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GLAISE

Le Glaïeul est peu exigeant sur la nature du sol. La plantation des bulbes peut se faire pendant tout le printemps. On commence à planter en mars pour terminer cette opération dans le courant du mois de mai, et l’on obtient de la sorte une floraison continue, depuis juillet jusqu'aux gelées. Il est souvent utile, dans le cours de la végétation, de munir les rameaux florifères de petits tuteurs, afin d'éviter qu'ils ne se brisent. A l’automne, quand les feuilles commencent à jaunir, on arrache les bulbes, on les laisse sécher à l’air pendant un jour ou deux, puis on les rentre sous un hangar. Quand les feuilles sont sèches, on les coupe à un demi-centimètre audessus du bulbe et l’on détache de celui-ci le bulbe de l’année précédente, qui ne sert plus à rien. On conserve les bulbes dans un endroit sec, aéré et à l'abri des gelées.

La multiplication des Glaïeuls est chose relativement facile, car outre que la plupart des bulbes bien développés que l’on plante au printemps en produisent deux et quelquefois trois qui fleuriront l’année d’après, on trouve encore à la base des vieux bulbes une quantité souvent très grande de bulbilles de la grosseur d’un pois environ, qui, étant cultivés, fourniront après trois années des plantes capables de fleurir. Ces bulbilles, bien que provenant de plantes qui craignent le froid, ne gèlent pas si on les laisse en pleine terre; aussi a-t-on tout avantage pendant les deux premières années à les planter en automne. Passé ce temps, il convient de les traiter comme des plantes adultes et de les soustraire pendant l'hiver aux gelées.

Le semis ne donne des plantes capables de fleurir qu'après cinq années de culture ; aussi n’estil employé qu’en vue d'obtenir des variétés nouvelles. On le pratique en terrine ou en pleine terre, en mars ou avril.

Les Glaïeuls conviennent tout particulièrement à l’ornementation des plates-bandes où on les plante par groupes de trois ou quatre. On les emploie fréquemment dans les corbeilles de Rosiers à tige pour cacher celle-ci. Is s’accommodent très bien de la culture en pot, qu’on peut leur appliquer pour en obtenir une floraison hâtive. Les rameaux coupés et mis dans l’eau constituent de très beaux bouquets, à la condition d’entremêler ces rameaux d'un peu de feuillage léger. Leur floraison dure très longtemps dans l’eau et tous les boutons s’y épanouissent successivement. J. D.

GLAISE. — Voy. ARGILE.

GLANAGE. — L'origine du glanage remonte aux premiers âges du monde. Le Lévitique et le Deutéronome le regardent comme un droit établi par la charité en faveur des pauvres ou de ceux qui ne peuvent pas travailler par suite d’infirmité. Saint Louis a reconnu aussi son existence en ordonnant aux cultivateurs de ne faire paitre le bétail sur les chaumes que trois jours après la rentrée de la moisson. Enfin, un édit de Henri II, en date de 4554, ordonnait de ne laisser glaner que les vieillards, les orphelins et les gens infirmes.

Ce droit des pauvres n’a pas été méconnu par la société moderne. Il a été confirmé en 1784 par un arrêt du parlement de Paris, et, plus tard, par le Code pénal, qui l’autorise à condition qu’il n’aura pas lieu dans les champs non encore dépouillés de leurs récoltes, et qu’il ne sera pas pratiqué avant le lever et après le coucher du soleil. L'article 21 du Code rural de 1791 défendait aussi d'entrer dans les champs avant l’enlèvement complet de la récolte. Le même code ordonnait encore, article 22, aux pètres et aux bergers, de ne conduire leurs troupeaux, dans les champs moissonnés et ouverts, que deux jours après l'enlèvement de la récolte, sous peine d’une amende de la valeur d'une journée de travail. Le Code pénal, article 417, porte que la pénalité pour les contrevenants sera de 1 à 5 francs.

Les glaneurs doivent ramasser les épis avec la

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