LEVIER
le fumier sec ou parmi les racines des plantes. Il sort de ses trous le matin, aussi parfois dans l’aprèsmidi, mais sans Jamais s’en éloigner beaucoup et prêt à y rentrer au moindre danger. Lorsque rien ne les effraye, les Lèthres s’approchent des Vignes et en coupent les jeunes pousses et les bourgeons, puis les emportent dans leurs trous, pour en faire, à ce que l’on pense, une sorte de fumier végétal dont se nourrit la larve sortie de l’œuf que la femelle pond en automne dans chaque trou ainsi approvisionné. Comme cette récolte de pousses de Vigne se fait tout l'été, l’insecte ne laisse pas que de causer souvent de grands dégâts. Au moment des vendanges, les Lèthres se réfugient dans la terre et ne sont plus visibles. Il est bien difficile de déterrer ces insectes sans nuire aux racines des Vignes, il faut se contenter d'écraser les adultes et s'en remettre aussi pour leur destruction aux Pies-grièches et aux petits rapaces. M. M.
LEUCOCYTHÉMIE ou LEUCÉMIE (vétérinaire).
— Maladie générale ayant pour caractères prineipaux FPaugmentation dans le sang du nombre des globules blancs, l'hypertrophie de la rate et souvent aussi celle des ganglions lymphatiques.
Bien que les premiers faits de leucocythémie ne datent que de 1845, cette maladie a été, en médecine humaine, l’objet de nombreuses observations qui permettent d’en donner une complète description. En vétérinaire, on l’a constatée sur le cheval, le bœuf, le chien et le chat. M. Nocard est le seul auteur, en France, qui ait fait une étude synthétique de la leucocythémie chez nos animaux.
Des troubles de l'appétit, une vive appétence pour les boissons, une diminution des forces et de l'énergie, l’essoufflement rapide au travail, la couleur blanc de porcelaine des muqueuses, un amaigrissement considérable, puis bientôt tous les accidents de la cachexie, alternatives de constipation et de diarrhée, oppression constante, œdèmes, hémorrhagies multiples, météorisme, démarche titubante, décubitus prolongés ; tels sont les symptômes les plus appréciables de la maladie. A part quelques accès fébriles intermittents au début de l'affection, la température générale n’éprouve pas de modification notable; cependant, dans les derniers temps, elle est assez souvent de 1 degré à 1 degré et demi au-dessous de la normale.
L'examen microscopique du sang montre que ce liquide à éprouvé d'importantes modifications dans sa constitution globulaire. Tandis qu’à l’état normal on trouve, chez les animaux domestiques adultes, un globule blanc pour 800, 1000, 1100 globules rouges, dans la leucocythémie cette proportion peut s'élever à 1/100, 1/50, 1/20 et même 1/12 ; chez l’homme, on l’a trouvée de 1/3, 1/2, 2/3. Toujours les globules rouges ont subi une forte diminution de nombre, et ordinairement ils sont déformés, diffluents sur leurs bords, plus petits et moins colorés qu’à l'état normal.
Les recherches faites pour éclairer l’étiologie de la leucocythémie sont restées mfructueuses. Parmi toutes les causes invoquées, il n’en est aucune dont l'influence soit établie d’une façon positive.
La leucocythémie n’est généralement reconnue qu’à un moment assez éloigné de son début, lorsque déjà elle a produit des désordres graves dans l'organisme. Alors les divers traitements préconisés : toniques, iodurés, mercuriaux, sont impuissants à en enrayer la marche. Même à sa phase initiale, il est bien difficile d’en obtenir la guérison; on n’en a pas encore rapporté un seul cas authentique. P.-J. C.
LEVAIN. — Voy. PANIFICATION.
LEVER DES PLANS. — Voy. NIVELLEMENT.
LEVIER (mécanique). — Le levier est une des machines simples, consistant le plus souvent en une barre droite ou courbe, mobile autour d'un point fixe. On distingue, dans un levier : la puis-