GENÊT
qui se développe dans l’utérus maternel durant un certain temps (voy. GESTATION), pour être ensuite expulsé et vivre au dehors de sa vie propre. C’est le cas de tous les Mammifères.
La génération ovipare consiste en ce que l'œuf est lui-même expulsé avant tout développement de : l'embryon, qu'il ait été ou non fécondé avant sa sortie des organes génitaux. Elle s’observe chez les. oiseaux et chez d'autres classes d'animaux.
La génération ovovivipare, comme l'indique som nom, tient à la fois des deux modes précédentss. et quant aux autres plus haut nommées, elles ne s’observent que chez les êtres tout à fait inférieurs, notamment chez les infusoires, qui bourgeonnent: ou se divisent.
La génération parthénogénésique, dont les:
Abeilles, les Fourmis, les Pucerons nous offrent des. exemples, consiste en la faculté de donner naissance à un être nouveau sans le concours du mâle. Son nom signifie reproduction par une femelle vierge.
Au sujet de ce qui est appelé génération alter nante, il y aurait à discuter la propriété du terme, car il s’agit, dans certains cas ainsi qualifiés, de phases de développement ou d'états successifs d’un même être, plutôt que de générations véritables. Les vers rubanaires appelés Tænias, par exemple, qui se développent dans l'intestin, ne représentent point une génération nouvelle par rapport aux Cysticerques qui se développent, eux, soit dans le tissu conjonetif du porc ou du bœuf, soit dans le cerveau du mouton, soit dans le péritoine du lapin. L’alternance concerne les sujets qui les hébergent. et dont ils sont les hôtes, non leur génération.
Dans un sens plus restreint, le terme s’emploiepour désigner la descendance directe et immédiate d’une mère. Cette descendance représente une pre-mière génération. Celle d’une mère de cette première génération représente la deuxième genération, et ainsi de suite jusqu’à un nombre quelconque de générations. Les fils ou les filles sont de première génération ; les petits-fils ou petites-filles, de deuxième; les arrière-petits-fils ou arrière-petites-filles, de troisième; les fils ou filles de ceux-ci sont de quatrième; leurs petits-fils ou pe=tites-filles, de cinquième; leurs arrière-petits-fils ou arrière-petites-filles, de sixième, ete. On compte donc autant de générations qu'il y a de reproductions directes. Et tout cela constitue la familletelle que nous l’avons définie (voy. FAMILLE).
Les générations se succèdent à intervalles variables, qui dépendent de l’âge auquel les femelles sont aptes à la reproduction. Chez les espèces dont s'occupe la zootechnie, cet âge ne dépasse guère deux ans. La multiplication y peut donc être très. rapide, puisque en vingt ans on y obtient dix générations. La substitution des races aussi, pour le même motif (voy. CROISEMENT) ; étant donné que cette substitution, pour être complète, n'exige pas plus de quatre générations croisées, elle est ainsk accomplie au plus tard après huit ans. A. S.
GENÊT (sylviculture). — On donne ce nom à un grand nombre d’arbrisseaux dont les botanistes ont formé trois genres de la famille des Papiliona-cées.
Le plus commun, désigné sous le nom de Genêt à balais (Sarothamus vulgaris, Spartium scoparium), s'élève tout au plus à la hauteur de 2 mètres. Sa tige irrégulière porte de nombreux ramules dressés, allongés, souples, verts, cannelés-anguleux, sur lesquels s’attachent des feuilles 3-foliolées à la base des ramules, unifoliolées vers le haut. Les fleurs jaunes ont l’étendard redressé, la carène: courbée et abtuse. Le fruit est une gousse compri-mée, ciliée sur les sutures, contenant 8-12 graines noires et luisantes. s
Ce Genèêt est très commun dans tous les terrains où la silice domine. Il envahit les sols découverts