‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 79 sur 212 · LÈVRES · texte numérisé non relu

LÈVRES

sance ou la force qui doit vaincre, la résistance ou la force à vaincre, le point d'appui ou point fixe autour duquel tourne la barre. Suivant leur position respective, il y a trois genres de levier : 4° le levier du premier genre, dans lequel le point d'appui est entre la force et la résistance ; ex., la balance; 2° le levier du deuxième genre, dans lequel la résistance est entre le point d'appui et la puissance ; ex., le casse-noix ; 3° le levier du troisième genre, dans lequel la puissance est entre le point d'appui et la résistance : ex., la pédale du rémouleur.

Le levier sert à multiplier la force de l’homme, pour exercer une action.

Lorsque les bras du levier sont égaux, deux barres égales agissant à leurs extrémités se font équilibre; si les bras sont inégaux, les forces doivent, pour se faire équilibre, être inversement proportionnelles aux longueurs des bras de levier sur lesquels elles agissent; une force dix fois plus faible qu'une autre fera équi- ; libre à celle-ci, si elle agit ll: sur un bras de levier dix

> 41 fois plus long. C’est d’après

| ce principe qu’on utilise le

NUS" f) levier du premier genre D pour le travail mécanique.

LS rLe N Parmi les nombreuses applications du levier, il faut citer la balance ordinaire et la balance romaine, ainsi que la bascule (voy. BALANCE et BASs- CULE). On doit à M. Delahaye un appareil ingénieux pour arracher les souches et les racines dans le sol, appareil qui n’est qu’un levier. Il se compose (fig. 248) de deux mâchoires ou pinces en acier trempé, dont l’une se termine par un long manche, et l’autre se fixe à une armature de fer portée par un billot. L’extrémité de la pince pénètre à glissement doux dans cette armature, et elle est maintenue plus ou moins haut par une cheville qu’on fait entrer dans un des trous percés dans l’armature ; cette mobilité du point d'appui facilite l’arrachage complet des souches et des racines. La longueur totale de l'appareil est de 2,30; le diamètre des pinces étant de 20 centimètres, le bras de levier du manche a 2",10. La force agissant à l’extrémité de ce manche est donc décuplée. C'est pourquoi un homme suffit pour manœuvrer l’arracheur et extraire du sol les racines même les plus fortes, soit dans lés Vignes, soit dans les -défrichements. HyvS;

LÈVRES (z00technie). — Les lèvres forment en avant la clôture de la bouche. Elles ont pour base un muscle commun à la supérieure et à l’inférieure, qui rapproche leurs bords quand il se contracte. Cest sur ces bords que s'établit la continuité entre la peau et la muqueuse buccale. Souples chez les Equidés et les Ovidés, elles sont rigides chez les Bovidés et les Suidés, surtout la supérieure pourvue d'un mufle chez les premiers et d’un groin chez les derniers. Ces dispositions influent considérablement sur le mode de préhension des aliments

(voy. DIGESTION).

En hippologie ou extérieur du cheval, on s'occupe de la conformation des lèvres, de la forme de leurs commissures eu égard à leurs rapports avec le mors de la bride placé dans la bouche. Cela n'a, en fait, guère d'utilité, étant donné le véritable

Al

Fig. 248.— Levier pour l’arrachage des souches.

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