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GIRONDE
Sur les 118294 exploitations que renferme ic département, 101 147 sont exploitées par le propriétaire; l'étendue moyenne est de 2 hectares 92 ares. On compte 17 394 métairies de 7 hectares 29 ares d’étendue moyenne et 1267 fermes d’une étendue moyenne de 13 hectares.
Voici les renseignements fournis par les enquêtes de 1852, 1862 et 1882, sur la valeur vénale des terrains, par hectare :
Hat et francs Terres labourables. 8922 à 2000 1456 a 3275 1070 à 3265 Prés naturels...... 4217 9891 1765 3905 1376 4000 Nigdés 12100000 1027 2612 18924 3892 1175 3441 BOB are Pere 860 1356 774 92847 612 1700
La valeur locative aux mêmes époques, a subi les variations ci-après :
francs ane francs Terres labourables. 33à 72 68 à 156 43 à 114 Prés naturels...... 49 4190 89 4185 62 166 VIRE se ele 49 413 84.153 50 151
Il y a donc baisse sur la valeur des différentes espèces de terrains; après la période de progrès de 1862, nous retrouvons à peu près les mêmes chiffres qu’en 1852.
L’outillage agricole s’est développé. En 1852, ül n’y avait dans la Gironde que 4 machines à battre à vapeur ; en 1862, il y en avait déjà 36. On trouvait encore 192 faucheuses, 9 moissonneuses mécaniques et 35 faneuses. La statistique de 1882 donne 18 semoirs, 337 faucheuses, 46 moissonneuses mécaniques et 266 faneuses ou ràteaux à cheval. Le nombre des machines à battre est de 416. Enfin, on trouve 104 roues hydrauliques développant une force nominale de 544 chevaux-vapeur, 125 machines à vapeur d’une force totale de 604 chevaux et 71 moulins à vent d’une force de 130 chevaux, soit pour les usages agricoles, une force totale de 1276 chevaux-vapeur.
Les voies de communication comptent 15 022 kilomètres, savoir :
kilom
AAPCHONTNOST AN ET RE Te ER Elus ce sde . 461 Hipoutes nationales ENS SN UN PE NT Rene 389 114 routes départementales et chemins vicinaux de
grande eomiEniCation se LCR. RE RE RE 2198 291 chemins de moyenne communication.......... 203 4832 — petite NET RS RE 9300 Girivières navigables et 2 "canaux ...1..:..:.:0.0. 413
Les lignes ferrées sont les suivantes : Paris à
Bordeaux, parcours 69 kilomètres; Coutras à Périgueux, 14 kilomètres; Coutras à Saintes, 20 kilomètres ; Saint-Mariens à Blaye, 23 kilomètres ; chemin de fer du Médoc, 101 kilomètres ; Bordeaux à Bayonne, 26 kilomètres ; Bordeaux à Arcachon, 06 kilomètres; Bordeaux à Cette, 69 kilomètres : Langon à Bazas, 20 kilomètres; Nizan à Sore, 26 kilomètres ; Bordeaux à la Sauve, 27 kilomètres ; Libourne au Buisson, 27 kilomètres.
Plusieurs associations agricoles entretiennent le progrès dans le département : ce sont la Société départementale d'agriculture, les Comices agricoles de Bazas, La Réole, de Créon et de l’'Entre-deux- Mers; les Comices agricoles et viticoles de Libourne et de Cadillac ; la Société d’horticulture de la Gironde et la Société départementale d’apiculture.
Depuis la fondation des concours régionaux, quatre de ces solennités se sont tenues à Bordeaux : en 1860, en 1867, en 1876 et en 1884. La prime d'honneur y a été décernée trois fois : en 1860, à M. Richier, à Ludon, en Médoc; en 1867, à M. Jo-
GIROU DE BUZAREINGUES
seph de Carayon-Latour, à Virelade; en 1876, à M. Charles de Luëtkens, à Latour-Carnet, arrondissement de Lesparre; en 1884, elle n’a pas été attribuée. -- Le prix spécial des fermes-écoles a été décerné, en 1876, à M. Frédéric Couraud, directeur de la ferme-école de Machorre.
Le département possède une ferme-école à Machorre, arrondissement de la Réole. Bordeaux possède une station agronomique. Enfin, la Gironde a une chaire départementale d'agriculture. G. M.
GIROU DE BUZAREINGUES (biographie). — Louis-François-Charles Girou de Buzarcingues, né à Saint-Geniez (Aveyron) en 1773, mort en 1856, abandonna la carrière militaire pour s’adonner à la pratique de l’agriculture à Buzareingues; il se livra surtout à des recherches sur l’ensemencement des terres et sur l'élevage du bétail. On lui doit un grand nombre de Mémoires, dont la plupart ont paru dans les Annales de l’agriculture française, notamment sur les semailles de Blé, les Pommes de terre, les vaches laitières, etc., et en outre Æssai sur les Mérinos (1812), Physiologie agricole (1849). Il fut membre associé de la Société nationale d'agriculture. 1:29:
GITHAGO. — Voy. NIELLE.
GITON, GITONNE (z0otechnie). — Dans l’ancien Poitou, on donne le nom de Giton et de Gitonne au jeune mulet et à la jeune mule âgés de moins d'une année. C’est un terme du dialecte poitevin, qui s'emploie aussi pour les pousses des arbres, encore appelées gites, et qui est évidemment l’équivalent du mot français rejeton. Les jeunes mulets de cet âge sont tous mis en vente à la fin de l'été ou au commencement de l'automne. Il y a pour cela des foires spéciales, notamment dans l’arrondissement de Melle (Deux-Sèvres), où se produisent les meilleurs. Elles sont appelées foires de gitons. A. S.
