‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 395 sur 477 · M E . 1 , 1'. S E GL I S E S AU M ( ) Y E N A G E · texte numérisé non relu

M E . 1 , 1'. S E GL I S E S AU M ( ) Y E N A G E

mesuraient pas moins de 120 mètres en longueur; la largeur totale des cinq nefs était de 60 mètres; la nef centrale dépassait beaucoup par ses vastes proportions les nefs latérales, ainsi qu'on peut s'en rendre compte sur le plan (flg. 10646). Sur ce plan, il faut tenir compte de beaucoup de parties ajoutées.

Au fond de la nef centrale, on voyait l'arc triomphal de plus de 14 mètres d'ouverture, reposant à droite et à gauche sur une colonne colossale à imposte architravée et terminant la double colonnade de la nef centrale. L'espace entier occupé par les cinq nefs portait une forêt de quatre-vingts colonnes d'ordre corinthien (voir Dictionn., t. n, col. 595, flg. 1450), mais de marbres divers et aux bases variées, partie nouvelles, partie anciennes. Chacune des colonnades comprenait ainsi vingt colonnes reliées entre elles par

bras sur les murs latéraux de l'édifice ne dépassait guère l'épaisseur de deux murailles, tandis qu'à Saint- Pierre et au Latran, la saillie était beaucoup plus forte.

L'autel majeur de la basilique, élevé sur le tombeau de l'apôtre, se trouvait dans le transept, près de l'arc triomphal, à la place qu'il occupe encore de nos jours. Entre l'abside et l'autel, vingt colonnes, la plupart de porphyre, encadraient la partie de l'autel tournée vers l'abside et portaient un entablement orné de statues et de lampes 2. Sixte-Quint les fit enlever. Le P. Grisar conjecture, d'après un mot d'une phrase du Liber pontiftcalis (le mot caméra) que ce fut le pape Léon Ier 3 qui fit remplacer le plafond détruit par la foudre par un autre vraiment magnifique, celui-ci d'ailleurs fut refait complètement au ixe siècle

10645. L'ancienne basilique de Saint-Pau] sur la Voie d'Ostie. D'après H. Grisar, Histoire de Rome el lies papes, t. L, p. 363, fis. 95.

des arcs qui donnaient beaucoup de légèreté à l'édifice. Les colonnes avaient été retirées de divers monuments; dans les nefs latérales, on en comptait vingtquatre en marbre précieux appelé pavonazzetlo (violet), qui venaient de la basilique émilienne sur le forum; cette identification a été confirmée grâce aux fouilles récentes opérées sur le forum d'où il ressort que celle basilique a été dépouillée de bonne heure de presque toutes ses colonnes. On a pu en reconstituer quelquesunes dont quatre se trouvent aux autels latéraux du transept et quatre dans l'abside l.

Derrière l'arc triomphal, on entrait dans la nef Iransversale dont l'extraordinaire largeur dépassait encore celle de la nef centrale; mais la saillie des

1 Giovanni Dondi, dans l'intéressante description de la basilique qu'il a composée vers 1375 (De Rossi, Inscr. christ., t. il, part, i, p. 332, n. 7) indique 90 colonnes. Panvinio 88 (Septem eccles., p. 73), mais ils font certainement entrer en ligne de compte des supports secondaires, postérieurement ajoutés. L'un et l'autre fournissent des indications remarquables sur les dimensions de l'ancienne basilique. Cf. le dessin d'une colonne dans Mothes, Btmkunst des Mitlelallers in Italien, t. i, fig. 15; cf. fig. \l, les colonnes ioniques qui supportaient l'arc triomphal. Sur

Sous ce vaste plafond, les murailles à droite et à gauche étaient percées d'une rangée grandiose de fenêtres à fermetures de marbre. La basilique, y compris la nef transversale, avait soixante-six grandes fenêtres et quarante et une petites. Entre les fenêtres des peintures représentaient des personnages en pied, et au-dessous, tout le long des murs, une double rangée de médaillons carrés, à encadrements peints, contenaient des figures de l'Ancien et du Nouveau Testament. Quelques dessins du xvn* siècle, conservés dans un vol. in-fol. n. xlix, 15, de la bibliothèque Barberini, ont permis de conjecturer non sans vraisemblance, que nous possédons encore quelques croquis des peintures qui, a travers des remaniements,

