SCISSMI AC TER-BE
PVS-DN ATISS-ARCHIP
Bibl. — Garrucci. Storia, pi. cccxcn, 2; H. Dutschke, op. cit., p. 89-90, n. 82, fig. 37.
10. Devant la porte Neuve. — Couvercle de sarcophage, trouvé en 1889.
Bibl. — De Rossi, Bull, di arch. crist., 1891, p. 105; pi. vu; H. Dutschke, Ravenn. Stud., p. 91, n. 83.
XXVII. Autels. — A Sainte-Agathe, une pierre sculptée encastrée dans un autel représente un grand chrisme à huit branches d'un type qu'on rencontre souvent à Ravenne. De chaque côté deux volatiles de basse-cour qui ne sont aucunement, comme nous l'avons dit, des « pintades » (voir ce mot), mais tout simplement des dindons; derrière eux deux plants de vigne avec des raisins (voir Dictionn., t. xiv, col. 1067, fig. 10295).
Bibl. — H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. ii, pi. cxcvm a; J. Rraun, Der christliche Altar in seiner geschichllichen Entwicklung, in-8°, Mûnchen, 1924, pi. ccclxxi, n. c.
On conserve au musée de Ravenne une sorte de plinthe qui a pu servir à l'ornementation d'un autel; la matière n'est pas du marbre, elle semble être d'un grain plus serré, pourtant, que la pierre d'Istrie qui est assez commune à Ravenne. Au centre, une croix dans un cercle et les intervalles des bras de la croix remplis par des fleurons, ou palmettes.
Bibl. — H. Peirce et R. Tyl t, op. cit., t. n. pi. c a.
XXVIII. Transennes et plaques ajourées. — 1. A Saint-Apollinaire-Neuf une belle plaque de marbre, présentant un cratère d'où sortent deux ceps de vigne sur lesquels deux paons s'avancent vers un chrisme (voir Dictionn., t. xm, col. 1083, fig. 9606).
2. A la cathédrale, une dalle ajourée où se détachent deux oiseaux qui paraissent chanter ou siffler.
Bibl. — O. Wuliï, Allchr. und byzant. Kunst, t. i, p. 278, fig. 264.
3. A Saint- Vital, une dalle ajourée formant une sorte de treillis contenant feuilles et fleurs (voir Dictionn., t. ii, col. 1829, fig. 2007), très souvent reproduite.
Bibl. — W. Neuss, Die Kunst der alten Christen, pi. xxvn, fig. 57; O. Wulfï, Altchrist. und byzant. Kunst, t. n, p. 408, fig. 853; H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. n, pi. xcix b; Ch. Diehl, Ravenne, p. 88; C. Ricù, Ravenna, p. 41.
4-5. A Saint-Vital; autre plaque, treillis analogue mais d'exécution plus lourde.
Bibl. — C. Ricci, Ravenna, p. 40.
(». Au musée, plaque ajourée, cercles et octogones, croix, paons, colombes, fleurs.
Bibl. — H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. n, pi. xc.ix a.
7. Au palais archiépiscopal, plaque ajourée : croix, cercles et fleurons combinés.
Bibl. — H. Peirce et R. Tyler, op. cit., t. ii, pi. en.
J{. Saint-Apollinaire-in-Classe, fenêtre ajourée (voir Dictionn., t. v, col. 1364, fig. 4338).
JJ-10. Saint-Apollinaire-Neuf, deux plaques ajourées se faisant réplique, mais l'une est décorée dans le goût rectiligne, l'autre dans le goût curviligne; les croix centrales et les encadrements extérieurs sont identiques.
XXIX. Ambons. — Dans l'église du Saint-Esprit, on conserve un ambon dont la partie renflée présente un portique de quatre colonnes supportant un fronton et deux cintres, et une décoration florale; les parties planes, en retour une croix posée sur un cercle.
Bibl. — H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. i, pi. clxvii b.
Nous avons déjà signalé plusieurs ambons de Ravenne (voir Dictionn., t. i, au mot Ambon), celui d'Agnellus doit retenir principalement l'attention (voir Dictionn., 1. 1, col. 1341, fig. 313; t. n, col. 1819, fig. 1998).
