‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 76 sur 212 · LÉON · texte numérisé non relu

LÉON

un système rationnel où les générations se succèdent semblables à elles-mêmes, semblables à leurs ascendants et donnant une descendance semblable à elles-mêmes aussi, toujours en concordance avec les besoins et les nécessités économiques du moment, c'est-à-dire avec les aspirations et les exigences de la consommation ?

« On fait grand état de quelques 80 à 87 chevaux qui sont venus à Brest, en mai dernier, pour se partager quatorze ou quinze mille francs. Ce n’est pas beaucoup, 87, pour une si forte somme, et encore faut-il compter les chevaux de retour, qui revenaient chaque Jour, comme les pioupious des cirques, en faisant un tour derrière les coulisses ; non, ce n’est pas beaucoup, car si les Brestois avaient voulu m'écouter à l’origine de leur concours, ce n’est pas 87 chevaux qu'ils auraient eus, mais bien 700 à 800. Mais enfin, qui pourrait bien affirmer que ces 87 animaux d'élite (sous toutes réserves l'élite) représentent plus de 25 pour 100 du nombre total de ceux qui, provenant des mêmes sources qu'eux, sont, pour des causes diverses et multiples, restés en chemin, et ne pourront être vendus que comme de simples rosses impropres à tout service? »

Cette peinture de la population chevaline actuelle du Léon n’est évidemment pas flatteuse, mais il faut bien reconnaitre, cependant, qu’elle est exacte. Nous avons visité au printemps de 1885, en pleine saison de monte, les stations d’étalons de Saint- Pol-de-Léon et de Lesneven, ainsi que leurs circonscriptions, pour en étudier les Juments et les produits. A la première station, celle de Saint-Pol, il y avait douze étalons, dont un qualifié pur sang anglais, deux Norfolk, deux qualifiés Percherons, dont un, Frontin, se trouvait être, sans qu’on s'en doutàt, du pur type Irlandais, enfin sept Anglonormands dits demi-sang. À Lesneven, sur dix étalons, il y avait aussi un pur sang, trois Norfolk, un Norfolk-breton, un Percheron, deux Anglo-normands, un sans qualification, et, enfin, un seul qualifié de Breton. Est-il possible, avec un tel mélange de reproducteurs, d'obtenir une population chevaline homogène? On aurait voulu, de propos délibéré, faire disparaitre l’ancienne variété du Léon, pour la remplacer par cette macédoine de faible valeur dont parle plus haut M. Tanguy, qu'on ne s’y serait pas pris autrement.

Certains hippologues de l’école empirique ont beaucoup préconisé, en ces derniers temps, l’étalon trotteur de Norfolk pour l'améliorer. Le système pourrait être discuté, en se plaçant au point de vue de la puissance héréditaire des métis, mais enfin ce serait un système. Il est visible que dans le pays de Léon, si bien partagé pourtant sous le rapport des ressources naturelles pour la production chevaline, l'Administration des haras n’en suit aucun, si ce n’est celui qui consisterait à cultiver la variation désordonnée, dont les effets sautent aux yeux de tout observateur impartial et compétent. Variation des caractères typiques, mais non pas hélas! de ceux dont dépend la valeur pratique, car l’insuffisance de solidité des organes du mécanisme moteur, des articulations inférieures des membres, notamment, présente une désolante uniformité.

Dans ces conditions, les représentants purs de l'ancienne variété sont très rares à trouver, parmi tant de métis d'origines si diverses. Plût au ciel qu'il y en eût beaucoup cependant comme l'étalon Frontin, que le personnel de la station de Saint- Pol tenait avec une forte conviction pour un Percheron, parce qu'il était en vérité un trotteur hors ligne et qu'il avait été vendu à l'Administration par la Compagnie des Omnibus de Paris. C’est par des considérations de ce genre que les officiers des haras distinguent les races, apparemment. Nous n'avons pas à décrire ici de nouveau cette ancienne variété (VOy. BRETONNES).

LÉPIDOPTÈRES

I1 serait bien à désirer que les éleveurs du Léon se décidassent, enfin, à écouter ceux qui leur montrent depuis si longtemps le préjudice causé à leur industrie par l'intervention de l'Administration des haras, et à réagir, comme l'ont fait les percherons, contre les pratiques de cette administration. En se coalisant pour repousser les étalons disparates qu’elle leur offre avec l’appât du bon marché des saillies, et pour les remplacer par des étalons privés de la pure race du pays, ils verraient bientôt régner la prospérité dans leur industrie, si fortement atteinte par la production de tant de non-valeurs. C’est ce qui arriverait infailliblement par cela seul que l’uniformité du type serait rétablie, en même temps que l’exacte adaptation de ce type aux conditions de milieu. On comprend difficilement que des notions si simples, soutenues par des hommes du pays en qui les Bretons devraient avoir pleine confiance, n’aient pas réussi à prévaloir contre une doctrine compliquée et obscure de prétendue amélioration, dont les déplorables effets sont si évidents. Malheureusement ces effets ne sont pas préjudiciables aux seuls Bretons du Léon. Ils privent le pays tout entier d’un de ses principaux éléments de force et de richesse. LS,

LÉONOTIS (horliculture). — Genre de plantes de la famille des Labiées. On cultive, dans les serres tempérées, le Léonotis du Cap, arbrisseau à feuilles persistantes, longues et aiguës, à grandes fleurs rouge orangé, disposées cn épi formé de verticilles rapprochés. On multiplie cette plante par boutures.