la question controversée des colonnes en pavonazzetlo, voir le résumé des débats entre H. Lanciani et J.-B. De Rossi, dans Mitlheilunaen des archwol. Instituts, 1388, p. 95; 1889, p. 2 12. (.hielques-unes de ces colonnes portent le nom de la femme d'Hadrien, .lulia Sahina. — : Lgonio, Slazioni, p. 237. Le Liber pontiftcalis, édit. Duchesne, t. n. p. 30 : Super cùlumnas inannoreas çiMB stant in cireuitu altoris ex melullis inarinorcis platomas posait, taudis que ces colonnes n'avaient supporté jusque-lù qu'un entablement de bois. — ' Lifter pontiftcalis, t. I, p. 239.

ROME. F. ES EGLISES Al MOYEN AGE

nous amèneraient vers l'époque de la fondation. (Voir Dictionn., t. vi, col. 925-939, fig. 5207-5211.)

Nous ne reviendrons pas ici sur la série des portraits des papes qui a fait l'objet d'un travail assez détaillé (voir Dictionn., t. xm, col. 1139-1147) K Quant à la mosaïque de l'arc triomphal ou arc de Placidie, nous n'ajouterons rien à ce qui a été dit. (Voir Dictionn., t. vi, col. 261-266, fig. 4852; t. xn, col. 289-290.)

Le pape Sirice (384-399) présida à la reconstruction de la basilique des « trois empereurs ». On conserve

KI646. — Plan de Saint-Paul avant l'incendie de 1823. D'après H. Grisar, op. cil., t. i, p. 68, fig. 96.

aujourd'hui la haute colonne de cipollin qui portait à l'extrémité supérieure du fût et à la base une double inscription relative à la dédicace 2 (fig. 10647).

L'inscription de la base reçut la date de la dédicace : 18 novembre 390 et le nom de l'architecte, Flavius Philippus s. La construction ordonnée par le décret de Valentinien II, en 386, n'avait donc demandé que quatre années. Moroni (Voir Dictionn., t. xi, à ce nom) est seul à dire • que vers le milieu

1 [De Bruyne, L'antica série di ritratli pupali délia basilica di S. Paolo-fuori-le-mura, Rome, 1934; et déjà dans Rio. di arch. crist., t. vu (1930), p. 107-137.] — * Dans la restauration de la basilique on a réduit le module de cette colonne, l'une des deux dernières du portique latéral, comme celui des autres installées au même endroit, en sorte que l'inscription de l'extrémité supérieure du fût

du fût on lisait ces mots : episcopus dévolus; étant taillée dans le marbre cipollin cette colonne fut très endommagée par l'incendie de 1823.

Les douze colonnes anciennes du portail latéral actuel, dont fait partie celle qui vient de nous retenir, ont été fortement restaurées après l'incendie.

Dans la construction des principales basiliques de Rome, on faisait usage de briques portant une estampille spéciale. Celles de Saint-Paul-hors-les-Murs présentaient ces caractères : D N FL- VALENTINIANVS AVC. « Notre Seigneur Flavius Valentinianus Auguste 6 ». On ne sait rien des tuiles du toit.

S I RICIVSEPISOTMSfTOTAMENTEDEVOTW

10647. — Dédiciice du pape Sirice

à Saint-Paul-hors-les-Murs.

D'après H. Grisar, op. cit., t. i, p. 295, fig. 80.

Pour tout ce qui concerne la tombe de S. Paul (voir Dictionn., t. xm, col. 2664-2666), tenons-nous en à la basilique de 386-390. Nous savons par le texte d'une inscription métrique, conservée dans le monastère, qu'on entreprit une importante restauration sous le pontificat de S. Léon le Grand et grâce à la direction du prêtre Félix et du diacre Adéodat :

EXSVLTATE PII LACRIMIS IN CAVDIA VERSIS

ET PROTECTORI REDDITE VOTA DEO CVIVS SIC TENVIT RESOLVTVM DEXTERA TECTVM

IN VACVVM VT CADERET TANTA RVINA SOLVM SOLVS ET INVIDIA PRINCEPS TORMENTA SVBIRET

QVI NVLLVM EX AMPLA STRACE TVLIT SPOLIVM NAM POTIORA NITENT REPARATI CVLMINA TEMPLI

ET SVMSIT VIRES FIRMIOR AVLA NOVAS DVM XPÏ ANTISTES CVNCTIS LEO PARTIBVS AEDES

CONSVLIT ET CELERI TECTA REFORMAT OPE DOCTOREM VT MVNDI PAVLVM PLEBS SANCTA BEATVM

INTREPIDE SOLITIS EXCOLAT OFFICIIS LAVS ISTA FELIX RESPICIT TE PRESBYTER NEC TE LEVITES ADEODATE PRAETERIT QVORVM FIDELIS ATQVE PERVICIL LABOR DECVS OMNE TECTIS VT REDIRET INSTITIT

Cette inscription est conservée au musée du monastère attenant à la basilique.