Bibl. — H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. n, pi. clxxxviii; Ch. Diehl, Ravenne, p. 90.
XXX. Chapiteaux. — Nous serons très bref sur ce membre d'architecture, parce que nous en avons donné déjà un certain nombre qu'on retrouvera sans peine : t. m, col. 488, flg. 2560 : Saint-Vital; fig. 2561 : Saint-Michel; fig. 2562 : Saint-Apollinaire-Neuf; fig. 2563 : Saint-Vital; t. m, col. 440, fig. 2488 : Saint- Jean-des-Fonts; fig. 2489 : Saint-Jean-1'Évangéliste; fig. 2490 : Saint-Esprit; t. vi, col. 260, fig. 4851 : Saint- Jean-1'Évangéliste.
Signalons trois chapiteaux du type appelé « théodosien i : (voir Dictionn., t. m, col. 444, la légende de la fig. 2492, se réfère à la fig. 2491 ) ; un autre sur la colonne engagée dans le clocher de Saint- Jean-1'Évangéliste; un autre à Sainte-Agathe.
XXXI. Colonnes. — Voir Dictionn., t. m, col. 2311, fig. 3166, 3169.
XXXII. Plat de bronze. — Le musée national de Ravenne possède un plat byzantin en bronze, orné de figures et d'inscriptions. Au centre la sainte Vierge; à l'entour : saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Évangéliste, saint Marc, saint Jean Chrysostome, saint Nicolas, saint Georges, saint Démétrius, saint Thomas, saint Matthieu, saint Luc, saint Pierre et saint Paul. On voit que ce sont le Précurseur, les princes des apôtres, les quatre évangélistes, saint Thomas, deux évêques et deux martyrs particulièrement vénérés. Autour de la Vierge on lit cette inscription :
+ IIavayi,a 0(eoTÔ)xe, PotjOsi yjjj.ïv. suivie des sigles suivants MTXB dont l'interprétation paraît devoir être :
Moepîoc yiverai xptcmavwv (îoY)6eia Sous le buste on voit une croix flanquée des lettres : EGO0O qu'il faut lire :
'Eyw 0e6ç.
Enfin, au bord extérieur, trois trimètres iambiques : <àç XaêtSa (3Xétcco ce <ppt.XT7)v, 7tap0éve, çspoucrav Xpiarov àvOpaxwSr) 7rupcp6pov, xaôâpaiov <ra>[i.airoç xai <l>ux% pÛT^cov. Ce petit monument est un ravaytdtptov ou plat destiné à recevoir le pain que, dans les monastères, l'hi-
RAVENNF.
goumène bénit à la fin du repas en l'honneur de la Trinité et de la sainte Vierge, en souvenir d'une curieuse légende apocryphe, qui se lit dans VHorologion et dans les rubriques du jour de Pâques dans le l'enlecostarion; on y trouve également le texte de l'invocation à la Vierge que la légende fait remonter aux apôtres.
Iiibl. — Th. Ouspensky, Artonsnaja Panagija, dans le Bulletin de l'Institut archéologique russe de Constantinople, t. vin, 1903, p. 249-263; cf. S. Pétridès, dans Échos d'Orient, t. vu, 1904, p. 189.
XXXIII. Plaques d'or ciselé. — En 1854, à peu de distance de la Rotonde, on découvrit des plaques d'or ciselé, enrichies de grenats où l'on pensa voir des débris de la cuirasse de Théodoric. Ces bijoux peuvent remonter au v« siècle; rien n'autorise à y rattacher le nom de Théodoric.
Bibl. — Ch. Diehl, Ravenne, 1903, p. 61.
XXXIV. Stuc. — On a fait à différentes reprises usage du stuc à Ravenne, au baptistère des orthodoxes et à Saint-Vital. J.-P. Richter a proposé d'en faire — au baptistère — une œuvre du v* siècle, tandis que Crowe et Cavalcaselle y voient un produit de l'art du Moyen Age. A Saint-Vital on a recouru abondamment à ce procédé décoratif qui, déjà alourdi, ressemble à un expédient pour se libérer d'une sculpture trop onéreuse (voir Dictionn., au mot Stuc).