LÉONURE (botanique). — Voy. AGRIPAUME.

LÉPIDOPTÈRES (entomologie). — Ordre d'insectes vulgairement nommés papillons, à quatre ailes membraneuses revêtues d’écailles, à pièces de la bouche transformées pour la succion, à métamorphoses complètes. Tous les Lépidoptères, sauf de fort rares exceptions, ont les ailes très largement développées, et mènent une vie tout aérienne. Essentiellement phytophages à tous leurs états, ils se nourrissent, à l’état de larves,de plantes ou de toutes autres substances végétales. Les insectes parfaits sucent le nectar des fleurs, les liquides, miellats, sèves, découlant des arbres, parfois même absorbent les excrétions liquides des animaux, ainsi les Mars, les Nymphales, qui se posent souvent sur les bouses des -bestiaux ou près des flaques d'urine. Par exception les chenilles de certaines Teignes se nourrissent de matières animales, crins, plumes, laine, graisse, etc.

La tête des Lépidoptères, généralement grande et transversale, est attachée au corps par un petit cou qui lui permet une certaine mobilité; généralement recouverte de poils épais, elle porte sur ses côtés de gros yeux composés et saillants, et sur le front sont souvent deux ocelles. Les antennes, généralement allongées, composées de nombreux articles, sont de formes très diverses. Chez la majorité des papillons de jour elles sont minces, longues, terminées par une massue renflée commençant plus ou moins près de l'extrémité, souvent terminée par un crochet; chez nombre de Sphinx, elles sont prismatiques et plus ou moins dentelées ; filiformes chez la majorité des formes nocturnes, elles sont souvent plumeuses, barbelées, très pectinées, ainsi qu'on le voit chez les Bombyx, surtout chez les males, etc. |

La disposition de la bouche ne rappelle nullement celle de tous les insectes broyeurs; tandis que la lèvre supérieure et les mandibules ne sont plus représentées que par de petites écailles, les mâchoires démesurément allongées se sont transformées en deux longues gouttières finement striées transversalement et formant, par leur juxtaposition, une trompe capable d'’aspirer les liquides, et pouvant, grâce à un appareil musculaire spécial, se rouler en spirale sous la tête pour se protracter en avant

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suivant les besoins. Cette trompe ou spiritrompe, très allongée chez les diurnes, se raccoureit chez beaucoup de nocturnes et s'atrophie parfois complètement, ainsi chez tant de Bomhyx qui ne prennent aucune nourriture à l’état adulte. D'une longueur démesurée chez certains Sphinx, elle égale chez les Macroglosses plusieurs fois la longueur du corps. Une modification très intéressante de la trompe se remarque chez les Ophidères, grandes Noctuelles des pays chauds ; raccourcie et très robuste, elle prend la forme d'une tarière barbelée et dentelée propre à percer les tissus végétaux, à déchirer leurs cellules pour en aspirer les sucs; c'est ainsi que les Ophidères peuvent attaquer les oranges et en sucer le jus, et c’est bien là le seul cas, officiellement reconnu, d’un papillon commetlant des dégâts à l’état adulte ; on peut aussi considérer comme nuisible le gros Sphinx tête de mort (Acherontia Atropos) qui pénètre dans Îles ruches pour lamper le miel.

Les palpes maxillaires sont généralement rudimentaires, parfois ils sont assez développés et formés de deux articles. La lèvre inférieure est munie de ses palpes labiaux, le plus souvent très développés, remontant vers le haut de la face et très poilus ; ce sont eux qui forment, chez les papillons de jour, ces deux espèces de petites cornes remontant devant chaque œil et formant en avant une sorte de museau bifurqué ; ces derniers palpes sont formés de trois articles.

Le thorax ou corselet est robuste, généralement arrondi ou allongé, et renferme les muscles puissants destinés à faire agir les ailes. Les trois parties qui le composent se laissent peu deviner sous l’épais revêtement de poils qui les couvre. Le prothorax ou collier, fort petit, est peu visible en dessus ; en dessous il est plus large et donne attache à la première paire de pattes. Le second anneau ou mésothorax est joint au collier par son bord antérieur et se soude avec le métathorax, ou troisième segment thoracique, par une suture plus ou moins marquée. Chacun de ces deux derniers segments porte une paire d’ailes et une paire de pattes. Si l’on veut examiner de près les diverses parties constitutives du thorax d’un papillon, il faut le brosser et le débarrasser des écailles et des poils qui le recouvrent.