A cette période et à celle qui lui fait suite immédiatement se rattache un groupe d'inscriptions qui entourent le tombeau de Félix III, contemporain d'Odoacre et que S. Grégoire le Grand appelle alavus meus. Ce fut le seul pape enterré à Saint-Paul. Non loin de son tombeau, on lisait sur une grande dalle le nom de la pieuse PETRONIA, modèle de vertu féminine, sa femme, LEVITAECONI VNX, FORMA PVDORIS; trois membres de la famille l'avaient rejoint au tombeau où leurs noms se lisent au-dessous du sien, précédés de la simple formule HIC REQVIESCIT. Ce sont : une fille du pape, PAVLA CLARISSIMA FEMINA; son fils Gordianus, DVLCISSIMVS PVER, morts l'un et l'autre dans les deux premières années du pontificat de Félix III (484 ou 485). La troisième êpitaphe est celle d'Émilienne, SACRA VIRCO, morte en 489, probablement, elle aussi, proche parente du pape. Ce monument précieux entre tous doit trouver sa place ici. C'est croyons-nous, le seul qui nous ait conservé l'épitaphe de l'épouse et des enfants d'un pape. Les

semble se lire sur une colonne surhaussée. — * Tandis que la colonne et son inscription supérieure se trouvent au nord de la basilique, la base est conservée dans le cloître; sur l'inscription partiellement illisible de cette base, cf. J.-B. De Rossi, Musaici cristiani, fasc. 15, S. Paole, arco di Placidia. — 4 Dizionario, t. xn, p. 206. — '* Nicolai, Basilica di S. Paolo, p. 264.

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anciens collecteurs d'inscriptions ne l'ont pas toujours traitée fort bien. Le texte de J.-B. de Rossi que nous donnons ici tient lieu de tous ceux qui l'ont précédé » (fig. 10648).

Pétronia mourut en 472, Paula en 483 ou 484, le jeune Gordien en 485, Émilienne en 489. On retrouve, au temps de Grégoire le Grand, les mêmes noms de Gordien et d'Émilienne dans la famille, le père de ce pape s'appelait Gordien, c'est lui-même qui nous l'apprend dans ses Dialogues, 1. IV, c. xvi

l'inscription suivante relative à un certain Eusèbe qui peut appartenir au vie ou au début du vne siècle et qui entreprit des restaurations considérables dans le cimetière contigu à la basilique. Aucun document ne peut donner une idée plus complète et plus grandiose de l'ensemble des constructions attenantes. Le texte a été trouvé mutilé tel qu'il existe aujourd'hui et il a été publié et commenté abondamment depuis Bosio jusqu'à de Rossi (fig. 10650, haut. 0 m. 51; larg. 1 m. 36).

oLevIÎAECONIVNXPETRONIA FORMA PVDQiRlS vmiSMEAIDEPONENSSEDIBVà-OSS/A L0CO» PARCITt VOS L-ACR1MLS DVLCES CVMCOIM iFVGENÀ 1 AE * V1VENTEMQVE PEU CKEUIITe FLERE NEFAS

DP » IN PAGE III oNÔlt OCTiOB j F|ESTO j VC COJNSS»

HIC REQVlESClT [N PACE PAVLa| ^CjLF $ D VJLCISBEN 1GNA GRATlOSA F1L1AJSS»

dp vu kal s^svmmmemu nantjo vcj conss>

HIC REQV1ESCJ T D|VLC1S!S1MVS PVER iGOjR D I/ÂN|V.S FILIVS SS»

DPV IBSEPT-I. SYMMACHO VC iCONSsl»

HIC REQVlESClT AEM1LIANA

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10648. — Épitaphe de l'épouse et des enfants du pape Félix III. D'après De Rossi, Inscr. christ, urb. Romœ, t. I, p. 371, n. 843.

