PURGATOIRE — PYRAMIDES
puerum nomine Mannonem, pro redemplione animas suit. Il s'agissait d'une manumission par testament (\oir Dictionn., t. i, au mot Affranchissement) « pour la rédemption de l'âme d'Aremberga ». Le consulat d'Avienus nous reporte à 450, à 501 ou à 502, et J. Spon a perdu son défi.
H. Leclercq.
PUTIPHAR. ■ — Ce personnage ne tient aucune place dans l'archéologie chrétienne; il y est représenté par sa femme, de fâcheuse mémoire. « Or, lisons-nous dans la Genèse, il arriva un jour que Joseph étant entré dans la maison et y faisant quelque chose sans que personne fût présent, sa maîtresse le saisit par son manteau et lui dit : « Dormez avec moi ». Alors Joseph lui laissant le manteau entre les mains s'enfuit et sortit de la maison (Gen., xxxix, 7). » Cet épisode a inspiré un des miniaturistes de la Genèse de Vienne et ce feuillet a conservé beaucoup de fraîcheur et d'éclat. Il est divisé en deux registres. En haut, à gauche, une salle circulaire dont le fond se compose de colonnes; la femme de Putiphar, parée, s'empare du manteau de Joseph qui s'en dégage et prend la fuite par la porte ouverte. Le reste est occupé par des scènes d'intérieur, où la femme de Putiphar reparaît deux fois parmi des servantes et des enfants.
Cette miniature a été reproduite dans Hartel et Wickoff, Die Wiener Genesis, pi. xxxi, dans A. Michel, Histoire de l'art depuis tes premiers temps chrétiens, 1. 1, p. 217, fig. 119, et dans H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. i, pi. cxcv.
L'incident se poursuit au feuillet suivant : « Lors donc que son mari fut rentré, elle lui montra ce manteau. » Putiphar est de retour, on le voit entrer dans la maison où sa femme, flanquée d'une duègne, lui fait accueil, tandis que la duègne présente la pièce accusatrice : le manteau.
Cf. H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. i, pi.
H. Leclercq.
PUY-EN-VELAY. — Sur les origines de cette Église et sa liste épiscopale, voir Dictionn., t. ix, col. 1399-1401.
En ce qui concerne la liste légendaire qui s'ouvre par un prêtre Georges, compagnon de voyage de saint Front et envoyé avec lui par saint Pierre, mort en chemin ; ressuscité, on en fit le premier évêque du Puy, mais on ne peut dire à quel moment. La légende périgourdine de saint Front, au xe siècle (fin), parle de Georges comme d'un prêtre, et ne parle pas de son envoi au Puy. Cependant la collégiale de cette ville se disait en possession de ses reliques. On a pu faire voir, grâce à une série de documents la plupart inédits, qu'à partir d'une époque antérieure à 11 08 jusqu'à nos jours, l'identité des susdites reliques est incontestable. Mais il n'en est plus de même pour la période qui précède; et, vraisemblablement, ni le chapitre de Saint- Georges-du-Puy, ni le chapitre de Saint-Georges de Saint-Paulien, qui prétendaient tous deux conserver intactes et dans leur entier les reliques de leur commun patron, n'étaient en réalité en possession des véritables restes de saint Georges l.
Le trésor de la cathédrale du Puy conserve la Bible de Théodulfe d'Orléans. Reliure en velours rouge à clous paraissant du xvi° siècle environ ; 0 m. 325 x 0 m. 235, contenant 348 feuillets; les cahiers sont de 10 feuillets, numérotés à l'angle supérieur de leur premier feuillet, en lettres grecques de A à KO, la numérotation recommence après les évangiles, écriture sur deux colonnes de 62 à 63 lignes. A comparer au ms. Paris, lat. 9380 et cf. L. Delisle, Les bibles de Théo-
1 A. Achard, Mémoire sur les reliques de saint Georges, premier évêque du Puy, et de saint Hilaire, évêque de Poitiers,
dulfe, 1879; Le cabinet des manuscrits, t. m, p. 21; Album paléographique, 1887, pi. xvm; Ph. Fledde, dans Annales de la Soc. d'agric. du Puy, 1839; Recueil de fac-similés à l'usage de l'École des Chartes, n. 126; S. Berger, Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du Moyen Age, in-8°, Paris, 1893, p. 171, 331, 341, 344 sq.
Sarcophage (voir Dictionn., t. vu, col. 2662-2663, fig. 6324).
Inscription déjà mentionnée à propos de la liste épiscopale (voir Dictionn., t. ix, col. 1400; t. xm,
10575. ■ — ■ Inscription du Puy.
D'après LeBlant, Inscriptions de la Gaule,
t. n, pi. lxxv, n. 450.
col. 1104), elle rappelle le souvenir de l'évêque Scutarius (fig. 10575). La pierre est opistographe et porte au revers le nom d'une divinité topique et d'un empereur :
ADIDONI ET AVGVSTO SEX TALONIVS MVSICVS D S PP
Bibl. — Ad. Michel, L'ancienne Auvergne et le Velay, pi. ci; Fr. Mandel, Le Velay, p. 164; Aymard, Les origines de la ville du Puy, dans Congrès scientif. de France, 1856, t. n, p. 338; Recherche des inscriptions inédites ou peu connues, p. 15; Antiquités gallo-romaines découvertes au Puy, p. 10, 43; E. Le Blant, Inscr. chrél. de la Gaule, t. il, p. 346, n. 572, pi. lxxv, n. 450.
H. Leclercq.
PUY-DE-GAUDY.— Commune de Sainte- Feyre, près de Guéret (Creuse). Cette localité a possédé un cimetière depuis les temps mérovingiens jusqu'au xive siècle : entre deux tombes on trouva une dalle de 1 m. 30 de long et 0 m. 28 à la tête, 0 m. 24 aux pieds, 0 m. 12 d'épaisseur; ces dimensions permettent de croire que cette dalle abritait un mort déposé entre deux cercueils. Le texte paraît être :
DODOLENVS FILF PPO
Peut-être : Dodolenus ftlius Eppo. Ces deux noms se rencontrent dans les textes mérovingiens.
Bibl. — J.-B. Thuot, L'inscription du Puy-de- Gaudy, dans Mém. de la Soc. des se. nat. et arch. de la Creuse, t. iv, 1862, p. 273; De Cessac, dans Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1874, p. 115, 116; L'oppidum du Puy-de- Gaudy, dans Congrès scientif. de. France, xlii6 session, p. 23; J.-B. Thuot, Note relative ci une inscription funéraire trouvée au Puy-de- Gaudy, dans Revue des Soc. sav. des déparlements, VIe série, t. i, 1875, p. 133-134; E. Le Blant, Nouveau recueil des inscr., 1892, p. 215, n. 228.
H. Leclercq.
PYRAMIDES. — Dicuil, auteur irlandais du ixc siècle, écrit que les pyramides étaient au nombre de sept et que leur destination consistait à servir de greniers d'abondance afin de conserver le blé en vue des
dans Compte rendu du LXXV" congrès archéologique de France, p. 244-269.