‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 107 sur 212 · FROMENT SEIGLE AVOINE ORGE · texte numérisé non relu

FROMENT SEIGLE AVOINE ORGE

HAUSSE MERCI = 26,00 18,70 23,10 16,70 TOC ee SES 0,24 0,17 0,23 0,23 Acide phosphorique. : 0,23 0,15 0,21 0,20

LITIÈRE Différents résidus de récoites à employer comme litière. — Les tiges des diverses récoltes autres

que les céréales constituent des résidus souvent encombrants, dont quelques-uns peuvent être consommés par les animaux, mais que trop fréquemment on laisse perdre. C’est le cas, par exemple, des tiges de Colza, que beaucoup de cultivateurs brûlent après battage sur le champ qui a porté la récolte. Cette manière de procéder détruit la ma— tière organique, et les matières minérales seules sont ainsi restituées à la terre.

Il serait préférable de conserver les 0,75 pour 100 d'azote que renferment ces pailles en-les faisant servir à la confection des litières ; ce sont, il est vrai, des matières grossières, à demi lignifiées, d'une décomposition lente, se mélangeant difficilement aux excréments des animaux ; mais il n’est pas moins vrai que, si l’on prend ja précaution de les couper, ou même simplement de ne les faire entrer dans les litières que pour une petite proportion, d’en former sur le sol des étables un lit qu'on recouvre de pailles de céréales, ou même de les réserver aux moutons, qui les broient par leur piétinement, elles peuvent jouer un rôle utile. M. Girardin à beaucoup préconisé ce genre d’emploi des fanes de Colza auprès des fermiers normands, chez lesquels la plante oléagineuse était cultivée sur de grandes surfaces.

M. Decrombecque père, à Lens, convaincu de l'importance qu’il y a à utiliser tous les débris de la manière la plus complète, mettait en litière ses fanes de Colza, et trouvait même avantageux d'acheter celles de ses voisins au prix de 6 francs les 100 bottes de 5 kilogrammes chacune.

Le tableau suivant yermet de se rendre compte de la valeur des résidus que nous avons en vue; il montre combien leur richesse est généralement supérieure à celle des pailles de céréales :

SUBSTANCES ACIDE SALINES PHOSPHORIQUE BACHE Fanes de/Co1za 2" 3,813 0,30 0,75 Paille de Vesce, .- >... o,101 0,28 4,05 2=<-rde Sarrasin::7..,14#3,208 0,28 0,48 — de Fèves....... 3,121 0,22 2,03 — de Lentilles... -8,899 0,48 4,01 U—— ide Pois 2.4.7: 4,971 0,40 1:19 — OR HATICOIS 2e » » 1,00 Fanes de Pommes de LOTL Sur uma 11e » 0,55 Fanes de Topinam- DOUTS er A UE 2,16 » 0,37 Fanes d’'Œillette...... » » 0,95

Les tiges des Vesces, des Lentilles et des Pois, qui restent après battage des graines mûres, sont un fourrage grossier, mais que les Bovidés et les Ovidés mangent bien; ce n’est donc que d’une manière tout exceptionnelle qu’elles seront mises en litière. Il n’en est plus de même pour les tiges des Haricots et des Fèves, dont la seule destination est la transformation directe en fumier; pour les Fèves, le hachage préalable est une bonne opération. Les tiges de toutes ces Légumineuses sont très riches en azote.

Le Sarrasin donne une paille dépourvue d’élasticité, se décomposant rapidement.

Les fanes de Pomme de terre sont peu estimées des cultivateurs qui, pour s’en débarrasser, les réunissent en tas et les font brûler. Il est bien préférable de les rentrer à la ferme et de les faire séjourner sous les animaux en les associant à d’autres matières. Leur décomposition ne se fait que lentement.

Les Topinambours fournissent, au moment de leur arrachage, des fanes que l’on peut faire passer dans les bergeries. Les bètes à laine mangent les feuilles, et il reste ensuite les fortes tiges, qu'il est bon de hacher avant de les mettre sur l'aire

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des étables. Il en est de même de l'ŒÆillette, qui ne donne qu'une litière peu estimée.

Substances diverses pouvant servir de litière. — Lorsque les pailles sont rares, on a recours, pour composer les litières, à des matières très diverses, dont le tableau suivant donne à la fois l’'énumération et la composition :

el re] A = DÉSIGNATION 2 mE2 22 a Q à % AO 2 EE DES AS x Sue Se So! AUTEURS MATIÈRES 2 SDS 2 »P 2 <2 = A Feuilles de Hètre.. 5,74 0,24 0,30 0,80 Wolff. — deChêne. 4,17 0,34 0,15 0,80 — Aiguilles de Pin sylvestrer. … .:..+ 4,4$%%0,19% 0,02»: 0,50 Aiguilles de Sapin, 4,89 0,40 0,07 0,50 —— Feuilles dePeuplier 9,30 » » 05 PE ne —*‘ de Poirier. » » » 1,36 — — d'Acacia.. » » » 0,72 = Sciure de Chène sécher araaee » 0,0% » 0,54 — Sciure de Sapin sECHeR Er Eee » 0,032» 0,16 — Braves. wc .0,18,0,487 4,0 Wolf.

Genêt à balais .. 1,89 0,16 0,69 » 2 Fougérei::-..:.2 HSE 05 1202;5200e) Le Roseaux.. 7... 193,990 0,05 m0,3320) JONCS RENNES 4,56 0,29 1,67 » — Tannée..… RAR iRE Re PR NP

Les feuilles des arbres peuvent être ramassées en grande quantité dans les fossés qui bordent les routes et où le vent les a accumulées, dans les bois et les forêts, Sans examiner la question de l’'appauvrissement du sol forestier, qui est la conséquence de ce prélèvement, nous nous contenterons de faire remarquer que les feuilles sont en général plus riches que les pailles et qu'il y à intérêt pour le cultivateur à les utiliser. Toutes, il est vrai, n’ont pas les mêmes propriétés: celles du Chêne sont d’une décomposition difficile, il en est de mème de celles du Noyer. L’Acacia, au contraire, les Erables planes donnent des feuilles qui se réduisent promptement dans le fumier.

La sciure de bois, qui s’accumule aux environs des scieries qu’elle encombre, peut également suppléer aux pailles. Les bois durs, le Chêne, le Hûtre donnent une sciure fine, astringente, qui a besoin de fermenter avec les excréments, à cause de sa résistance à la décomposition ; elle convient aux sols argileux, compacts, qu’elle divise et ameublit. Les sciures de bois tendres (Bouleaux, Peupliers, Saules) sont plus grossières, elles sont beaucoup plus agréables à employer comme litières et résistent moins aux agents de destruction. Les unes et les autres se mélangent très bien aux excréments solides, assurent la propreté des animaux; mais elles donnent un fumiér court, sans cohésion, peu estimé des cultivateurs. Elles constituent néanmoins une source de principes fertilisants qu’on aurait tort de délaisser.

Les Bruyeres sont riches en potasse et en azote; mais il est indispensable, si l’on veut qu’elles fournissent une bonne litière, de les couper lorsqu'elles sont encore jeunes. Si l'on attend, pour les récolter, qu’elles aient atteint un grand développement, leurs tiges sont devenues ligneuses, et elles ne donnent alors qu’une litière grossière et qu'un fumier hétérogène d’une décomposition très pénible.

Les Genêts, plus riches encore en potasse que les Bruyères, atteignent des dimensions plus considérables ; ce sont de véritables arbrisseaux. On ne peut réellement employer comme litière que les sommités fleuries qu'il est bon de couper en vert et de laisser faner. Conservés à cet état, les

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