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HIBOU

11 fut membre associé de l’Académie des sciences dans la section d'économie rurale, et membre de la Société nationale d’agriculture. On lui doit : 0bservations sur les bêtes a laine dans Le Berry (1786), Opinion sur le partage des biens communaux (1800), Kiésumeé sur les mérinos (1818). HeS:

HIBOU (ornithologie). — On désigne vulgairement sous le nom de Hiboux plusieurs espèces d’oiseaux rapaces nocturnes, appartenant au genre Duc (voy. ce mot). |

HIBOU NOIR (ampélographie). —Le Hibou noir est un cépage de la Savoie qui a été signalé et décrit en 1868 pär M. P. Tochon. Il occupe une place importante dans les vignobles de ce département ; on le rencontre cultivé en treilles sur la rive mériridionale du lac du Bourget et dansla majeure partie de l’arrondissement d’Albertville ; il s’élève jusque dans la Tarentaise et la Maurienne, où on le cultive en souches basses échalassées.

Synonymie : Hivernais, Polofrais, en Savoie; Promere dans l'Ain et probablement, suivant M. Pulliat, Bibou, Guibou, Luisant; Raisin cerise dans l'Isère.

Description. —Souche vigoureuse, sarment forts, à nœuds aplatis, à mérithalles allongés. Feuilles grandes, d’un vert pâle et glabres à la face suvérieure, légèrement duveteuses à la face inférieure; sinus latéraux supérieurs assez profonds, sinus inférieurs peu apparents: sinus pétiolaire ouvert; dents larges, aiguës à leurs extrémités, en deux séries. Grappe grosse, cylindro-conique, peu serrée. Grains gros, sphériques, d’un rouge violacé, à peau épaisse, juteux, sucrés, un peu àpres.

Maturité à la troisième époque de M. Pulliat.

Le Hibou donne un vin assez agréable ; bien que généralement peu coloré, on aurait probablement intérêt, à cause de l’époque tardive de sa maturité, à le cultiver dans des régions plus méridionales que la Savoie, l’Ain et l'Isère.

HiIBOU BLANC. — Il existe en Savoie un Hibou blanc qui, d’après M. Pulliat, serait nettement distinct du noir. Il est du reste peu cultivé. G. F.

HIÈBLE. — Le Sureau Hièble ou Yèble (Sambucus ebulus) appartient à la famille des Caprifoliacées. C’est une plante herbacée dont les feuilles oppositi-imparipennées sont composées de sept à neuf folioles longuement lancéolées , dentées et pourvues de stipules. Les fleurs en corymbe ombelliforme sont blanches ou rosées, à corolle régulière rotacée. Le fruit est une baïe noire.

Le Hièble a de longues racines traçantes qui émettent des rejets annuels de 1 mètre à 1",50 de hauteur. Cette plante aime les terrains frais et profonds ; elle est envahissante et n’a d’autre utilité que de produire des graines dont on se sert parfois pour donner de la couleur aux vins. B. DE LA G.

HIÉROCLÈS (biographie). — Ecrivain du dixième siècle, contemporain de Cassianus Bassus. On lui doit un traité de chirurgie vétérinaire dont des fragments ont été imprimés en latin, puis en grec, et traduits en français par Jean Massé sous le üitre : L'art vétérinaire, ou grande maréchallerie d’'Hiérocles, contenu en trois livres (1563). H. S.

HILE (botanique). — On nomme ainsi le point d'attache de l’ovule au funicule ou au placenta. Le hile est voisin du micropyle dans les ovules campylotropes et anatropes; il lui est opposé dans les ovules orthotropes.

Le hile de l’ovule se transforme dans la graine mûre en une cicatrice toujours visible sur la surface des téguments, et qui porte le même nom.

On a encore appliqué cette dénomination à la tache plus ou moins obscure que montrent presque tous les grains d’amidon d’un certain volume, quand on les observe avec un grossissement suffisant. Les anciens auteurs pensaient que le grain d’amidon se formait au contact de la paroi cellulaire dont il se détachait plus tard en gardant une cicatrice que,

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