Bibl. — Ch. Diehl, Ravenne, p. 78; Garrucci, Storia, t. vi, pi. ccccvi-ccccvii; H. Peirce et R. Tyler, L'art byzantin, t. il, 1934, pi. lxxxviii, xcii, xciii.
XXXV. Ivoire. — 1. Chaire de Maximien (voir Dictionn., t. x, col. 2783-2798; t. xn, col. 301. fig. 8515; t. xm, col. 1095, fig. 9624). Cf. C. Cecchelli. La cattedra di Massimiano ed allri avorii romanoorientali, Roma, 1937.
2. Diptyque dé Murano (voir Dictionn., t. iv, col. 1162, ri. 75; t. xn. col. 529, fig. 8602).
XXXVI. Croix stationale de saint Agnellus. - On conserve a la cathédrale une croix d'argent
exécutée par ordre de l'archevêque Agnellus, dont il est fait mention dans le Liber pontificalis en ces termes : Fecit beatissinms Agnellus crucem magnum de argento in L'rsiana ecclesia super sedem posl tergum pontifias in qua sua effigies manibus expansis oral. Aujourd'hui, à Ravenne, on appelle croix de saint Agnellus celle que publia Ciampini, sur les deux faces de laquelle on voit une série de bustes au nombre de quarante, figurés sur autant de petits médaillons. Sarti a fait remarquer que ce ne pouvait être la croix d'Agnellus parce qu'elle fut faite pour être placée sur la chaire épiscopale et non pour servir aux stations. Paciaudi observe que trois seulement des personnages, sur quarante, portent le pallium. Quant aux deux médaillons du centre, la résurrection du Christ et l'Orante entre deux cyprès, c'est un travail du Moyen Age.
Bibl. — Ciampini, Vetera monimenta, t. n, p. 17, pi. xiv, 1 a, b; M. Sarti, De veteri casula diptycha, in-4°, Faventiae, 1753; T. Garrucci, Storia dell' arle cristiana, t. vi, p. 38, pi. ccccxxxi; C. Ricci, Ravenna, in-8°, Rologna, 1902, p. 53.
XXXVII. Cosmoc.raphe de Ravenne. Noir Dictionn., t. vu, col. 1883-1897. Cf. J. Schnetz, Intersuchungen :um Geographer von Ravenna, in-8°, Miinchen, 1919.
XXXVIII. Papyrus de Ravenne. - Voir Dictionn., t. xm, col. 1 156. Nous avons déjà parlé de la grande publication de Gaetano Marini, / papiri diplomatici, in-fol., 1805. de vingt-deux planches gravées, transcrites et commentées reproduisant des documents écrits sur papyrus et provenant en partie de Ravenne; voir aussi H. -F. Massmann, Die gothischen Urkunden von Neapel and Arezzo, in-fol., Mûnchen, 1837 (deux
lithographies de documents du vie siècle, provenant de Ravenne, en cursive romaine avec des souscriptions grecques) et nous avons donné un exemple d'écriture (voir Dictionn., t. iv, col. 1679, fig. 3939).
Les plus anciens actes dont les originaux nous sont parvenus, chartes* privées du vic siècle rédigées pour la plupart à Ravenne, ont conservé la tradition du latin de la chancellerie impériale romaine et ne présentent encore qu'un assez petit nombre d'altérations dans l'orthographe dues principalement à l'influence de la prononciation. Ces chartes nous font connaître entre autres choses la forme des souscriptions à la fin du \e et au vie siècle. En voici un exemple : 4- Ego Theudusius vfir) h(oneslus) tabell. urbis Rom. habens slationem in- porticum de Suborra reg. quarto, scriplor hujus chartulœ a die prœsenti donationis ;>osl testium subscriptiones et tradilione facta complevi et absolvi.
