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REGION

aboutissaient à ses portes, elle continuait en quelque sorte les quartiers de la ville qu'elle enserrait et les parties considérablement agrandies qui se trouvaient en dehors, et elle servit sur quelques points à marquer les limites des régions. Les vallées présentèrent des lignes bien tracées pour la séparation des quartiers.

Auguste fit rentrer dans le système de la ville les quartiers qui depuis longtemps déjà s'étaient élevés hors de ses murailles. Toutes les régions se subdivisaient en vici qui avaient chacun leurs divinités protectrices appelées Lares compilâtes dont les ediculœ s'élevaient à l'angle des rues; quand se propagea le culte impérial on y ajouta le Genius Augusti. A l'origine, chaque viens était administré par quatre magis- Iri; le catalogue constantinien nous présente dans chaque région un chiffre uniforme de quarante-huit magislri et de deux curalores. En comptant par deux régions on trouvait une cohorte de vigiles dans sa caserne, soit sept en tout.

La regio 1* (dite de la Porta Capena, porte de l'enceinte de Servius) était à cheval sur ladite enceinte; à l'intérieur, elle englobait la dépression entre le Palatin et le Cœlius, probablement depuis l'arc de Constantin; à l'extérieur, en avant de la porta Capena, elle embrassait le territoire entre l'Aventin et le Cœlius. La voie Appienne bordait la région et sortait de la ville par la porta Appia. Cette voie était particulièrement fréquentée par les chrétiens qui se rendaient dans les catacombes de Calliste, de Domitille, de Saint-Sébastien (voir la carte annexée à l'article Catacombes). A partir de la porta Capena se succédaient de riches sépultures païennes.

La regio II* (dite Cœlimontium) était aussi à cheval sur l'enceinte de Servius, elle englobait le Cœlius et s'étendait au Sud-Est entre les voies venant de la porta Metrovia et de la porta Asinaria. Dans ce quartier du Cœlius se trouvait la maison des Anicii dominant la via Triumphalis. A gauche, au delà du Clivus Scauri, derrière la maison de Pammachius, se dresse le temple de Claude. Le clivus Scauri se poursuivait au delà de l'arc de Dolabella pour rejoindre le palais des Valerii et le Macellum magnum, aujourd'hui Saint-Etienne-le-Rond. A la limite orientale la domus Lalerani (voir Dictionn., t. vm, au mot Latfan).

La regio III* (dite d'Isis et Scrapis), entièrement à l'intérieur de l'enceinte de Servius, occupait l'Oppius et la vallée qui le sépare du Cœlius. Ici se trouvaient l'amphithéâtre Flavien, les thermes de Trajan et le portique de Livie.

La regio 7V» (dite de lemplo Pacis), également à l'intérieur de l'enceinte, comprenait le Cispius, la Subure et la voie Sacrée; les limites en étaient marquées par cette rue, le forum de Nerva, l'Argiletum, la Subure et le clivus suburbanus, le mur de Servius et la rue qui, partant de la porta Asinaria, contournait au Sud l'amphithéâtre Flavien. Cette région se distinguait par les riches constructions qui bordaient la voie Sacrée, la plus ancienne rue de Rome.

La regio V* (dite Esquille?, l'Esquilin demeuré en dehors de l'enceinte de Servius) était entièrement en dehors de cette enceinte; elle comprenait l'Esquilin et le Viminal jusqu'à la rue qui, venant de la porte Close, entrait dans la ville en longeant le camp prétorien. Ici se trouvaient le marché de Livie, le nymphée d'Alexandre, V amphitheatrum castrense et la domus Sessoriana, aujourd'hui Sainte-Croix-en-.Iérusalem.

La regio VI* (appelée Alla Semita, nom ancien du chemin qui montait directement au Quirinal, aujourd'hui via del Quirinale et via Venti Settembre) s'étendait à l'intérieur et à l'extérieur de l'ancienne cité,

comprenait le Viminal, le Quirinal, les jardins de Salluste et le Pincio jusqu'à la porta Salaria. Ici se trouvaient les thermes de Dioclétien, de Constantin, le temple de Quirinus, le temple du Soleil et le castrum preetorianum.

La regio VII* (dite Via Lata, rue ou quartier qui comprenait le cours inférieur de la voie flaminienne) était située au nord de la ville et hors de l'enceinte; elle comprenait à l'Est le Pincio, à l'Ouest le Corso avec le souvenir de la domus pinciana habitée par Bélisaire, le campus Agrippée, le portique de Vipsanius et le grand portique de Constantin. I. 'aqueduc nommé jorma Virginis traversait ce quartier sur des piliers qui subsistent en partie et servait à alimenter les thermes, piscines et fontaines dans la région du Panthéon.

La regio VIII* (appelée Forum romanum) se trouvait à l'intérieur des murailles, elle embrassait le Capirole, le Forum et les Forums impériaux, temple de Jupiter Capitolin et de Junon Moneta.

La regio IX11 (dite Flaminia) s'étendait à l'ouest de la Via lata; ici se trouvaient le théâtre de Marcellus, le théâtre de Balbus, celui de Pompée, le stade de Domitien, le Panthéon, les thermes d'Agrippa, de Néron, d'Alexandre Sévère (dans la région de Saint-Sauveur in Thermis, la sœpta Julia, l'Odéon de Domitien, le mausolée d'Auguste, enfin les vastes portiques d'Octavie, de Philippe, de Pompée, et la colonne de Marc- Aurèle encore debout.

La regio X* (dite Palatium) comprenait le quadrilatère du Palatin et les plus beaux palais des Césars jusqu'au me siècle : domus Augusti, domus Tiberii, domus Caligulœ, domus Flaviorum (voir Dictionn., I. xn, au mot Palais).

La regio XI* (dite Circus maximus) était désignée par la construction la plus considérable qu'elle renfermait; elle avait pour limites le Palatin, le Capitole, le Tibre et les hauteurs septentrionales de l'Aventin. Sur le petit côté oriental du cirque se dressait un petit arc de triomphe élevé, d'après une inscription conservée dans V Itinéraire d'Einsiedeln, en souvenir de la destruction de Jérusalem par Titus et Vespasien. Constantin restaura le cirque ; Cassiodore nous apprend qu'on y donnait encore des spectacles de son temps. Au nord de cette région se trouvait le Vélabre.

La regio XII* (dite Piscina publica), à cheval sur l'enceinte de Servius, embrassait les hauteurs orientales de l'Aventin jusqu'à la voie Appienne; ici se trouvaient les thermes de Caracalla.

La regio XIII* (l'Aventin). Sur la crête se trouvait le temple de Diane; il semble que cette région contenait le temple de Jupiter dolichenus. La plaine qui longe le Tibre était le marché le plus important de Rome pour le commerce maritime.

La regio XIV* (Transtiberina) tirait son nom de sa situation; elle s'étendait au Nord jusqu'aux jardins de Domitia, englobait le Janicule et le Vatican. Sur 'es rives du fleuve on voyait des maisons de commerce et des boutiques. L'abondance des déchargements est prouvée par la quantité d'amphores brisées qu'on y a recueillies. L'église de Saint-François in Ripa est construite entièrement de débris de cette nature.

II. Les régions du pape Fabien. — Le pape Fabien (voir Dictionn., t. v, à ce nonri, qui gouverna l'Église de 236 à 250, avait constitué sept régions ecclésiastiques et les avait réparties entre les sept diacres. Cette répartition en sept régions au lieu de quatorze s'explique par le fait que vers le milieu du me siècle la population chrétienne de Rome n'était probablement pas assez nombreuse encore pour justifier une organisation hiérarchique exactement mode-

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