et dans l'Homélie xxxvm sur les Évangiles. Ce Gordien avait trois sœurs vierges consacrées : Tharsilla, Gordiana et /Emiliana, toutes trois nièces du pape Félix III. Ce dernier, veuf en 472, devint pape en 483; on ne saurait douter qu'il n'ait rédigé lui-même cette épitaphe de ses plus proches parents qu'il fit enterrer dans la basilique de la voie d'Ostie où il vint les rejoindre et où il avait déposé son père peu auparavant, en 471, sous une épitaphe métrique. Celui-ci avait nom Félix, prêtre du titre de Fasciola

(In) nomine Dei patris omnipot (enti)s et domini noslri Jesu ^ filfii eius et Spiritus sjancti paracliti Eusebius infa... 3 (ren)ovavit cymeteriu tolu (et restituit c)olumnas in porticos] (et) * picturfas qu)as in ruinas erat totas; et (rcfecit tec)tu cum tegulas et tablin... 6 n(umero) et acutos et malerifa reliqu)a tola; balineu, marmo(ra) quœ minus abuit 8 et scamna, (fenes)tras, speclara ' , item in s(up)eriora marmoravit palfalium*. c)lostra, incinos » et clabes (p)osuit; ut poluil usque d(um es)set in seculo jecit reliqufa f)a-

PRESBYTER HIC POSITVS FELIX IN jPJ ACE QV1ESC1T

CVIVSPVRA FIlpESPROBITAS VI;GlLjANi T I ; SOLLER5 PONTJt'ICVM CJLARO PLACVfff SIjCN.OT jALEONI POST LABSVM VTREPARANS;VENLRA|NDLCVLM1UA PAVLI HVICOPER/rS 'TANTIRENOVANDAM CREDERET AVLAM — r^EPosiTy<s<viii idvs maias leone (VVG-uif el proèiano v.càconssg MARTIVS DVLC1S V1XIT ANN-III-MV1

10649. — Épitaphe du père de Félix III. D'après De Hossi, op. cit., t. i. p. 36<>, n. 831.

(voir Dictionn., t. v, à ce mot), et avait reçu du pape Léon le Grand la charge de restaurer la basilique et principalement la toiture : veneranda culmina Pauli * (fig. 10649).

L'épigraphie nous maintient dans les faits historiques de notre basilique et c'est ce que fait encore

brica. Quando exivil de (s)eculo remisit alumnis sui(s pe)cunia; et isti fabricaverunt introitu at martyres (qu)od est in publiai a fund (amentis)1"; /(a)bricabit mesas al martyr (es; r)otasu jecit, aquam in valine(o) per mangana fecit; ai con(ch)ayl cubiculu et cancellu fec(il), causa jures jecit, cia mulfta m)ala facent;

1 De Rossi, Inscript, christ, urb. Romœ, t. i, p. 370-373, n. 843; [Diehl, 167]. — s De Rossi, op. cit., t. i, p. 366-367, n. 831; [Diehl, 1762|. — 3 On a proposé de remplir cette lacune avec : injans, la lettre qui suit A ayant le jambage d'un N ou d'un M; mais celui qui a dirigé tant d'entreprises n'est plus un injans, même en prenant ce nom par humilité. Bosio proposait in(dignus) la(mulus) dont De Rossi ne voulait pas; on a suggéré aussi : Eusebius inj(r)a (scriptus ren(ovwil). — ' La particule et manque dans l'inscription, le contexte l'exige. — ' Dans le marbre on lit tabli...n; la lacune représente deux lettres seulement, peut-être un chiffre a-t-il péri : lablina ou tablinas, veut dire une planchette de bois, une tablette. — " Sur une inscription de l'an 111, on lit : teyulas quœ minus erant de suo reposuit

(Orelli, n. 1520). — 7 Speclara pour spccularia. ■ — 'Les éditeurs, supprimant la lacune, ont écrit pailostra, qui n'a aucun sens. Les habitations et les hospices construits sui les portiques et les bains, comme aux abords du cimetière de Noie décrits par S. Paulin, sont appelés palatium. Au Mont-Cassin l'hospice contigu au cimetière était de même appelé palaliuni: cf. Du Cange, à ce mot. — • in cinos, mot inconnu, peut-être nnei/ios. — 10 Cet introitus a<l martyres, </uoi/ est in publicu, pourrait être le vestibule du cimetière souterrain de Lucine, derrière la basilique. 11 Ces rota! et mangana sont des appareils pour monter l'eau des bains. — yi conclut signifie fontaine ou baptistère dont les ornements métalliques attiraient les voleurs : causa

pires cia Iqia, quiaj m alla mala jac(i)ent ( /admit).

