent, grâce à leur nature tubulaire, des litières absorbantes, qu’elles se mélangent très bien aux excréments solides et fournissent, après fermentation, un fumier bien homogène.
Nous verrons cependant que ces considérations ne doivent pas faire rejeter différents résidus que l’on rencontre sur une ferme, et qu'il importe, au contraire au plus haut degré d'ajouter aux pailles, que l’on peut ainsi utiliser toutes les matières susceptibles de séjourner sous les animaux et d’augmenter la masse de l’engrais de ferme.
Pailles des céréales. — De toutes les pailles, celle de Froment est la plus recherchée, elle est un peu moins riche en azote que celle d’Avoine ; mais elle est plus élastique, s'écrase moins sous les animaux, se réduit moins dans le fumier. La paille de Seigle est, le plus souvent, utilisée autrement que comme litière ; à ce dernier point de vue, d’ailleurs, elle est inférieure à celle du Froment. Plus fine que la paille de Froment, la paille d’Avoine est moins résistante: elle est communément réservée en partie pour la nourriture des bêtes bovines et ovines, et ce sont les résidus qui servent de litière. La paille d’Orge, à cause des barbes qu’elle renferme toujours, n’est guère donnée en litière qu'aux bêtes bovines et porcines ; elle se mélange très bien aux excréments et produit un bon fumier. D'après Boussingault, ces pailles renferment, pour 100 parties, à l’état naturel :