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RIQUIER (SAINT) — ROC-AMADOUR

rentrèrent sans autre mal, mais en 859, autre alerte suivie du retour jusqu'en 881 où les Normands reparurent et, ne pouvant abattre la basilique, ils l'incendièrent avec tout le mobilier que les religieux n'avaient pu emporter dans leur fuite. L'empereur Charles le Gros devenu roi de France (884-887) aida de ses biens la restauration et les lidèles y contribuèrent. Les dépendances, le cloître, les bâtiments d'habitation des religieux étaient entièrement détruits, mais les autels' et les murs de l'église étaient intacts. Grâce aux revenus fie l'abbaye on répara et on releva, mais on renonça à la couverl lire des toits en plomb comme auparavant, on se contenta de les recouvrir de bardeaux : ligneis tabulatis, et bientôt des clercs et quelques moines, gouvernés par un clerc nommé Gerbert, reprirent la célébration de l'office divin '.

XXXIII. Bibliographie. — Acta sanctorum, febr. t. m; april. t. m: novemb. t. r; G. Becker, Catal. bibl. antiq., 1885, p. 24-29; B. de Bellev^l, Les fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu, essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789, in-4°, Paris, 1870; L. de Bonnault. Élude sur Sainl-Riquier, dans Mêm. de la Soc. d'émul. d'Abbeville, t. xvi, 1887, p. 1-79; J. Corblet. Hagiographie du diocèse d'Amiens, in-8°, Paris, 1809-1875; L. Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale, in-4°, Paris, 1808- 1881; [Dévérité], Histoire du comté de Ponthieu, de Montreuil et de ta ville d'Abbeville, sa capitale, in-12, Londres, 1705; Devienne, Histoire d'Artois, 5 vol. in-8°, 1785-1787: Dominique de Jésus [Giraud Vigier], La monarchie sainte, historique, chronologique et généalogique de France ou la vie des saints et bien-heureux qui sont sortis de la seconde tige royale de France, 2 vol. infol., Clermont, 1070-1077; E. Diimmler, Geschichle des Ostfrànkischen Reichs, 3 vol. in-8°, Leipzig, 2e édit., 1887-1888; G. Durand, Sainl-Riquier, dans La Picardie historique et monumentale, in-fol., Amiens, t. iv, arrondiss. d'Abbeville, 1907-1911, p. 133-358; Guide à Saint-Riquier, 2e édit., Amiens, 1917; L'église de Saint-Riquier, in-12, Paris, 1933; Edwards, Memoirs of library, 1859, t. i, p. 297-301 ; J.-F. Foppens, Bibliotheca belgica, 2 vol. in-4°, Bruxelles, 1739; Fratrum ccenobii S. Richarii epistola omnibus Chrisli fidelibus (800), dans Scheid, Origines Guelf., t. n, p. 87-88; Gallia christiana (vêtus), t. iv, 1050, p. 780-789; (nova), t. x, 1751, col. 1241-1263; J. Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, 2 vol. in-8°, Amiens, 1807-1878; A.-P.-M. Gilbert, Description historique de l'église de l'ancienne abbaye royale de Saint-Riquier, suivie d'une notice historique et descriptive de l'église de Sainl-Yulfran d'Abbeville, in-8°, Amiens, 1830; J. Havet, Questions mérovingiennes, dans Biblioth. de l'École des Chartes, 1885, 1887; Dan. Haigneré, Les possessions de l'abbaye de Saint-Riquier dans le pagus de Thérouanne au IXe siècle, dans Bull, de la Soc. des antiq. de Morinie, t. vin, 1890. p. 445- 452; Hénocque, Histoire de. l'abbaye et de la ville de Sainl-Riquier : Les saints, les abbés, le monastère et l'église, la ville et la commune, 3 vol. in-8°, Amiens, 1880-1888; Histoire littéraire de la France, in-4°, Paris, t. vu, xn ; Ignace (le P. Joseph de Jesus-Maria), Histoire ecclésiastique de la ville d'Abbeville et de l'archidiaconé de Ponthieu au diocèse d'Amiens, in-4°, Paris, 1046; Jean de la Chapelle, Chronicaabbreviata... sancli Richarii, édit. Prarond, in-8°, Paris, 1893; Br. Krusch, Zur Chronologie der Merovingischen Kbnige, dans Forschungen zur deutsch. Gesch., t, xxn, p. 451-490; A. Ledieu, Bibliothèque d'Abbeville. Notice sur l'évangéliaire de Charlemagne, dans Revue de l'art chrétien, 1880, p. 37-48, 3 pi.; F. Lot, Hariulf. Chronique de l'abbaye de Saint-Riquier, in-8°, Paris, 1894; J. Mabillon, Annales ord. S. Bened., 6 vol. in-fol., 1703-1739; Acta sanct. O. S. B., ive ssc, part. 1;

dict. d'arch. chrét.