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item sartfa tect)a suscepil; sigilla cinque in por(tis) pjosuil, compodiola '.

D'après ce texte, nous pouvons voir que le cimetière avoisinant la basilique de Saint-Paul sur la voie d'Ostie était entouré de portiques soutenus par des colonnes et ornés de peintures; des bains y étaient attenants, revêtus de marbre et pourvus de tout le nécessaire, avec des roues et des calandres et autres engins pour soulever l'eau et la répandre dans les vasques. Au-dessus des portiques et des thermes, on trouvait des habitations somptueuses au point qu'on pouvait leur donner le nom de palais. Un vestibule précédait l'entrée publique des cryptes des martyrs. Au milieu de Varca se voyait une conque entourée de cancels et un abri pour le gardien du lieu. Les portes étaient décorées de sigilla, peut-être des statuettes en bronze. Des parapets de marbre couraient entre les portiques.

Bibl. : Bosio, Roma sotterr., 1632, p. 148; Margarini, Inscr. basil. s. Pauli, p. xvi, n. 220; Muratori, Thés. nov. veter. inscr., p. 1866, ri. 2; Marini-Mai,

Roma, 1816 (dans le ms. Vatic. 9672); Fr. Gancellieri, Prospetto délie memorie istoriche délia basilica Ostiense di S. Paolo [d'après le plan exposé dans la lettre précédente], dans Effemeridi letlerarie, juin 1823; P. Garpi, Relazione dell' accesso fatlo isola del Giglio délia Commissione deputata per osservare i graniti di delta isola proposti per le quaranta colonne délie nove grande délia basilica di S. Paolo, Roma, 1828; Jo. Ciampini, De sacris tedif., 1693, p. 109; F. Contelorius, Privilégia ecclesiœ S. Pauli (dans Ms. Vatic. Barb. 2468, xxxn, 2-59, olim 248 ~>; Privilégia S. Pauli de Urbe (dans Ms. sec. xvin, Arch. Vatic, Mise. arm. VII, t. cxxxii; Crescimbeni, L'istoria délia basilica di S. Maria in Cosmedin, p. 407; L. De Bruyne, L'antica série di ritratti papali délia basilica di S. Paolo-fuori-le mura, Rome, 1934; Dissertazione sopra la fabbrica, fondazione e ristoramenti délia basilica di S. Paolo (dans ms. Vat. 9023, c. 122-153; [F.-W. Deichmann- A. Tschira, Die jruhchristlichcn Basen und Kapilelle von S. Paolo fuori le mura, dans Rômische Mitteilungen, t. liv (1939), p. 99-111]; JC. Erbes, Das Aller

iNOMIN€D€IPATIUSOMNJPOT fNCTI PARACLETI-EVSF&1VS1NFA DLVMNAS INPOK"COS-PICT VR , iTVC VMTECVLÀS-E TTABl' TOTABALINFVF1ARMO\ TRÀSSP E CLARA1TEMIN5; LOSTRÀ1NC1NOSFTCLABE.S \ 'SETINSECVLOFECIT RELKTv L.'CVLOREMISJ TALVMNlSSVi1 IKVN Tl N TR.01 TVATM APxTYKE S' PMCABITMESASATMARTYIV PEKMANCANA F'ECITATCON PAVSÀF VRES FECITCIAMVL!

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10650. — Inscription d'Eusèbe, à Saint-Paul-hors-les-Murs. D'après O. Marucchi, / monumenti del museo Pio Lateranense, 1910, pi. xlv, n. 9.

Script, veter. nova coll., t. v, p. 178, n. 3; Nicolaï, Basil. Ost., p. 142, n. 212; De Rossi, Roma sotterr., t. ni, p. 463-464; O. Marucchi, I monumenti del museo Pio-Lateranense, in-fol., atlas, Milano, 1910, pi. xlv, n. 9; Liber ponliflealis, éd. Duchesne, t. i, p. 267, note 34; H. Grisar, Anal, rom., t. i, p. 156- 157, n. 12, pi. ni, n. 4.