Deux pièces symétriques dont l'importance doit être grande, mais dont les fonctions sont mal connues, sont les ptérygodes, qui recouvrent la base de la première paire d'ailes. Chez les Sphinx, ces appendices sont presque de la longueur du thorax et le recouvrent en partie. Ces ptérygodes, souvent nommés épaulettes, sont mobiles; leurs fonctions, dans le mécanisme du vol, sont encore inconnues. Le métathorax ou troisième partie du corselet est terminé par une pièce triangulaire, l’'écusson.

Les ailes sont toujours au nombre de quatre et presque toujours bien développées, sauf dans les cas assez rares où les femelles ne possèdent que des moignons d'ailes (Orgya, Nyssia, Heterogynnis, Trichosoma) ou sont complètement aptères (Psyche). Les ailes supérieures, antérieures, ou de la première paire, sont beaucoup plus développées que celles de la seconde paire, ailes inférieures ou postérieures. Chacune de ces ailes est composée d'une lame membraneuse renforcée par des côtes plus épaisses qui la soutiennent de distance en distance, ce sont les nervures. Cette lame se compose de deux membranes transparentes unies par leurs bords d’une façon intime et appliquées l’une contre l’autre sur toute leur surface parcourue par ces lignes saillantes empruntant leur solidité à la chitine dont elles sont formées. Les nervures sont des canaux interposés entre les deux membranes et elles sont toujours disposées d'une façon régulière suivant les familles et les genres, aussi donnentelles des caractères importants pour la classifica-

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tion. Dans leur intérieur se trouvent des trachées, prolongements des troncs respiratoires du thorax.

Les ailes sont plus ou moins dentelées ou découpées sur leurs contours extérieurs ; lorsque ces bords ne sont pas accidentés, elles sont dites entières ; souvent les inférieures s’allongent en queues plus ou moins nombreuses et enroulées sur ellesmêmés. Dans les petits papillons des genres Ornéode et Plérophore, les découpures s’exagèrent, et les ailes ne sont plus composées que de lanières plumeuses donnant assez bien, par leur aspect, l’impression d’un éventail déchiré.

La membrane des ailes est entièrement recouverte, sauf parfois par endroits, d’écailles petites et imbriquées, qui leur donnent cet aspect velouté, et qui forment cette poussière restant après les doigts lorsqu'on a saisi un papillon par les ailes. Ces écailles, très petites, ont généralement la forme d’une pelle dont le manche est représenté par un petit onglet corné s’implantant dans un tuyau situé sur la membrane de l'aile. Rangées sur cette mem brane suivant un ordre régulier, les écailles se recouvrent à la façon des tuiles d’un toit.

Dans le vol, les deux paires d’ailes doivent agir solidairement, tant parce que les insectes Lépidoptères ne possèdent qu’un seul système de muscles pour faire agir les quatre ailes, que parce que cette solidarité est assurée chez beaucoup de formes par un appareil spécial nommé frein. C’est un cerin parfois multifide, le plus souvent simple, attaché au haut de l’aile inférieure et rentrant dans un petit anneau situé au bord inférieur de l’aile supérieure. Chez d’autres papillons, les ailes supérieures portent à la partie interne de leur bord inférieur un rebord dans lequel vient s’emboiter le bord supérieur des ailes de la seconde paire.

Les pattes sont construites sur le plan de celles de tous les insectes; mais étant donné le peu d'usage qu’en font relativement les papillons, elles sont généralement grêles et peu robustes. Le nom de tétrapodes (à quatre pieds) a été donné à certains papillons de jour qui paraissent, en effet, ne posséder que deux paires de pattes. Cet aspect provient de la position des pattes antérieures qui se sont atrophiées et repliées en avant, sous la tête. Elles présentent alors souvent des tarses rudimentaires et sont dépourvues de crochets. On donne à ces pattes, ainsi modifiées, le nom de pattes en palatine, tant à cause de leur position qu’à cause de la fourrure serrée qui les recouvre.

L’abdomen ou ventre est le plus souvent la partie la plus volumineuse du corps; toujours arrondi, ovoide ou allongé, il est cylindro-conique, comme chez les Sphinx, en massue ou en poire, mince ou renflé, etc. Toujours sessile, 1l s'attache au corselet par toute la largeur du diamètre de sa base. Il est formé de dix anneaux dont sept seulement sont appréciables, les autres étant rentrés à l'intérieur et ayant servi à former les organes copulateurs ou destinés à la ponte. Sur les côtés de l'abdomen s'ouvrent les stigmates, organes externes de la respiration. Le dernier anneau présente un enfoncement longitudinal où débouchent l’anus et les organes de la génération. Chez la femelle, l’oviducte se modifie souvent en une tarière qui sert à déposer les œufs dans les fentes des écorces, les trous, ou même à l'intérieur des tissus végétaux.

