VIXIT>NN IS.... RXS ^
K(ajL(endas;iANVARIAS t*=:0?>
L'interprétation Récessif s'impose car sur une tombe du même cimetière le mot est écrit en toutes lettres.
Sur la deuxième mosaïque, haute de 0 m. 54, longue de 0 m. 98, encadrement large de 0 m. 20, cartouches haut de 0 m. 16, long de 0 m. 60; hauteur des lettres : 0 m. 065, noires en haut, rouges en bas * :
HONORATVS INPACE
VIXIT /NNIS lli R P& \& APR
Honoratus in pace vixit annis iij, r(ecessit) p(ri)d(ie)idus apr(iles).
Les deux épitaphes qu'on vient de transcrire présentent une grande ressemblance tant au point de vue de la composition que de la répartition des couleurs avec la tombe collective de Nardus senior, Turassus Junior et Reslitutus Junior citée ci-contre 6 et celle de l'archiàtre Cottinus qui provient de Furnos minus '. Toutes, attribuables à un même atelier, remontent au ive siècle après J.-C. 8.
Dalle de calcaire, longue de 0 m. 45, haute de 0 m. 185, épaisse de 0 m. 025, au musée du Bardo :
Ç&/MNTNS HllCIUiS* MAŒfflO IWMMOXU
Les caractères des deux épitaphes sont gravés de façon identique, par la même main, vers le même temps. Tout porte à croire que nous sommes ici en présence d'un frère et de sa sœur qui recesserunt à peu d'intervalle, âgés l'un de 14 ans, l'autre de 12. Les deux symboles sont intéressants, surtout le flabellum (voir Dictionn., t. m, col. 1606, flg. 2930; col. 1610; t. v, col. 1617, fig. 4468, col. 1618). M. L. Poinssot interprète les deux mentions : anno X 1 1 1 1 et anno XII non de l'âge des défunts mais de la date de leurs décès, par conséquent à l'ère datée de la prise de Carthage par Genséric (octobre 439) ou à l'ère de la reconquête byzantine par Bélisaire (septembre 533). Cette explication est, certes, défendable; on peut aussi y voir anno\rum\ xiiij et anno[rum] xij, quoiqu'on ait plusieurs exemples de anno suivi d'une note numérale (Dictionn., t. vm, col.J226, 1229-1230).
De ce même cimetière, citons encore :
DALTIA DVLCIS IN PACE VIXIT ANNIS || XXX R XV KAL IAN MVNATIA CRI |; STIANA- VIXITAN LXX RVIIII IDVS 1| FEB TERTVLLA PVELLA VIX/ïT AN XXX KA/j]FEB
Enfin, sur une dalle de marbre blanc de 0 m. 24 de large sur 0 m. 28, épaisse de 0 m. 062 :
V I T R I X INPACE D O M I N I VICTORIA RE CESSIT V ID APLS
On trouve, en Afrique, la formule in pace Domini, dans Corp. inscr. lut., t. vm, n. 9751, 9752, 9753, 9754; in pace dominica, in pace Domini J. C, cf. Dictionn., t. vu, col. 775-776, 778.
' P. Gauckler, Notes d'épigraphie latine, dans Bull. arch. du Comité, 1901, p. 147, n. 77. — 'A 6km. 500 au sud-ouest de Kélibia, à 5 km. au nord-est de Mennzel-Temime, sur la rive de la Sebhret Tafekrsite qui longe la mer, s'étend au lieu dit Cholt-Mennzel-Yayia une vaste ruine assez effacée et, a une centaine de mètres au sud de l'emplacement où s'élevait jadis le marabout de Sidi-el-Krafi, le petit cime-
tière en question. — ' L. Poinssot, Inscr. chr. de la région du cap Don, dans Bull, arclléol. du Comité, 1932-1933, p. 709- 781. — 1 Id., ibid., p. 770-771, n. 1, pi. xlvii. — » Id., ibid., p. 772 773, pi. xlviii. — * Corp. inscr. lat., t. VIII, n. 24097. — ' Id., t. vm. n. 25811, Dictionn., t. xi, col. 170. — ' P. Gauckler, S'ouv. arch. des miss, scient., t. xv, p. 394; P. Monceaux, Ilist. litt. de l'Afr. chrét., t. ni, p. 83.