D. Angeli, Chiese di Roma. Guida storica e artistica, in-16°, Roma, 1903, p. 442; M. Armellini, 1™ éd., p. 744; 2e éd., p. 928; R. Artioli, Nella basilica di S. Paolo a Roma. Il restaura délia cappella di S. Lorenzo, dans II secolo XX, juin 1907, p. 515-519; A. Belli, Mezzo per rendere i legni meno soggetti alla impressione del fuoeo, proposto per la risorgenle basilica di S. Paolo, Roma, 1832; P. Belloni, Sulla grandezza e disposizione délia primitiva basilica Ostiense, Roma, 1853; C. Borgnana, // nuovo campanile delta basilica Ostiense, Roma, 1847; E. Caetani Lovatelli, // chiostro di S. Paolo, in-8°, Roma, 1896; [G. Calderini], Nell' occasione del collocamento délia prima pietra per la costruzione del quadriportico dinanzi la basilica di S. Paolo fuori le mura di Roma, 14 marso 1890, in-4°, Roma, 1890; Fr. Cancellieri, Lettera del Revmo p. Abate D. G. G. di Coslanzo sopra le sue memorie inédite délia basilica di S. Paolo, da dividersi in XXX dissertazioni dal medesimo abbozzate, comentata in lor supplemento da Fr. Cancellieri con altreitante note, con un' appendice di vari inni in onore del Santo Apostolo e con due biblioteche, una degli autori che ne han trattato, l'altra per ordine délie materie,

der Grâber und Kirchen des Paulus und Petrus in Rom, dans Zeitschrift fur Kirchengeschichte, t. vu, 1884; C. Fea, Aneddoti sulla basilica Ostiense di S. Paolo riuniti nel 1823, dopo l'incendio, in-8°, Roma, 1825; Continuazione degli aneddoti délia basilica Ostiense di S. Paolo, in-8°, Roma, 1826; Rivista di varie opinioni di un sedicente scalpellino suite colonne da farsi nella basilica Ostiense, in-8°, Roma, 1826; La basilica Ostiense liberata délie inondazioni del Tevere senza bisogno di innalzare il pavimento, in-8°, Roma, 1833; V. Forcella, Iscriz., t. xn, p. 1; G. Fraschetti, L'incendio delta basilica di S. Paolo, dans Diario del principe d. Agostino Chigi, Tolentino, 1906, t. i, p. 58; J.-B. Frey, Inscriptions inédites des catacombes juives de Rome, dans Rivista di arch. crist., t. vu, 1930, p. 256-260, n. 24-25; J. Gailhabaud, Der Kreuzgang des Klosters S. Paul ausserhalb den Mauern Roms, in-4°, Hamburg, 1850, pi. ; P. L. Galletti, Séries chronologica prsecipuarum chartarum, quœ in tabulario monaslerii basiliae divi Pauli in via Ostiensi adservantur ( 914-1500 ) (dans Ms. Vat. lat. 9727, fol. 276); Documenti relativi alla basilica di S. Paolo dall'anno 386 al 1494 (dans Ms. Vat. ^8092); G.-B. Giovenale, // chiostro medioevale di S. Paolo fuori le mura, dans Bull, délia commiss. archeol. comm. di Roma, t. xlv, 1917, p. 125-167;

1 Compodiola, mot inconnu dans tous les lexiques et dictionnaires, vient sans doute de podium, parapet ou balcon. Le texte s'arrête là.