Le dimorphisme sexuel est souvent grand chez les Lépidoptères. Les mâles sont fréquemment plus sveltes, plus petits, de couleur plus brillante ; toujours ils sont ailés, tandis que chez certaines formes, mentionnées plus haut, les femelles plus ou moins aptères mènent une existence terrestre. Dans les Bombyciens, les mâles se distinguent par les riches panaches de leurs antennes; chez certains Lépidoptères, les mâles et les femelles sont de couleur différente : ainsi le Bombyx du Chêne, le Satyre Phryne, l'Écaille mendiante, ete.

LÉPISME

Les métamorphoses des Lépidoptères sont complètes. De l'œuf sort une larve ou chenille, qui après un certain laps de temps et après avoir subi un certain nombre de mues, se change en nymphe ou chrysalide enveloppée ou non dans une coque de nature végétale, de terre, ou de soie plus ou moins lâche. ;

La durée de l’état de chrysalide est très variable non seulement dans les groupes et les familles les plus différentes, mais encore suivant les individus de même espèce. Des papillons ont pu rester plusieurs années sans éclore, alors que normalement le cycle de leurs métamorphoses se déroulait en quelques mois et même moins. Les papillons nocturnes, en règle générale, restent plus longtemps en chrysalide que les papillons diurnes.

Lorsque le moment de l’éclosion est venu, la chrysalide se fend longitudinalement sur Ie dessus du thorax, et cette fente va, passant par la nuque, se continuer en dessous en passant entre les gaines des antennes. Par cette ouverture, le papillon commence à sortir, et par efforts pénibles, S’aidant de ses pattes dégagées une à une de leurs étuis, il finit par abandonner sa dépouille inerte. Il présente alors un aspect humide et fripé; peu à peu ses ailes recoquillées s'étendent, et au bout de quelques heures, il s'envole. La vie des papillons adultes est généralement fort courte ; il en est cependant quelques-uns qui passent l'hiver réfugiés dans des crevasses ou des écorces pour reparaitre au printemps suivant.

Les insectes Lépidoptères intéressent l’agriculture en ce qu’un grand nombre d’entre eux ceausent Jes plus grands dégâts à l’état de chenilles : tels sont les Bombyx processionnaires des Chênes et des Pins, les Noctuelles des céréales, les Liparis du Saule, Cul-doré, disparate et tant d’autres, les Papillons du Chou et de la Rave, les funestes Teignes des fruits, des ruches, des laines et des pelleteries, etc. D’autres, au contraire, rendent les plus grands services, ainsi les Vers à soie du Mùrier, de l’Ailante, ete. Le plus grand nombre des espèces restent indifférentes, leurs chenilles rongeant des plantes sans utilité directe.

Voici la classification la plus généralement admise dans l’état actuel de la science, la division en diurnes, crépusculaires et nocturnes ayant été généralement abandonnée.

1% sous-ordre.— Rhopalocères (anciens diurnes). — Familles : Papilionides (Machaon), Héliconides (Parnassien Apollon), Danaïdes (Danaïs), Piérides (Papillon du Chou), Nymphalides (Mars), Satyrides (Satyre), Lycénides (Lycène), Hespérides (Hespérie).

2 sous-ordre. — Hétérocères (anciens crépuseulaires et partie des nocturnes). — Familles : Sphingides (Sphinx), Bombycides (Bombyx), Noctuides (Noctuelle), Géomètres (Phalène).

3° sous-ordre. — Microlépidoptères (anciens nocturnes). — Familles : Pyralides (Pyrale), Tortricides (Tordeuse), Tinéides (Teigne), Ptérophorides (Ornéode). M. M.

LÉPISME (entomologie). — Genre d'insectes Orthoptères, dont l’espèce type, vivant dans les maisons humides, est connue vulgairement sous le nom de petit Poisson d'argent.

Sous le nom de Lépismidées, les naturalistes ont fondé une petite famille renfermant de petits insectes à corps allongé, bombé, rétréci en arrière, auquel un revêtement de petites écailles brillantes donne un aspect métallique. Les antennes sont longues, composées de nombreux articles. Les organes buccaux se composent d’une lèvre supérieure, de petites mandibules, de mâchoires à palpes maxillaires formées de six à sept articles; la lèvre inférieure, semblable à celle des Orthoptères, a ses palpes labiaux composés de quatre articles. Des trois segments du thorax, l’antérieur ou prothorax est le plus grand; dans son échancrure antérieure

LÉPORIDE

est logée la tête, petite. La masse ahdominale, formée de dix articles, se termine en pointe, et à son extrémité sont trois longues soies, dont la médiane est la plus grande. Ces insectes € rappellent les Blattes par la conformation du thorax et des pattes, et vont très vite, moitié marchant, moitié sautant » (Claus).