J. Malbrancq, De Morinis et Morinorum rébus, 3 vol. in-4°, Tornaci Nerviorum, 1639-1654; Edm. Martène et Urs. Durand, Voyage littéraire de deux religieux bénédictins, in-4°, Paris, 1717; P. Petau, De Nithardo, Caroli Magni ne pote ac tota ejusdem Nithardi prosopia brève syntagma, in-4°, Parisiis, 1613; Poetœ lalini œvi Carolini, édit. Diimmler et Traube, 3 vol. in-4°; Ern. Prarond, Histoire de cinq villes et de trois cents villages, hameaux ou fermes. IV. Saint-Riquier et les cantons voisins, 2 vol. in-8°, Abbeville, 1867-1868.

H. Leclercq.

ROACH SMITH (CHARLES). Charles

Smith, né près de Shanklin (Ile de Wight), le 20 août 1807, mort à Temple Place Strood, près de Bochester, le 2 août 1890; il a si intimement soudé le nom de sa mère, Anne Boach, au sien propre qu'il n'est guère possible, sans cet artifice, de le distinguer parmi ses innombrables homonymes. Sa profession de pharmacien lui permit de s'intéresser aux antiquités romaines et anglo-saxonnes de son pays où il fit bonne figure d'archéologue et collabora à d'estimables périodiques comme The Archwologia, le Numismalic Chronicle, fonda avec Th. Wright la British archœological Association et dispersa ses observations dans diverses publications où on serait fort embarrassé de les retrouver, s'il n'avait eu la bonne pensée de réunir les plus utiles dans les sept volumes de ses Colleclanea antiqua, elehings and notices of ancient remains, 1848-1880. On lui doit aussi l'édition de VInventorium sepulchrale, the antiquities... in the... Kent, 1757-1773, by Rev. Bryan Faussett, 1850 (voir Dictionn., t. vin, col. 719).

Ch. Boach Smith portait le plus vif intérêt aux monuments romains de France qu'il comparaît à ceux de son pays. Il avait visité les antiquités de presque toutes nos provinces et il en a publié d'intéressantes notices dans les volumes de ses Collectanea antiqua. Au cours de ses voyages, il avait noué des relations amicales avec nos archéologues les plus en vue alors, Arcisse de Caumont, l'abbé Bourassé, Peigné-Delacourt, Boucher de Perthes, le docteur Bigollot, Mariette, de La Saussaye, de Marsy et tant d'autres et surtout l'abbé Cochet à qui l'unissait une véritable amitié. Un trait peut caractériser Boach Smith. Il se trouvait à Dax, en 1858, à l'époque où le projet de démolition de l'antique enceinte de cette ville passionnait les esprits. Il fit pour sa conservation des démarches aussi actives que s'il se fût agi d'un monument de son propre pays. De retour à Londres, il obtint du maréchal Pélissier, alors ambassadeur de France, une audience pour faire parvenir au gouvernement français sa protestation contre l'acte de vandalisme qui se préparait ; en même temps, il décidait son ami l'abbé Cochet à tenter personnellement une démarche auprès de Napoléon III. A. de Caumont avait pris depuis longtemps l'initiative des réclamations au congrès scientifique de La Bochelle. Pour quelque temps on put croire la partie gagnée, mais la population se déclara contre ce qui faisait la beauté et le charme de sa ville et l'archéologie perdit sa cause.

H. Leclercq.

ROC-AMADOUR. — Pèlerinage dont les origines ne sont pas antérieures au xne siècle. Cf. Ern, Rupin, Roc-Amadour. Élude historique et archéologique, in-4°, Paris, 1904; cf. Alb. Poncelet, dans Anal, boit., t. xxm, 1904, p. 489; E. Rupin, La légende de saint Amadour. A propos d'un Mois de Marie historique sur Roc-Amadour, in-8°, Paris, 1909; cf. Anal. boll.,t. xxvm, 1909, p. 312-313. Il n'y a aucun compte à tenir des écrits de Bourrières, Sainl Amadour et sainte Véronique, disciples de Noire-Seigneur et apôtres

1 I laiiuir. C/iron.,1. Ill.c. XXI, p. 1 18; G. Durand, «p. cit., t. iv, p. 197-199.

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