‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 86 sur 212 · LIÈGE · texte numérisé non relu

LIÈGE

LIÈGE. — Voy. CHÊNE.

LIENS. — Des liens sont employés en agriculture principalement pour lier les gerbes de céréales, les bottes de fourrages, les fagots et les bourrées. Suivant le but qu'on veut atteindre, on emploie des substances diverses : ainsi, pour les fourrages, ce sont des poignées de foin (voy. BOTTELAGE) ; pour les gerbes de céréales, ce sont des pailles de Seigle ou des ficelles qu’on emploie le plus communément (voy. GERBE et LIEUSE) ; pour les fagots, ce sont des harts (voy. ce mot). — On prolonge la durée des liens en les sulfatant, c’est-à-dire en les faisant baigner pendant quelque temps dans une solution de sulfate de cuivre.

LIERRE (sylviculture). — Le Lierre (Hedera helix) est un sous-arbrisseau grimpant, de la famille des Araliacées. Ses feuilles pétiolées, simples, coriaces, persistantes, d’un vert foncé et luisant en dessus, plus pâle en dessous, sont polymorphes; celles des rameaux florifères sont entières, ovales, ou rhomboïdales acuminées, les autres sont à trois ou cinq lobes plus ou moins profonds. Les fleurs, hermaphrodites, régulières, sont composées d'un calice à cinq dents, d’une corolle de cinq pétales alternes, de cinq étamines et de cinq styles soudés ; elles forment des ombelles terminales simples, arrondies. Le fruit est une baie globuleuse noire.

La tige et les rameaux du Lierre sont allongés, grèles et garnis de crampons qui pénètrent dans les interstices des écorces et des pierres et deviennent de véritables racines lorsqu'ils trouvent un milieu favorable. Lorsqu'il reste rampant, le Lierre ne fleurit pas; mais, quand il s’élève le long des arbres, des rochers et des murs, il se couronne d’ombelles fournies qui forment à l’arrière-saison des bouquets de graines noires.

Le Lierre nuit aux arbres auxquels il s'attache, parce qu’il met obstacle à la circulation de la sève et à l'accès de la lumière; aussi les forestiers recommandent-ils de le détruire, ce qui du reste est facile, puisqu'il suffit de le couper au pied pour qu'il se dessèche.

Dans les jardins paysagers, on emploie le Lierre pour garnir les rochers, revêtir les murailles et donner un aspect pittoresque aux constructions rustiques. On s’en sert aussi pour couvrir le sol sous les massifs où les autres végétaux ne peuvent croître, et pour faire des bordures de plates-bandes. La variété désignée sous le nom de Lierre d'Irlande et dont les feuilles sont plus grandes que celles de l'espèce type, est celle qui est le plus communément plantée en bordure. Les autres Lierres les plus connus sont : le Lierre de Cavendish à feuilles petites et serrées ; le Rhomboïle, originaire du Japon, et les nombreuses sous-variétés à feuilles argentées, dorées, dentées, digitées, laciniées, panachées, etc., que les horticulteurs désignent sous des noms plus ou moins fantaisistes.

Le Lierre vient à peu près partout; il lui suffit d’un peu de fraicheur pour qu'il se développe vigoureusement. On le reproduit facilement par bouture. B. DE LA G.

LIEUSE (génie rural). — On donne le nom de lieuses aux appareils à l’aide desquels on lie soit les gerbes de céréales, dans les champs, au moment de la moisson, soit les bottes de paille, dans la ferme, lors des opérations du battage. Elles sont destinées à simplifier la manœuvre du liage; et, en permettant d'exécuter le travail avec rapidité, elles procurent au cultivateur lavantage de rentrer promptement ses récoltes, de se débarrasser facilement de la paille battue, et en même temps de réaliser une économie de main-d'œuvre.

Les lieuses forment deux catégories parfaitement distinctes : les lieuses à main, outils d’une grande simplicité, qui, mis entre les mains des ouvriers, leur donnent seulement le moyen d'opérer le liage vite et sans apprentissage ; et les lieuses

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