Les Lépismes sont, avec les Nicoléties et les Machiles, les représentants de cette petite famille; ils se distinguent par leurs petits yeux formés d’ocelles, douze de chaque côté; leur mâchoire inférieure porte extérieurement un lobe comme celui des Orthoptères, et intérieurement un prolongement crochu ; les palpes maxillaires sont de cinq articles; la lèvre inférieure est quadrilobée; en outre de ses soies, l’abdomen porte à ses huitième et neuvième segments des appendices fourchus. -

L'espèce type, le Lépisme du sucre (Lepisma saccharina), appelé Forbicine par les vieux auteurs, est le petit Poisson d'argent si commun dans les parties humides des habitations, surtout des rez-de-chaussée. Long d'environ un centimètre, vif et argenté, semblable à une longue gouttelette de mercure, 1! court rapidement dès qu’on le découvre dans les armoires, sous les livres, ete.; souvent on en trouve les cadavres dans les pots, les soupières abandonnés; c’est là que s'étant laissé choir dans leurs ébats nocturnes, ils sont morts misérablement d’inanition, n'ayant pu grimper le long des parois vernissées.

Les dégâts occasionnés par ces petits habitants de nos maisons ne sont pas grands; cependant ils rongent souvent les gâteaux secs, s’attaquent aux fruits conservés dans les fruitiers, aux raisins pendus aux fils des séchoirs ; souvent même ils pénètrent dans les armoires à linge, et font des trous dans la toile empesée dont ils ont commencé par ronger l’empois. Le mieux à faire pour éviter leurs dégâts est de visiter souvent les objets pendant l'été, de soulever les pièces posées sur les planches ou pendues aux murs : c’est là qu’on les trouve blottis pendant le jour, et l’on pourra facilement les écraser, sans perdre de temps, car leur agilité peu commune leur permet souvent de s'échapper. M. M.

LÉPORIDE (z0otechnie). —Paul Broca, en 1858, a donné le nom de Léporide au produit de Paccouplement croisé entre l’espèce du Lièvre (Lepus timidus) et celle du Lapin (L. cuniculus). Ce produit avait déjà été obtenu au siècle dernier en Italie, d’après un mémoire d’Amoretti, mais le fait était complètement oublié, lorsqu'il fut de nouveau signalé comme étant, à Angoulême, l’objet d’une véritable industrie. Là, en effet, selon Broca, les métis en question, qu'il qualifiait d’hybrides, dans un long mémoire sur l’hybridité en général, composé à l’occasion d'une étude rapide qu’il en avait faite, se reproduisaient couramment entre eux depuis des années chez un M. Roux, qui les exploitait.

La dissertation de cet auteur n’était pas sortie du cercle des lecteurs peu nombreux du Journal de physiologie, où elle avait été publiée, lorsque Gayot, s’en emparant, entreprit de la vulgariser et de l’appuyer de son autorité par des articles insérés dans divers journaux d'agriculture. [ fit plus, 1l se mit en mesure de réaliser lui-même l’accouplement tenté en vain par Broca, et annonça bientôt qu'il y avait réussi, en présentant à la Société nationale d'agriculture les produits obtenus par lui. |

Cela troublait fortement les idées reçues. Plusieurs Zoologistes n’hésitèrent point à mettre en doute la valeur des affirmations de Gayot, qui, non plus du reste que les précédentes de Broca, n'étaient, à vrai dire, pas suffisamment entourées de garanties scientifiques. L'un d'eux entreprit même de démontrer que l’accouplement annoncé devait être considéré comme anatomiquement impossible. En fait, il est constant que la plupart de ceux qui ont essayé de l'obtenir n’y ont pas

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réussi, et parmi eux il en est qui se croient encore autorisés, par cela seul, à nier sa réalité. On en trouvera une preuve dans le Bulletin de la Société d'acclimatation pour l'année 1886, par une commu nication du directeur du Jardin du Bois de Boulogne sur ce sujet. Il y est dit que nulle part n'a été donnée la démonstration de l’origine attribuée aux animaux appelés Léporides.

Il faut bien convenir que cette démonstration ne se trouve scientifiquement établie ni dans le mémoire de Broca n1 dans les nombreuses publications de Gayot. Cependant les affirmations de ce dernier sur ce qu'il dit avoir exécuté lui-même sont tellement nettes et précises que nier leur valeur serait dépasser la limite du doute scientifique permis. On peut, sans outrepasser les droits de la critique, contester ses appréciations sur les caractères zoologiques du produit croisé dont il s’agit, et pour notre compte nous ne nous en sommes pas fait faute. On peut admettre que Broca s’en serait laissé imposer par M. Roux, qui aurait abusé de sa confiance. Mais quand Gayot affirme qu’un Lièvre s’est accouplé sous ses yeux avec des Lapines et que n'ayant eu aucun rapport avec des mâles de leur propre espèce, ces Lapines ont fait des petits sur le nombre et les caractères desquels il entre dans les plus minutieux détails, il a le droit d’être cru sur parole.

