‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 136 sur 477 · P LJ D I C I T É · texte numérisé non relu

P LJ D I C I T É

PUGILLARIS

Bibl. — R. Paribeni, Iscrizioni crisliane inédite, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1910, p. 13, n. 6. A Carthage :

DM-S-TANNONIA • ANNI BONIA ■ CONIVNX • DVLCISSl MAETRARISSIMAINCOMPA RABILIS-FEMINA-CASTITATIS ET FRVGALITATISETPVDICI TIAE-ET-DISCIPLINAE-ET OMNIVM ■ BONORVM • EXEM PLVM • VIX • ANN • XXXII • ET • HIC • CVM • SVA- SOCRV-SIMI LICASVEREPTA-BENE-QVIES

cil VS-VICTORICVS

CITO DESE

La belle-fille et la belle-mère reposaient côte à côte emportées probablement par le même mal, peut-être le fléau de la peste qui fit tant de victimes à Carthage en 252-254.

Bibl. — O. Marucchi, Scavi di Carthagine dans Nuovo bull. di arch. crist., 1907, p. 332.

A Aouste-en-Diois, près de Crest (et non à Aoste), le texte donné déjà dans Dictionn., t. i, col. 2492, flg. 822.

H. Leclercq.

PUELLA, PUER. — Puella est un diminutif de puera. Saint Isidore de Séville nous dit que Puella est parvula, quasi pulla '. Le terme s'entend depuis le plus jeune âge jusque bien au delà de l'adolescence. Chez les auteurs ecclésiastiques, le terme sert aussi à désigner une vierge consacrée à Dieu, ce que nous lisons sur deux inscriptions de la Gaule :

Aisberga puella Deo placita 2, en 491.

Eusebia sacra Domino puella, cuius probabilis vita instar sapientium puellarum sponsum emeruit habere Christum 3.

A Lyon, une belle inscription typique du ve siècle (voir Dictionn., t. x, col. 273, n. 8290) nous ofîre cet exemple 4 :

IN HVC LOCO REQVIEVIT LEVCADIA DEO SACRATA PVELLA QVI VITAM SVAM PROVT PROPOSVERAT GESSIT QVI VIXIT ANNOS XVI TANTVM BEATIOR IN DNO CONDEDIT MENTEM PTS CONSV THEVDOSI XIII

Nous pourrions encore citer bien d'autres exemples de ce sens du mot puella. en Gaule, en Afrique5 et ailleurs.

Puer présente plusieurs significations, ou bien ce mot désigne les enfants dans la famille naturelle, ou bien les serviteurs dans la famille domestique sans distinction d'âge \ ou il désigne un être du sexe mâle, un « garçon », par opposition à la puella.

Le terme s'applique non seulement à un enfant ou à un adolescent mais encore à un adulte. Nous en trouvons maints exemples dans les inscriptions chrétiennes, par exemple : PVER FANCHAF. IVS qui...

1 S. Isidore, Etymologiœ, 1. XI, n, 12. — » E. Le Hlant, Inscr. chrél. de la Gaule, t. n, n. :iSS. — ' M., il'id., t. n, n. 392. — * Id., L'êpigraphie chrétienne en Gaule el dans l'Afrique romaine, 1890, p. 85, pi, ni. — » P. Monceaux, dans Bull, de la Soc. nal. des antiq. de France, 1904, p. 241 ; A. Merlin, dans Bull, archéol. du Comité des trau. hist., 1916, p.. çi^xy; cf. Merlin et L. Poinssot, Us inscriptions d'Uchi

vixit annos xx et menses oclo el dies xij », ou bien encore s au cimetière de Cyriaque :

FLAVIIS LVPICINO ET IOBI NO CONS-VII IDVS IVNIAS DECESSET DE SECVLVM PVER VICTORINVS QVI BIXIT ANNVS XXXVII, M • X DX ET CVM VXSORE FECIT ANVS II -M-lll DP-V IDVS IVNIVS VENE MERENTI IN PACE

Puer Victorinus, qui bixil annus xxxuii, m. x, d. x, et cum uxsore fecit anus duo.

Nous entendons le Sauveur s'adresser à ses apôtres en leur disant : Pueri (en grec roxiSla), numquid pulmentarium habetis? (Joa., xxi, 5). Il est plus curieux encore de lire le mot puer appliqué à un adulte récemment baptisé pour évoquer l'innocence reconquise * : Urso et Polemio conss. natus puer nomine Mercurius, d. un kal. aprili, depositus vij kal. sept., qui vixit ann. xxiiij, m. vij, d. xv, bene m. in pace.

Les exemples abondent dans l'êpigraphie. A Fano, en Italie (Fanum Fortunœ)10 :

HIC IACET PVV ER TAVRINVS ANN-XVIII-FILI VSAVF.CRAE DEINVICTOS-

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