‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 50 sur 212 · LAQUE · texte numérisé non relu

LAQUE

milieu du jour et le soir, ce dernier étant le plus copieux. Aux femelles pleines, on donne une alimentation forte : l'herbe fraiche et l’Avoine sont excellentes pour elles ; après la mise bas, on choisit les aliments qui paraissent pousser à la lactation, notamment le Trèfle, la Luzerne, le Laitron, le Pissenlit, les feuilles d'Orme.

La mise bas a lieu trente jours après la fécondation. On doit veiller à ce que la mère ait de l'eau à discrétion, et lui donner d'avance une litière fraiche pour faire son nid. On sèvre les lapereaux à six semaines, et on les place dans des cases spéciales, en séparant les mâles des femelles. Leur première nourriture doit consister en herbes fines et en pain mouillé avec du lait; on y mélange avec avantage du son et des grains d'Orge ou d’Avoine, à raison d’une pmcée par tête; les rognures de Pommes de terre sont aussi une excellente nourriture pour eux. On les amène ainsi progressivement à la nourriture ordinaire. Les lapereaux bien soignés sont bons à vendre à cinq ou six mois; on conserve pour la reproduction ceux qui sont le mieux conformés et qui possèdent le mieux les caractères de leur race. Au même âge, on peut commencer l'engraissement, suivant les procédés indiqués ailleurs (voy. ENGRAISSEMENT) ; il est bon de castrer les lapereaux mâles destinés à être engraissés,; on pratique cette opération à l’âge de trois mois. Ajoutons qu'on ne doit faire couvrir la femelle qu’un mois après la naissance de la portée précédente ; autrement, on s'expose à voir la lactation s'arrêter avant que les petits de la précédente portée puissent être sevrés dans de bonnes conditions. Dans un clapier bien organisé, un mâle suffit pour huit femelles. La vie du Lapin dure de huit à neuf ans ; mais à partir de cinq ans, la fécondité des femelles diminue, de même que les facultés génésiques du mâle; c’est done au plus tard à cet âge qu'il faut les réformer.

Pour que l'élevage des lapereaux réussisse, il faut éviter le bruit autour du clapier; les mères s’effarouchent facilement, et il peut en résulter des accidents graves. C’est à l’oubli de ces précautions qu'on doit attribuer souvent la mort des petits. M. Lemoine recommande de ne demander que quatre portées au plus par an à chaque femelle ; si on les fait rapporter davantage, les mères s’épuisent et ne donnent que des sujets chétifs.

Les Lapins sont sujets à un certain nombre de maladies. Parfois on voit des portées entières périr sans cause apparente : cette mortalité est presque toujours la conséquence du défaut de soins, de la malpropreté des cases, de la mauvaise qualité de la nourriture. L'hygiène est nécessaire au plus haut point pour les animaux tenus en captivité. La diarrhée est la maladie la plus fréquente dans les clapiers ; elle peut avoir ses causes dans l'humidité des cases ou dans de brusques écarts de température ; dès qu'elle se déclare, 1l faut changer les animaux de loge etleur donner des aliments réconfortants. La propreté est la meilleure sauvegarde contre la gale, qui peut atteindre les Lapins dans les clapiers mal tenus.

Le plus souvent, l'élevage des Lapins pour la vente est pratiqué surtout par les petits cultivateurs, qui utilisent ainsi les herbes de leurs jardins et les débris de légumes ; les animaux produits de cette manière forment la grande masse de l'approvisionnement des marchés. Pourvu que l'ordre y préside, on y trouve une somme considérable de produits ; car en ne supposant que quatre portées de six lapereaux venus à bien, on obtient d’une femelle un produit brut qui n’est pas inférieur à 25 francs par an au moins, et qui peut être double de ce chiffre.

LAQUE (sylviculture). — Nom sous lequel on désigne les vernis dont les Chinois et les Japonais font usage pour recouvrir les meubles, les objets

Page 1