Du reste, des faits analogues ont ailleurs acquis depuis la notoriété, notamment à Saint-Dizier, où il est connu de tout le monde qu’une dame Thomas faisait à sa volonté accoupler un Lièvre avec des Lapines et en obtenait de nombreux produits. L’enquête sur la réalité du fait ne peut done pas laisser le moindre doute. Pour nier ce fait, il faut n'être pas au courant de ses résultats ou se laisser entrainer à des idées préconçues, que la méthode scientifique réprouve absolument.

En ce qui nous concerne, n’eussions-nous point connaissance de cette notoriété relative à l'accouplement fécond en question , nous nous croirions obligé de l’admettre comme établi par les résultats seuls de l'étude cràniologique comparative que nous avons pu faire des Léporides de Gayot, sur des pièces qu’il avait eu l’obligeance de nous fournir. Ces résultats ont été consignés dans notre Mémoire sur les métis du Lièvre et du Lapin, publié en 1872 dans les Annales des sciences naturelles.Il suffirait de jeter les yeux sur la planche lithographiée qui accompagne ce mémoire et où sont figurés à la fois des crânes de Léporides, un crâne de Lièvre et un crâne de Lapin domestique commun, pour constater que parmi les crânes de Léporide l’un présente les formes du Lapin et l’autre celles du Lièvre, ce que confirment d’ailleurs les données crâniométriques consignées dans le texte. Nos recherches, entreprises dans des vues exclusivement scientifiques, ont démontré péremptoirement la réalité de l'existence de ces métis.

Par la suite, Herm. v. Nathusius a de son côté publié à Berlin les résultats d'une étude qstéographique complète qu'il avait faite sur des sujets venus, eux aussi, de Brétigny-sur-Orge, et sur lesquels il y aurait une amusante anecdote à raconter. Pour le crâne, cette étude a été purement et simplement confir ‘mative de la nôtre. L'auteur yaajouté seulement des détails sur les autres parties du squelette, qui l'ont conduit à la même conclusion.

Le Léporide, en tant que produit du croisement du Lièvre avec la Lapine, n’est donc point une chimère, ainsi que certaines personnes semblent le croire encore. Il est un être réel. De ce qu’on n’a pu l'obtenir soi-même ni le voir produire par d’autres, ce n’est pas une raison suffisante pour être autorisé à nier son existence.

Mais qu'est-ce que ce produit? Là est la question intéressante, au double point de vue théorique et pratique. À son sujet il a été avancé des appréciations d'une importance énorme pour l'établissement

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des bases fondamentales de la zoologie générale. Parmi leurs auteurs, quelques-uns n’ont point paru se douter de cette importance; d’autres, au contraire, l’ont parfaitement sentie. Il importe donc beaucoup de les examiner. ,

Broca, le premier qui en ait parlé en France et qui l’a nommé, n’y a vu qu’un fait topique contre les anciennes idées relatives à l'hybridité et contre celles auxquelles correspondait alors ce qu’on appelait le principe de la fixité de l'espèce. En constatant que les Léporides d'Angoulême jouissaient entre eux de la fécondité indiscontinue, il en conceluait simplement que l’hybridité n'était pas nécessairement toujours stérile, et il rangeait ces produits dans la catégorie des hybrides eugénésiques, créée par lui. Gayot, allant plus loin et caressant à ce propos une de ses thèses favorites d'hippologie, affirma avec persistance que les Léporides se reproduisent entre eux toujours semblables, que leurs caractères, intermédiaires à ceux du Lièvre et à ceux du Lapin, se fixent parfaitement, à la condition qu’ils soient produits d’après la combinaison de 3/8 sang avec 5/8 sang, anciennement préconisée par lui. C’eût été dès lors la création artificielle d’un type nouveau, d’une espèce réelle, ce à quoi d’ailleurs l’auteur ne prenait aucunement garde, n'ayant point souci des questions de cet ordre.

