HACHE-PAILLE
d'obtenir des longueurs variables de coupe, d’autre part de réduire la part de travail consommée par le mouvement de la paille en avant.
Dans un grand nombre de modèles, on a remplacé le pas de vis dont il vient d’être question par une roue d'angle montée sur l’axe du volant. Cette roue d'angle commande les pignons des rouleaux, car souvent les deux rouleaux sont mobiles. Pour accélérer ou retarder leur marche, on se sert d'un débrayage, ou bien on change les pignons. Parmi les meilleures dispositions adoptées pour modifier les longueurs de coupe, il convient de citer l'application aux hache-paille de l’engrenage différentiel du système Albaret (voy. ENGRENAGE). Dans un certain nombre de modèles, le mouvement du premier rouleau est transmis au deuxième rouleau par une chaîne de Galle (fig. 79) et régularisé par un galet intermédiaire. Avec la plupart des hachepaille munis d’un débrayage, on peut couper à quatre longueurs, soit deux longueurs avec le volant muni de deux couteaux et deux autres avec le volant muni d’un seul couteau. Les couteaux ont toujours une lame courbe, de manière à obtenir une attaque successive de la paille, du centre du volant à sa circonférence ; la forme d’arc de cercle pour la lame est la meilleure sous le rapport de l'économie de travail.
On construit des hache-paille de force variable. Les plus petits modèles sont mus à bras; le volant fait alors de 40 à 50 tours par minute; un ouvrier peut couper de 40 à 45 kilogrammes de paille par heure en morceaux longs de 2 centimètres ; le travail dépensé varie suivant les instruments, l’aiguisage des lames, etc., de 350 à 400 kilogrammètres par kilogramme de paille coupée. Dans les modèles mus à manège, le volant fait de 200 à 250 tours par minute; enfin, dans les hache-paille mus à vapeur, le nombre de tours du volant est de 300 à 400. Ces derniers peuvent couper 1000 kilogrammes de paille en 40 à 50 minutes, en dépensant une force qui varie de 350 à 500 kilogrammètres par kilogramme de paille coupée. Si l’on coupe à de plus grandes longueurs, le rendement, comparativement au poids de la paille, est plus considérable; mais il ne lui
‘est pas proportionnel.
Il est inutile d’insister sur les avantages qui résultent de l’emploi du hache-paille dans les fermes (voy. ALIMENTS); cet instrument est d’ailleurs universellement adopté.
Hache-mais. — Un certain nombre de fourrages qu'on conserve à l’état vert par l’ensilage, notamment les Maïs à tiges géantes, se conservent d'autant mieux qu'ils ont été hachés préalablement. Pour ce travail, on se sert soit des hache-paille ordinaires de grandes dimensions, soit d'instruments spéciaux, appelés hache-maïs. Parmi ces derniers, le hache-maïs centrifuge Albaret est un instrument puissant qui sert à hacher le fourrage et à
le répandre dans le silo. Un solide Fig. 80. — Hache-sarments du système Raspail.
bâti en bois monté sur quatre roues
porte une table en fonte, sur la-
quelle est fixée une caisse allongée, également en fonte. Deux lourds rouleaux cannelés, de 25 centimètres de diamètre, traversent cette caisse. Le rouleau inférieur est fixe et tourne dans ses supports. Les supports du rouleau supérieur coulissent dans des rainures ménagées sur les deux côtés de la boîte; le rouleau peut donc monter et descendre tout en restant parallèle à une quelconque de ses positions ; au-dessus, un levier en fer porte un contrepoids