ROME. LES EGLISES AU MOYEN AGE

II. Grisar, Die Grabplalte des heil. Paulus. Neue Studien iiber die rômischen Apostelgrâber, dans Rom. Quartalschr., 1892, p. 119-153; Analecta Romana, t. i (1899), p. 259 sq.; Hisl. de Rome et des papes, t. i, p. 374-376; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 415, n. 11; P. Kehr, Italia pontiflcia, t. i, p. 164 sq.; J.-P. Kirsch, Die rômischen Tiielkirchen im Altertum, Paderborn, 1918; R. Lanciani, New taies of old Rome, in-8°, London, 1901, p. 143; Pagan and Christian Rome, p. 151; Dalle scoperle faite nel 1838 e 18-50 presso il sepolcro di Paolo apostolo, dans Nuovo bull., t. xxiii, 1917, p. 1-29; G. Marangoni, Chronologia Romanorum Pontiftcum superstes in pariete auslrali basilicœ Sancti Pauli Aposloli vise Ostiensis, in-4°, Romte, 1751; C. Margarini, Inscriptiones antiques basilicœ, monaslerii et horti Sancti Pauli de Urbe ad viam Ostiensem, in-4°, Romœ, 1654; cf. Margarini, Bullarium Casinense, t. i, Venetiis, 1650; Tudexti, 1670; G. Marocchi, Dettaglio del terribile incendio accaduto il di lô luglio 1823 délia famosa basilica di S. Paolo in Roma, in-8°, Roma, 1823; O. Marucchi, Iscrizione di un preposito délia basilica di S. Paolo juori le mura, dans Nuovo bull. di archeol. crist., 1908, p. 257-260; Basiliques et églises de Rome, 1902, p. 135-148; L. Moreschi, Descrizione del tabernacolo che orna la confcssione délia basilica di S. Paolo sulla via Ostiense salvato dall' incendio dell' anno 1823, in-fol., Roma, 1840, onze pi.; E. Mùntz, Les peintures murales de l'ancienne basilique de Saint-Paulhors-les-Murs, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1895, p. 112-113; L'ancienne basilique de Saint-Paul-horsles-Murs. Ses fresques et ses mosaïques d'après des documents inédits avec des notes sur quelques peintures romaines du Moyen Age, dans Revue de l'art chrétien, t. ix, 1898, p. 1-19, 108-113; N.-M. Nicolai, Délia basilica di S. Paolo, in-fol., Roma, 1815. L'ouvrage est en partie de Nibby, notamment sous le rapport épigraphique; Panciroli, lre éd., p. 652; 2e éd., p. 655; A.-L. Patrizi, La sacrosanla basilica patriarcale di S. Paolo fuori le mura di Roma, Roma, 1862; S. Pesarini, La basilica di S. Paolo sulla via Ostiense prima délie innovazioni del sec. a i/, .dans Studi romani, t. i, 1913, p. 386-427; Vna pagina nuova nclla sloria delta basilica di S. Paolo sulla via Ostiense, dans Disserlazioni délia ponlificia accademia romana di archeologia, 2e série, t. xm, 1918, p. 195; Nuovo Bullelino di archeol. cristiana, 1922, p. 81 sq. ; S. Piale, Esame di un quolche aneddolo sulla venerabile basilica di S. Paolo, Rome, 1833; Di un monumento interessanlissimo delta basilica di S. Paolo, che rettifîca la vera cronologia de' primi cinque pontiftci romani recentemente twbata, e délia sicura provenienza délie ventiquatlro colonne di pavonazzetto trasportate dalla Mole Adriana per la costruzione délia delta basilica, Roma, 1843; J.-R. de Rossi, L'antica série dei Papi, dipinta sulle pareti délia basilica di S. Paolo, teste riordinata ed a/fissa aile pareti del monastero attiguo alla basilica, dans Bull, di arch. crist., 1870, p. 122- 124; Di una labella di bronzo, ibid., 1874, p. 63; J. Schuster, Les ancêtres de saint Grégoire et leur sépulture de famille à Saint-Paul de Rome, dans Revue bénédictine, 1904, p. 113-123; La basilica e il monastero di S. Paolo fuori le mura. Note storiche, in-12°, Torino, 1934; La basilica de San Paolo dclla via Ostiense, a cura dei monaci beneditlini, Roma, 1933; G. Servi, Sopra un dipinto di Filippo Bombelli che ricoida la basilica Ostiense avanti V incendia del 1823, Roma, 1836; G. Settele, lllustrazione di due iscrizioni '

1 |(i. Biasotti, La basilica di Libéria sull'Esquilino erroneamente identiflcata con la basilica di S. Maria Maggiore, Home, 1935 (Libère l'aurait construite un peu à l'est de la basilique actuelle); A. Schuchert, S. Maria Maggiore :u

Irovate nella basilica di S. Paolo, in-8°, Roma, 1831 ; E. Stevenson, Osservazioni sulla topografia délia via Ostiense e sul cimitero ove fu sepolto l'apostolo S. Paolo, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1897, p. 285; L'area di Lucina sulla via Ostiense, ibid., 1898, p. 60; Scoperle nel monastero e nel basilica di S. Paolo, ibid., 1898, p. 94-96; R. Taddei, La spedizione pontiflcia pel trasporla degli alabastri egiziani a riedifïcare la basilica di S. Paolo sulla via Ostiense, Roma, 1891; P. Toesca, Un frammento dell' antica porta di S. Paolo fuori le mura. Il chiostro délia basilica di S. Paolo, dans L'Arte, 1904, p. 509-513; C. Villani, Epigrafe consolare rilrovata a S. Paolo, Roma, 1898; G. Wilpert, Mosaiken und Malereien, t. n, p. 548-630.

