‹ Dictionnaire d'agriculture (volume 4)Chapitre 89 sur 212 · LL · texte numérisé non relu

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LIEUSE

En 1876, M. Pène proposait d'opérer le liage de la façon suivante : sous la gerbe à lier on faisait passer un lien, en corde goudronnée (terminé à chaque extrémité par trois nœuds ronds, espacés de 8 à 10 centimètres) à l’âide d’un bâton, de longueur à peu près égale à celle du lien, muni à l'un de ses bouts d’un crochet, dans lequel était pris l’un des nœuds de la corde. Pour opérer le serrage, on n'avait qu'à retourner le bâton, dont l’autre bout portait une griffe métallique (fig. 255). On introduisait cette griffe entre les deux fils formant la corde, et contre celui des nœuds le plus convenable, d’après la grosseur de la gerbe, pour obtenir le serrage nécessaire. Puis on plaçait dans la griffe l’un des nœuds du bout opposé de la corde, et l’on tirait la griffe à soi, jusqu'à ce que la griffe et le nœud engagé dans la griffe eussent passé entre les deux fils de la corde. Ceux-ci, se resserrant immédiatement, retenaient le nœud, qu’il était facile de dégager de la griffe par une légère secousse.

Plus tard, en 1880, MM. Manigand et Vinière ont imaginé une lieuse plus simple, à laquelle ils ont donné le nom de la Manigance. Elle se composait (fig. 256) d'une douille métallique, présentant à l'extérieur un évidement, dans lequel se trouvait fixé un crochet. Cette douille était portée par un manche en bois destiné à passer sous la gerbe. Pour se servir de cet appareil, un ouvrier le saisissait par

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