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PUDENTIENNE (BASILIQUE DE SAINTE

après, a laissé par testament tous ses biens à Pastor et à Praxède, la seule survivante des filles de Pudens. Timothée est consulté pour savoir s'il consent à cette dotation. Sa réponse affirmative est exprimée dans la seconde lettre. Enfin dans l'appendice narratif, Pastor raconte que les thermes de Novatus, dans le vicus Lcileritius, furent échangés en un second titre sous le nom de Praxède. C'est évidemment la légende de fondation des tituli Pudentis et Praxedis l. »

III. Les fouilles. — Nous avons dit plus haut qu'à la profondeur de 9 mètres sous la basilique actuelle on a rencontré quelques fragments d'un pavement en mosaïque et un fragment de mur en réticulé avant fait partie d'habitations patriciennes du temps d'Auguste ou même de la République. Ces restes sont indépendants de murailles souterraines dans lesquelles, en dehors de quelques substructions du Moyen Age, on peut distinguer trois groupes différents. Le premier est constitué par un triple appartement, situé sous les travées d'entrée de l'église, et appartenant à une maison de l'époque d'Hadrien ou d'Antonin. Les deux estampilles doliaires rie 128 et 129, avec le nom de Pudens sont d'un grand intérêt. Sur cette maison s'embranchent quatre galeries peu postérieures et qui n'ont jamais servi que rie substructions. Elles sont situées sous la nef rie l'église. Plus à main gauche, il existe quatre autres galeries, dans lesquelles l'appareil à arêtes de poisson apparaît, mais qui ne sont pourtant pas d'un âge beaucoup plus récent que les premières. Mais il existe d'autres galeries encore, rie manière à former un vaste réseau, dont seule la partie concernant Sainte-Pudentienne a été déblayée, et au-dessus duquel les thermes auront été construits. Ceci résulte de la présence rie restes de conduites d'eau et d'un véritable système d'égouts, et se trouve confirmé par la découverte, sous le pavement de l'église, de vasques qui occupaient une grande salle voûtée renfermant un nymphseum. Les maçonneries de celle-ci, dans lesquelles se rencontre l'appareil en arête de poisson, sont contemporaines des substructions et remontent à l'an 150 environ. Cette salle fut effectivement convertie en église, comme le disait la tradition, et ses murs sont assez bien conservés pour qu'il soit possible de tenter une reconstruction schématique. Quelques fragments de son pavement en mosaïque existent encore. Sur ses deux côtés étroits la salle se terminait par un mur en exèrire. Celui du fond reçut au ive siècle la mosaïque absidale bien connue. Pour pouvoir l'y fixer, le mur fut aveuglé, mais les baies qui l'ajouraient restent visibles au revers.

D'autres murailles du ne siècle existent derrière ce mur absidal, en bordure de la via Balbo et ont été restaurées. Quant au mur en exèrire rie l'autre extrémité du ni/mphseum devenu église, il disparut plus tard, par le prolongement de la nef. Rien ne révèle une transformation de la salle en église à une époque qui serait antérieure à celle où la mosaïque de l'abside fut exécutée (387 à 398), mais ceci ne prouve pas que la salle ne servait pas au culte déjà longtemps auparavant.

IV. L'histoire. — Vers le temps de la paix de l'Eglise ou peu après le titre domestique devint basilique. A partir du ive siècle on lit ce titre sur une inscription de l'année 384, ce qui nous montre un clergé organisé % :

MIRAE-INNOCENTIAE-ADQ-EXIMIAE

BONITATIS-HIC-REQVIESCIT-LEOPARDVS

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