Sans s'arrêter aux réserves formelles de Darwin sur les cas analogues, Haeckel s’empressa d'accepter cette prétendue espèce, et il la nomma Lepus Darwinit. Cependant le célèbre naturaliste anglais avait dit, dans son livre sur l’origine des espèces : « On connaît des faits nombreux montrant qu'une race peut être modifiée par des croisements accidentels, si l’on prend soin de choisir attentivement les descendants qui présentent le caractère désiré ; mais qu’on puisse obtenir une race presque intermédiaire entre deux autres très différentes, j'ai peine à le croire. Sir J. Sbright a fait des expériences expressément dirigées vers ce but, et n’a pu réussir. Les produits du premier croisement entre deux races pures sont en général uniformes et quelquefois parfaitement identiques, ainsi que je l'ai vu pour les Pigeons. Les choses semblent donc assez simples jusque-là; mais quant ces produits sont croisés à leur tour les uns avec les autres pendant plusieurs générations, rarement il se trouve deux sujets qui soient semblables, et c’est alors qu'apparait l'extrême difficulté, ou plutôt l'entière impossibilité de la tâche. Il est certain qu’une race intermédiaire entre deux formes très distinctes ne peut être obtenue que par des soins extrêmes et par une sélection longtemps continuée ; encore ne sauraisje trouver un seul cas reconnu où une race permanente se soit formée de cette manière. »

Ces remarques de Darwin, dont l'honnêteté, la naïveté scientifique plutôt, est proverbiale, sont l'exactitude même. 4 l'égard des Léporides, elles ont été pleinement confirmées par notre propre étude scientifique, citée plus haut et faite, ainsi que nous l'avons déjà dit, d’après des sujets choisis et fournis par Gayot. En voici les conclusions : (Pour la première sorte que l’auteur a nommée Léporide ordinaire, et dont la caractéristique est entièrement semblable à celle de tous les sujets de provenance moins authentique présentés en diverses occasions, il est évident que, conformément à la loi de reversion bien connue, les métis reproduits entre eux ont opéré leur retour complet à l'espèce ou au type du Lapin, l’un de leurs ascendants. C’est ce que notre étude rend tout à fait incontestable. Pour la seconde sorte, celle du Léporide dit longue soie, dont la fourrure est celle du Lièvre légèrement modifiée, l'influence de cette loi de reversion ne paraîtra pas moins hors de doute à l'observateur attentif. Il conclura des faits constatés que les métis sont, dans ce cas, en voie de retour vers le type du Lièvre,

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auquel ils seraient certainement déjà parvenus si leur reproduction s'était effectuée dans les conditions d'existence propre à ce type, c'est-à-dire en état de complète liberté. »

D’après les détails donnés par Gayot sur ses propres observations, la fécondité même se comporte de façon à fournir un argument physiologique à l'appui de ceux qu'on vient de voir. La Lapine fécondée par le Lièvre ne fait qu'un nombre de petits bien inférieur au nombre normal dans les portées résultant de l’accouplement avec son mâle naturel. La femelle de Léporide ordinaire a une fécondité plus grande que celle de la femelle de Léporide longue soie. Enfin les femelles de [a première sorte, qui sont de beaucoup les plus communes et les plus connues, en se reproduisant avec des mâles Léporides comme elles, arrivent toujours, après peu de générations, à faire autant de petits que les Lapines.

De tout cela, il suit d’abord que les Léporides ne sont point des hybrides dans le véritable sens du mot (voy. HYBRIDE), puisqu'ils jouissent de la faculté de se féconder entre eux. Ge sont des métis obéissant, comme tous les autres, à la Loi de reversion et faisant presque toujours, en vertu de cette loi, retour à l'espèce du Lapin, dont l’atavisme, dans les conditions où ils se reproduisent, ne peut guère manquer de prévaloir. Ils fournissent ainsi une preuve expérimentale excellente contre la définition de l'espèce admise par Frédéric Cuvier et par Flourens, contre celle de l’hybride admise par la plupart des naturalistes, et à l’appui de la doctrine de la fixité des types naturels, au moins par rapport à la durée que nos observations peuvent embrasser. À tous ces titres, ils ont un intérêt théorique de premier ordre. En est-il de même au point de vue pratique, c’est-à-dire au point de vue de la pure zootechnie? C’est ce qu’il faut maintenant examiner.

Si l’on s’en tenait aux Léporides comme ceux qu'on a le plus ordinairement l’occasion d'observer, et comme nous avons eu personnellement plusieurs fois l’occasion d’en déguster, résultant d’un métissage lontemps prolongé, aux Léporides tels qu'ils se trouvent dans le commerce et figurent dans les expositions d'animaux; en ce cas, on devrait les considérer comme de simples Lapins et se borner à les apprécier comme tels. Le plus souvent ce sont de beaux Lapins, ayant été bien soignés, mais ne différant point des autres appartenant à des variétés de même pelage et d’origine naturelle. Ce qui a été dit plus haut l'explique, et il n’y a point d’affirmation contraire qui puisse empêcher que cela soit. L'illusion n’est possible que pour ceux qui sont sous l’impression d’une thèse préconçue. C'est la constatation du fait, de la part d’observateurs impartiaux n’ayant pas pris la peine de s’enquérir des origines, qui a porté ceux-ci à penser que ces origines étaient imaginaires et qu’on leur présentait comme Léporides de simples Lapins, n'ayant eu aucun Lièvre dans leur ascendance. Non seulement, en effet, ces Léporides communs offrent tous les caractères extérieurs du Lapin, mais encore leur chair ne diffère en rien, ni par son aspect ni par sa saveur, de celle des Lapins qui ont été convenablement nourris.