GIUNCALA (FROMAGE DE) (laiterie). — Fromage frais fabriqué en Italie avec du lait non écrémé, qu'on met en présure après la traite. Les fromages de Giuncala sont vendus pour la consommation immédiate, dans des paniers coniques en jonc.
GIVRE (météorologie). — On donne le nom de givre soit aux cristaux d’eau glâcée constatés dans la gelée blanche, soit aux dépôts analogues qui se déposent, sous l'influence de changements rapides de température, sur les objets exposés à l’air. Dans ce dernier cas, le givre recouvre ainsi d’un dépôt plus ou moins épais les branches d'arbres, les brindilles des arbustes, les vêtements, etc. Il se forme, à toutes les heures du jour et de la nuit, lorsque les circonstances sont favorables. Il se dépose surtout lorsque, après un froid très vif qui a maintenu longtemps les corps à une température très basse, survient un vent chaud et humide, dont la vapeur se congèle instantanément au contact de leur surface. Les cristaux de glace qui se forment sur les vitres, à l’intérieur des habitations, lorsque la température extérieure s’abaisse et se maintient au-dessous de zéro, proviennent de la formation du givre par la congélation de la vapeur de l'air, qui se condense au contact des vitres froides.
GLACE (météorologie). — La glace est de l'eau passée à l’état solide. Le point de solidification de l’eau marque le zéro des échelles thermométriques. Les effets de la congélation de l’eau sur le sol et sur les végétaux sont indiqués ailleurs (voy. FROID et GELÉE). Quant aux emplois de la glace en agriculture, ils sont restreints : il n’y a lieu d'indiquer ici que l’usage de la glace dans la fabrication du beurre pendant l'été; cette méthode, importée des pays septentrionaux, a pour but de donner plus de consistance au beurre avant le délaitage (voy. BEURRE). On se procure la glace nécessaire, soit en conservant dans des glacières la glace formée pendant l'hiver, soit en la fabriquant dans des appareils qu’on trouve dans le commerce et qu’on appelle
TO
GLAÏTEUL
aussi des glacières. La description de ces glacières ne peut trouver place ici ; il suffit de dire que le principe de leur construction repose sur l'absorption de la chaleur par le changement d'état des corps. Les glacières, servant à conserver la glace, se composent généralement d’une chambre creusée dans le sol, dont le plancher est garni de paille, et emboitée dans une maçonnerie, de manière à laisser un espace vide entre les parois et ce revêtement; un corridor à double porte y donne accès pour apporter et retirer la glace, et un puisard sert à l'écoulement dans le sol de l’eau provenant de la fonte de la glace; le tout est creusé dans la terre jusqu’au niveau supérieur de la porte; le sommet est recouvert d’une couche de terre dont l’épaisseur varie suivant les dimensions de la glacière.
. GLACIAIRE (ÉPOQUE) (géologie). — L'époque glaciaire est caractérisée par un abaissement considérable de la température pendant la période qua ternaire. Ce refroidissement a eu pour conséquence l'étendue de la surface des glaciers. Par suite de la fusion de ces derniers, des phénomènes erratiques d’une grande puissance ont été produits. En outre, cette fusion a été accompagnée de grands mouvements dans les eaux courantes à la surface du globe, ce qui explique l’étendue et la puissance des alluvions déposées au moment de la fonte des glaciers. Ces phénomènes et leurs résultats au point de vue agricole sont étudiés au mot DILUVIUM. F.6G.
GLACIALE. — Voy. FICOÏDE.
GLAÏIEUL (horticulture). — Genre de plantes de la famille des Iridacées dont il représente un type irrégulier. Sur le bord d’un réceptacle creux s'insère un calice irrégulier de trois pièces avec lesquelles alternent les pétales également irréguliers ; ce double périanthe est coloré diversement, suivant les espèces qui sont nombreuses. Les étamines sont au nombre de trois. L’ovaire, à trois loges et infère, comprend dans chacune de ses cavités un nombre indéfini d’ovules. Le fruit est une capsule membraneuse. Les Glaïeuls (Gladiolus T.) sont des herbes vivaces au moyen de bulbes solides recouverts de quelques tuniques. Les feuilles sont ensiformes, longues et étroites ; elles sont portées par un rameau aérien, se terminant par un épi de fleurs accompagnées de grandes bractées. On en connaît une centaine d'espèces, originaires de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique centrale. Le Glaïeul des moissons (Gladiolus segetum Gawl.), qui croît à l’état spontané dans le midi de la France, passait pour emménagogue. On cultive dans tous les jardins un nombre très considérable de variétés de Glaïeuls. Les semis et les soins culturaux ont fait varier à l’infini la coloration de leurs fleurs et chaque année on en voit mettre au commerce quelques variétés nouvelles. On cultive peu dans les jardins les espèces indigènes qui ont cependant produit plusieurs variétés intéressantes se rapportant au Glaïeul des moissons (G. segelum Gawl.) et au Glaïeul commun (G. communis L.). Cependant ces plantes peuvent rendre des services dans l’ornementation, car elles sont rustiques, ne réclament aucuns soins spéciaux et passent l’hiver dehors sans souffrir du froid.
Les principales variétés que l’on cultive en collections nombreuses sont désignées par les horticulteurs sous le nom de Glaïeuls de Gand ou de Glaïeuls hybrides. Les couleurs que revêtent les fleurs de ces variétés sont très diverses et passent du rouge le plus intense, par toutes les teintes du rose, au blanc presque pur. Depuis quelques années un horticulteur de Nancy, M. Lemoine, a produit des variétés toutes différentes de celles qu’on possédait jusqu’à ce jour et se caractérisant par de grandes macules sur les pièces du périanthe; ce sont de fort belles plantes qui sont loin d’avoir dit leur dernier mot, malgré toute la perfection qu’elles ont atteinte déjà.