Un de ces papyrus des chartes de Ravenne, publié peu correctement par Marini 2, d'après une copie de Dionigi prise sur l'original alors à Vérone, aujourd'hui à Paris (Suppl. lat. H00) nous offre un exemple de demande de concession emphytéotique adressée à l'Église de Ravenne (voir Dictionn., t. iv, col. 2766- 2777). Elle contient l'énumération des biens qui doivent faire l'objet de l'emphytéose, suivie de l'engagement pris par le concessionnaire de cultiver et améliorer ces biens et de payer une redevance annuelle; elle est rédigée par un notaire de Cumiachum (aujourd'hui Comacchio). Ce bail emphytéotique offre dans ses caractères extrinsèques une assez grande ressemblance avec les actes du vie siècle pour qu'il soit permis de le faire remonter jusqu'à cette époque, et de le considérer comme l'un des plus anciens documents de ce genre qui nous soit connu.
Bibl. — J. Tardif. Demande de concession emphytéotique adressée à l'église de Ravenne. dans Bibliolh. de l' Ecole des Chartes, t. xvin, 1857, p. 45-47.
XXXIX. Épigraphie. -- Une fois encore nous rencontrons l'inévitable Agnellus qui prœdiclum \librum\ pontiflcalem ego Agnellus. qui est Andréas fabbas Sanclae Maris ail Blachernas et Sancti Bàrtholomei ) exiguus Sanctx mew hujus Ravennatis Ecclesiœ presbyter, rogatus ri conclus a frulribus ipsius sedis composui. Xous avons cl i t ce que l'archéologie lui doit, il n'est pas moins utile pour l' épigraphie de Ravenne. car il a inséré dans son texte un certain nombre d'inscriptions relatives à des archevêques, lesquelles ont aujourd'hui disparu et que personne autre que lui n'a songé à recueillir; les unes dédicatoires, les autres funéraires. 11 y apportait une grande attention comme on le voit par l'inscription de son homonyme l'archevêque Agnellus (t 570) conservée en partie.
Après Agnellus il faut accorder un rang honorable à Didier Spreti (1414-1 17 11 qui composa en 1 15!) son Ravennatis de amplitudinr. de vuslutione cl de instauratione l'rbis Ravenna dont l'édition italienne Délia grandezza délia ruina e delta restaurazione di Ravenna. Pesaro, 1574, est une simple traduction. Tous les recueils épigraphiques composés aux xv cl xvr* siècles dépendent de Spreti.
Jérôme Rossi. dans son llieronymi Rubci hisloriarum Raoennatum libri decem cum indice amplissimo, Venetlis, 1572. lit une assez large place aux inscriptions chrétiennes dans ses livres il et 111. mais la plupart sont empruntées a Agnellus. C'est aussi le cas de Jérôme Fabri dans Le sagre memorie di Ravenna a ntica, in-4°, Venezia, 1664. Toutes les publications qui ont suivi sont emmurées et analysées par Fug. Bormann dans le Corp, inscr. lui., t. xi. p. 1-6. que nous suivrons dans ce qui va suivre.
1 Marini, op. cit., n. xen, p. 143.
RAVENNE
1. Cathédrale et ses dépendances. Portrait en mosaïque de saint Proculus et deux autres évêques :
a. S- PROCVLVS b. S LIBERIVS c. SANCTVS I0ANNES
QVI VIDIT ANCELVM
Hibl. — Fabri, Le sagre memorie, t. il, p. 405, n. 6; p. 408, n. 9; p. 120. n. 20: Corp. inscr, lat., t. xi, n. 254.
2. Baptistère Saint- Jean-des-Fonts ou des orthodoxes; décoré par l'évêque Néon (458) :
CEDE VETVS NOMEN NOVITATI CEDE VETVSTAS PVLCRIVS ECCE NITET RENOVATI CLORIA FONTIS MACNANIMVS HVNC NAmQVE NEOn SVMMVSQVE SACERDOS EXCOLVIT PVLCRO CONPONENS OMNIA CVLTV
Bibl. — Agnellus, Lib. pont.. Néon, c. xvm; Rossi, Hist. Rai'., éd. 1589, p. 110; C. Spreti, Desiderii Spreti hislorici Ravennalis de amplitudine, eversione et restauralione, etc., in-4°, Ravennœ, 1724, t. m, p. 323, n. 8; Corp. inscr. lat., t. xi, n. 255.