En serait-il de même des véritables métis de première ou de deuxième génération, pouvant être légitimement qualifiés de Léporides ? Assurément non. 11 ne parait pas douteux que leurs qualités comestibles, participant à la fois et en proportions diverses de celles des deux espèces accouplées, pourraient être fort estimables. Ce serait une véritable acquisition pour l'alimentation publique.

Au lieu donc de perdre son temps à la poursuite d’une pure chimère, en cherchant à créer par métissage un type nouveau pouvant se perpétuer par génération avec ses formes et ses propriétés co-

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LÉROT

mestibles intermédiaires, on eût rendu un véritable service en s'appliquant à régler la production simple et facile des métis, au moyen de procédés vraiment pratiques. Peu de personnes ont jusqu’à présent pu réussir à faire accoupler le Lièvre avec la Lapine. Ou bien le mâle maltraite la femelle, ou bien celle-ci se défend victorieusement contre son approche. Il faut en tout cas prendre le Lièvre très jeune et l'élever en charte privée, en compagnie des Lapines, ce qui présente de grandes difficultés et exige une multitude de soins. Dans l’état des choses, ce nc peut pas être une industrie courante.

Laissant de côté les controverses sur la réalité de l'existence du Léporide et les dissertations vagues sur sa fixité, on rendrait un service incontestable à la zootechnie pratique en s'appliquant à établir la technique de sa production industrielle et à la régulariser de telle sorte qu’elle devint à la portée de tous ceux qui voudraient s’en occuper. Il n’y a pas, certes, à exagérer les avantages de cette production, et à la présenter comme une grande conquête; ils n’en sont pas pour cela moins certains. En entrant dans la consommation courante, les vrais métis du Lièvre et du Lapin seraient en tout cas plus utiles que les prétendus Léporides actuels produits et élevés uniquement par les amateurs de curiosités ou d'expositions publiques et les marchands qui exploitent leur faiblesse. A. S.

LEPTINOTARSE (entomologie). — Le nom véritable du Doryphora decemlineata est Leptinotarsa decemlineata; mais cet insecte ayant été d'abord décrit sous le nom de Doryphora, et ce nom étant beaucoup plus répandu, on l’a décrit sous ce nom de Doryphora (voy. ce mot).

LEPTIS (entomologie). — Genre d'insectes Diptères Brachycères, du groupe des Cyclocères. Les Leptis peuvent être pris comme le type de la famille des Leptidées caractérisée par une trompe courte et saillante, terminée par des lèvres charnues et des piquants sétiformes libres; les palpes sont de deux articles; les antennes ont leur dernier article court et muni d’une soie; les tarses ont trois pelotes ; l'abdomen est formé de huit anneaux. Les larves carnassières vivent dans la terre. Les Leptis peuvent être considérés comme des insectes utiles, en ce sens qu'ils sont carnassiers et vivent de chasse à tous les états; ce sont des mouches allongées, élancées, de moyenne taille, volant sur les plantes, se posant fréquemment, et chassant les petits insectes au vol, les transperçant de leur trompe, pour sucer leur sang. Une particularité assez singulière des mœurs de ces insectes est qu'ils se posent toujours sur les troncs d’arbre la tête en bas, et se réunissent parfois un certain nombre dans un même point avec cette attitude. L'espèce la plus commune, longue de 10 à 15 millimètres, a le corselet gris à bandes brunes, l’abdomen jaune ferrugineux avec une série de points noirs, un sur le milieu de chaque anneau. La longueur de la trompe donne à la tête l'aspect d’une tête d'oiseau à grand bec, d’où le nom de Leptis bécasse (Leptis scolopacea) donné à cette espèce. Les larves à corps cylindrique, allongé, rétréci en avant, sont formées de douze segments dont le dernier porte deux courts tubes anaux. M. M.

LEPTOSIPHON (horlicullure). — Genre de plantes de la famille des Polémoniacées, importées de Californie. Ce sont de petites plantes touflues, qu’on cultive dans les jardins pour leurs fleurs en corymbes serrés au sommet des rameaux, et dont la coloration varie. Les principales espèces sont le L. densiflorus, le L. androsaceus et le L. aureus ; on en a obtenu un assez grand nombre de variétés. On multiplie ces plantes par graines semées au printemps sur terre légère, ou à l'automne en pépinière. #

LÉROT (z00logie). — Espèce de mammifère rongeur du genre Loir (voy. ce mot).

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