Claudianus. — Siège au concile de Paris, en
7. Urbicus. — Il siège aux conciles de Valence (584), de Mâcon (585); est mentionné par Crégoire de Tours, vers 589. C'est à lui que Dynamius dédia la Vie de saint Maxime de Riez (P. L., t. lxxx).
8. Claudius. — Il siège au concile de Reims en 627 et au concile de Chalon-sur-Saône, en 650. Le Gallia christiana mentionne des évêques douteux et dépourvus de références.
IV. Mosaïque. — Nous avons parlé des cavaliers romains foulant aux pieds de leur cheval un ennemi terrassé. Une tradition voulait que Constantin, vainqueur de Licinius à Ciballes, en Pannonie, ait fait passer son cheval sur le corps d'un des généraux ennemis. Or, on lit dans les papiers de Peiresc (Ribl. nat. ms. lat. 8057) parmi des notes relatives aux antiquités de Riez, le passage suivant :
Fol. 86 r. inscr. vi :
Rex Conslantinus, leprosus, virque benignus. Est fœtus sanus, sacro baptismate tactus.
Fol. 88 r° : « Quand à l'image du grand Constantin qui paroissoit à la mosaïque de la vielle église de Riez sur un cheval foulant des pieds la figure d'un home, elle est toute brisée depuis que vous l'avez veiie. Pas moins je me suis peiné d'en ramasser fidèlement les deux vers qui estoient autour de cette image que j'ay descrits au bas de ces inscriptions. »
L'auteur de la mosaïque en question s'est proposé de commémorer, d'une part les victoires que Constantin remporta d'abord sur Maxence, puis sur Licinius, tous deux ennemis des chrétiens, d'autre part le baptême qu'il demanda à recevoir au cours de la maladie qui l'emporta, en l'an 337. On connaissait cette dernière circonstance par le récit d'Eusèbe, le distique de la mosaïque confirme cette tradition populaire qui, on le sait, après avoir fait bon usage dans les leçons du bréviaire y a reçu un jour cette interprétation : Constantin fut guéri a lepra spirituali (voir Dictionn., t. vm, col. 2455).
V. Bibliographie. — S. Bartel, Historia et chronologica prœsulum sanctœ Regiensis Ecclesise nomenclatura..., his ace. luculentum pro d. Fausti episcopi Regiensis sanctitate et fide orthodoxa apologeticum, in-8°, Aquis Sextiis, 1636; J.-J.-M. Féraud, Histoire de la ville de Riez (Basses-Alpes), in-8°, Aix, 1885; Gallia christiana, t. i, 1715, col. 388-417, instr. 81-82; J. de Laurière, Les monuments de Riez, dans Bull, monum., Ve série, t. i, 1873, p. 261-286; R. Mowat, Mosaïque de Riez offrant l'image de Constantin, dans Bull, de la Soc.
des antiq. de France, 1885, p. 68-71 ; [Jo. Solomé], Noua Rejensium siue Regensium episcoporum nomenclatura, in-8°, Massiliœ, 1728; L. Valentin, Saint Prosper d'Aquitaine. Etude sur la littérature latine ecclésiastique au Ve siècle en Gaule, in-8°, Toulouse, 1900; M. Provence, Catalogue du musée lapidaire de Riez, 1932.
H. Leclercq.
RIGNANO. - Morlupo et Rignano sont situés respectivement à 30 et à 36 kilomètres de Rome, le long de la voie Flaminienne, au xxvie mille. J.-B. De Rossi y découvrit, en 1864, une catacombe qui a reçu le nom de cimetière de Théodora et qui était presque entièrement remplie de terre; il y releva quelques inscriptions à date consulaire du ive siècle. Ces textes obtinrent l'honneur de dessins fort exacts dans les Inscripliones christianœ urbis Romie, t. i, p. 45, n. 55, ann. 339; p. 47, n. 58, ann. 340; p. 52, n. 75, ami. 344; p. 53, n. 77, ann. 344; p. 55, n. 81, ann. 345; p. 57, n. 86, ann. 345; p. 59, n. 90, ann. 346; p. 71, n. 116, ann. 352; p. 90, n. 165, ann. 363; p. 134, n. 291, ann. 380; p. 244, n. 581, ann. 407. Ces textes n'offrent pas d'intérêt par les formules mais seulement par la paléographie de l'écriture courante à des dates fixes entre 339 et 407.
Aucun des martyrologes anciens ne mentionne le cimetière de Théodora ou des martyrs ensevelis auprès d'elle. On rencontre pour la première fois les noms d'Abundius et Abundanlius dans le martyrologe d'Usuard, au 28 août, dans l'édition de Cologne de 1515, et avec l'indication du lieu et des compagnons dans le martyrologe romain de Baronius, au 16 septembre. Ces deux dates viennent de la passio des martyrs, conservée dans un texte ancien publié par les Acta sanctorum l, et dans un texte imprimé à Rome en 1584 : Sanctorum martyrum Abundii presbyteri, Abundantii diaconi, Marciani et Ioannis eius filii passio ex tribus vetustissimis et manu scriptis codicibus deprompta, cui addilie sunt inventiones et translationes et ad historiam notœ 2. A la passio fut ajoutée une Prima inuentio atque translatio ex codice Arinianensi.
Dans tout cela le narrateur ne fait aucune mention de la catacombe et Rosio, qui avait lu la passio, n'en dit rien lui non plus 3. On en rencontre la première mention en 1651 lorsqu'un anonyme transcrivit les inscriptions du cimetière qu'on appelait alors de Saint- Eusèbe et à qui Boldetti, qui le visita en 1702, imposa le nom de Théodora. A cette occasion il mentionne la cappella rotonda (crypte principale aujourd'hui obstruée) pieni di sepolcri, fra i quali quello di S. Teodora col nome di lei scolpilo in una tavola di marmo, e vide alcune pilture. En 1746 on entreprit l'exploitation de la catacombe et parut une Notice anonyme conservée dans le ms. Vatic. 9023.
Les recherches se poursuivirent pendant les années suivantes, tout ce qui fut trouvé et le levé du plan fut communiqué à Maffei qui copia les inscriptions et les publia dans son Muséum Veronense, tandis que Paciaudi n'en publia qu'une seule. En 1808, nouvelle visite; en 1857, Jean-Baptiste et Michel De Rossi se rendirent à Rignano et étudièrent la topographie et les inscriptions à date consulaire restées sur place; c'est beaucoup plus tard, en 1883, que Jean-Baptiste convenait que il cimitero meriterebbe spéciale monografia et il tentait di dure con un semplice tracciato di linee un' idea délia rete sollerranea. Les inscriptions encore visibles sont toutes tracées en écriture cursive sur la chaux fraîche étendue sur la paroi ou sur la tablette; la lecture en est difficile et elle tiendrait ici trop de place pour ce qu'elle apprendrait.
Une seule présente un grand intérêt et elle se trouve
1 Acta sanct., sept. t. v, p. 293 sq. — • Romse, 1584. — 3 Bosio, Roma sotterranea, 1632, p. 575.