FAIT
LIEUSE
automatiques, machines plus compliquées, à traction animale, lorsqu'il s’agit de lier une récolte coupée, ou commandées par la batteuse ellemême, lorsqu'elles doivent servir à lier de la paille, qui fonctionnent sous la surveillance d'un seul ouvrier, uniquement chargé d’en contrôler le travail. Les unes et les autres utilisent pour le liage du fil de fer, de la corde ou de la ficelle. Le fil de fer, très employé au début, est aujourd’hui presque complètement abandonné ; on lui préfère la ficelle ou la corde, d’un emploi plus commode. On a pensé d’ailleurs que les liens en fil de fer pouvaient, dans la pratique, offrir un certain danger, si les ouvriers chargés du déliage n'avaient pas la précaution de les rejeter et s’ils commettaient la maladresse de les abandonner au milieu des tiges de céréales ou des brins de paille qu’ils entouraient. Le passage de ces liens dans une machine à battre ou dans un hache-paille pouvait avoir comme conséquence la détérioration d’un ou de plusieurs de leurs organes.
LIEUSES A MAIN. — En 1870, M. Lebel faisait breveler un système de liens, applicable au liage des récoltes de céréales et des pailles. Chaque lien était formé par une corde, en filament de coco spécialement, ou en toute autre matière, tordue ou tressée. L'une des extrémités portait une boucle, formée en doublant la corde et en faisant un nœud. À l’autre extrémité se trouvaient deux ou trois nœuds ronds, convenablement espacés les uns des autres. Pour opérer le liage, il suffisait d’entourer les tiges à serrer de l’un de ces liens, de passer dans la boucle le bout libre de la corde, et