‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 272 sur 477 · ROC-AMADOU H — RODEZ · texte numérisé non relu

ROC-AMADOU H — RODEZ

des Gaules, in-8°, Paris, 1895; J.-Th. Layral (Jean de Laumière), Notre-Dame de Roc-Amadour. Mois de Marie historique, avec notice sur l'apostolicité du pèlerinage par M. Bourrières, in-8°, Paris, 1908; J.-Th. Layral, Défense de la tradition de saint Amadour, in-8°, Paris, 1912; cf. Anal, boll., t. xxxn, 1913, p. 98-99; L. de Valon, Le tombeau mérovingien de Saint-Amadour et les origines de la chapelle primitive et du pèlerinage de Roc-Amadour, in-8°, Marseille, 1931 (négligeable).

H. Leclercq.

ROCCELLETTA. — Le plus majestueux monument du haut Moyen Age en Calabre est la basilique de la Roccelletta1. Fr. Lenormant la faisait remonter au

10630. — La Roccelletta. Plan de l'église et de la crypte.

D'après Em. Bertaux, L'art dans l'Italie méridionale,

1904, t. i, p. 127, fig. 44.

ive ou au ve siècle, « toute latine encore de plan et de construction », dit-il. Cette basilique (fig. 10630) se composait d' « une nef unique, divisée autrefois en trois nefs par deux files de colonnes antiques, qui auront été emportées au loin; puis, au-delà de l'arc triomphal, un transept et un sanctuaire aboutissant à trois absides voûtées en cul-de-four. La nef était

1 Fr. Lenormant, Sur une mission archéologique dans le midi de l'Italie, dans Gazette archéologique, t. VIII, 1883, p. 205-206, pi. v-vm. — • Em. Bertaux, L'art dans l'Italie méridionale, in-4°, Paris, 1904, 1. 1, p. 126-127. — " Mélanges de l'École de Rome, t. ix, 1889, p. 328-331. — * Foderaro, La basilica délia Roccellata, in-fol., Catanzaro, 1890. — 6 Epist., 1. VII, ep. vi. — • B. Krusch, Mon. Germ. hist.,Auct. antiq., iv, B, p. xxi. — ' Grégoire de Tours, Hist. Franc,

autrefois couverte en charpente; le reste de l'édifice, qui forme comme une seconde église, était couvert d'un système compliqué de voûtes d'arêtes sans doubleaux, produites par la pénétration réciproque de deux séries de voûtes en berceaux, dont cinq sont parallèles à l'axe de l'église, tandis que deux autres lui sont perpendiculaires. Une crypte, voûtée comme la partie supérieure de l'édifice et surhaussée de cinq marches au-dessus de la nef, est ménagée sous le sanctuaire. Il est incontestable que la nef couverte en charpente et le sanctuaire voûté ont été construits en même temps; non seulement l'appareil des briques, mais encore les arcatures et les niches décoratives sont identiques d'une extrémité à l'autre de l'édifice, aux absides, sur la face latérale qui est encore debout et sur la façade principale a ».

Pour fixer la date de la construction, on n'a aucun secours à attendre des rares documents qui mentionnent, vers le commencement du xne siècle, l'abbaye Santa-Maria de Roccella. Il faut demander son secret au bâtiment lui-même. Lenormant parlait du ivve siècle, Jordan 3 du vmc. Em. Bertaux descend jusqu'au xiie siècle : d'après lui, le plan et l'élévation de la Roccelletta sont conçus d'après les mêmes principes que l'église de Santa Maria del Patiro et des grandes églises siciliennes. Quant au « bas-relief contemporain de Justinien » découvert par Lenormant, il est signé et daté de 1854 4.

H. Leclercq.

RODEZ. — I. Liste épiscopale. IL Sarcophages.

I. Liste épiscopale. — On ne sait rien d'assuré sur la fondation de la ville gauloise de Segedonum qui prit dans la suite le nom de la peuplade des Rutheni et devint Rotena, Rodena ou Rodcns; on n'est pas mieux instruit sur la pénétration et l'établissement du christianisme à Rodez qu'on peut reporter, semble-t-il, à la seconde moitié du ive siècle. Vers 475, Sidoine Apollinaire parle d'une Église de Rodez parmi celles que les Goths laissaient sans évêques 5.

1. Amantius. — Ce premier évêque n'est connu que par une vie du ixe siècle environ 6; il n'a précédé que d'assez peu l'évêque Quintianus, mieux connu.

2. Quintianus. — On le voit siéger aux conciles d'Agde (506) et d'Orléans (511) en qualité d'évèque de Rodez. Les Goths l'ayant accusé d'être partisan des Francs, il s'enfuit et se rendit en Auvergne où il devint évêque de Clermont et y mourut en 525 ou 526. On ignore si Quintianus prit la fuite avant ou après 511 ; après la mort de Clovis, Rodez fut reconquise par les (iotlis 7. Grégoire de Tours a fait entrer la biographie de Quintianus parmi ses Vitœ Palrum *.

3. Dalmalius. — Assiste aux conciles de Clermont (535) et d'Orléans (541). Il devint évêque en 524 et mourut en 580 * ce qui peut passer pour un record : cinquante-six années d'épiscopat. Sa Yita fut publiée par le P. Labbe l0 et par B. Krusch "; celui-ci n'a nullement établi qu'elle soit postérieure à l'époque mérovingienne. « Je ne vois pas pourquoi, dit L. Duchesne12, elle ne serait pas du vne siècle, et même du commencement de ce siècle. »

4. Theodosius. — Successeur du précédent, mort en 583 ou 584 »».

5. Innocentius. — O'abord comte du Gévaudan. succéda immédiatement à Théodose M.

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