HIPPOPHAÉ
par assimilation, ils avaient nommée hile. On sait aujourd’hui que l’amidon se forme librement au, sein du protoplasma vivant, et que la tache en question n’est jamais superficielle. Pour les uns, c’est unnoyau solide; pour les autres, elle représente une cavité intérieure; en tout cas le nom de hile doit être ici abandonné. E. M.
HIPPOBOSQUE (entomologie). — Genre d’insectes Diptères, de la tribu des Ornithomyiens, auquel Réaumur avait donné le nom de mouchearaignée. L’Hippobosque du cheval (Hippobosca equina) est un insecte long de six à neuf millimètres, à tête saillante, à corps aplati, de couleur jaune, avec des lignes ondulées brunes, à ailes longues, transparentes et jaunâtres. On le trouve, pendant l’été, sur les chevaux et quelquefois les bœufs; il suce le sang, surtout sur les parties dénudées, en s’y cramponnant par les épines dont ses tarses sont munis. On peut éloigner ces insectes des chevaux en frictionnant le corps de ces animaux avec des feuilles de Noyer.
HIPPOCRÉPIDE (botanique). — Genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Légumineuses-Papilionacées, série des Hédysarées.
Le réceptacle, légèrement concave, porte un calice gamosépale dont les deux pièces postérieures sont unies à peu près jusqu'au milieu de leur hauteur. Les pétales sont tous longuement onguiculés, et la carène se termine en un bec prononcé. Les étamines sont diadelphes, inégales, le filet des plus longues étant dilaté au-dessous de l’anthère. L’ovaire est sessile, multiovulé, et porte un style courbé, un peu comprimé, à stigmate subterminal, globuleux. Le fruit est une gousse fortement comprimée perpendiculairement au plan des sutures, courbée en are ou roulée en cercle. Son bord dorsal présente de profondes échancrures en nombre égal à celui des graines, et elle se divise à la maturité en autant d'articles monospermes, dont la forme rappelle celle d’un fer à cheval (d’où est venu le nom du genre). Les graines sont ordinairement arquées, le hile occupant la concavité ; elles possèdent souvent un très mince albumen (voy. LÉGUMINEUSES).
Les Hippocrépides sont des herbes tantôt annuelles, tantôt vivaces, ou des sous-arbrisseaux. Les feuilles sont composées-imparipennées , et les fleurs, d’un jaune plus ou moins vif, forment des fausses ombelles au sommet de pédoncules axillaires. On en connaît environ une douzaine d'espèces qui croissent en Europe, dans l'Asie Mineure et l'Afrique septentrionale.
Des trois espèces qui se rencontrent en France, deux (A. ciliata Willd. et H. unisiliquosa L.) sont annuelles, hautes de quelques centimètres seulement et, par conséquent, sans intérêt au point de vue technique. Elles sont d’ailleurs cantonnées dans la région méditerranéenne. La troisième (FH. comosa L., vulg. Fer à cheval, Herbe aux fers) est une plante vivace, glabre, à fleur jaune clair avec l’étendard veiné d’orangé, qui abonde presque partout, mais surtout dans les terrains secs et calcaires où elle prend un assez grand développement. Elle végète en larges touffes qui commencent à fleurir vers le mois de mai et sont alors fort recherchées des animaux, surtout des Ovidés. Il y aurait sans doute quelque avantage à en faire entrer les graines dans les mélanges destinés à ensemencer les sols arides où beaucoup d’autres Légumineuses ne prospèrent pas. Le principal reproche qu'on peut lui adresser est que ses rameaux s’étalent un peu trop, ce qui nuit à la régularité de l’herbage. E. M.
HIPPOPHAÉ (sylviculture). — L'Hippophaé (Hippophae rhamnoides), désigné communément sous les noms d’Argousier, de Faux Nerprun et de Saule épineux, est un arbrisseau de la famille des Eléagnées. Ses feuilles entières presque sessiles sont étroitement oblongues; d’un vert sombre à la face supérieure, elles sont d’un gris argenté en