Sainte-Marie-Majeure. — Cette basilique patriarcale a été décrite dans le Dictionn., t. x, col. 2091- 2119. On se borne ici à rappeler la fondation de ce sanctuaire par le pape Libère (352-356) l juxta macellum Libiœ, lit-on dans le Liber ponlificalis, et sa restauration somptueuse par le pape Sixte III (432-440); du /1e au ixe siècle on ne l'appelait que Sancla Maria ad prœsepe du nom de la crèche qu'on y conservait. Le vocable qui a succédé se lit pour la première fois dans la notice du pape Serge II (844- 847) : basilica bealœ Dei genelricis quœ maior ab omnibus nuncupatur. Le sobriquet ad nives relève d'une légende qui n'est pas antérieure au Moyen Age.

Nous venons de décrire les églises patriarcales auxquelles s'ajoutait primitivement la basilique de Saint-Laurent (voir Dictionn., t. vin, col. 1931- 1952). Elles ont gardé une importance exceptionnelle dont n'approchent pas celles qu'il nous reste à étudier et qui vont être groupées suivant l'ordre topographique des sept régions.

XX. Églises de la Ire région. — /. SAllfTa- NÉRÉB-ET-ACHILLÉE. — Ce très ancien titre portait, dès le ive siècle, le nom de fasciot(a)e ou de fasciola (voir Dictionn., t. v, à ce nom et t. xn, au mot Nérée-f.t-Achillée où nous avons décrit cette basilique, col. 1111-1123).

Bibl. : Panciroli, lre éd., p. 625; 2e éd., p. 775; Severano, Sette chiese, p. 470; Martinelli, p. 260; Rruti, vol. xvn (toin. xvi), fol. 146-172 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 113-121 (lat.); Nibby, p. 555; Forcella, t. xi, p. 419-424; De Rossi, dans Bull, di arch. crist., 1875, p. 49-56; 1879, p. 91-95; Lais, Memorie del titolo di Fasciola, in-8°. Roma, 1880; M. Armellini, Chiese, Ve éd., p. 467; 2e éd., p. 591; H. Marucchi, Basiliques et égl. de Rome, p. 163; P. Kehr, Italia pontiflcia, t. i, p. 119; D. Angeli, Chiese, p. 421 ; Lais, dans Nuovo bull. di arch. crist., t. xi, 1905, p. 274 sq., J.-P. Kirsch, Die rômischen Tiielkirchen. p. 90-94; Chr. Huelsen, Le chiexe. p. 388, n. 1.

2. 8A.INT-8IXT&-LB-VIBUX, — Très anciennement désignée sous ce titre, on la rencontre au concile de 499 sous le nom de titulus Tigridse. Cette église aurait été destinée à rappeler la rencontre du pape Sixte II et du diacre Laurent; elle reçut les bienfaits de Léon III (795-816).

Bibl. : Panciroli, 1" éd., p. 764; 2- éd., p. 671; Severano, Sette chiese, p. 473; Martinelli, p. 305; Rruti, vol. xvn (tom. xvi)*, fol. 136-140 v. (ital.), vol. xn (tom. xi), fol. 105-110 (lat.): Lubin, p. 333, 315; Nibby, |>. 719; Forcella. t. x, p. 535-546; Armellini, l"> éd., p. 616; 2'' éd.. p. 518; Angeli. p. 562; 1'. Kehr, liai, ponlif., t. i. p. 120; Marucchi. p. 168; Chr. Huelsen, Le chiese. p. 471, n. 65.

Ilom. /. Die Griïndungsgeschlchte der Basilika und die

ursprùngliche Apsisanlage (Studi di Antichità cristiana

de l'Inst. pont, d'arch. chrét., t. xv). Cite du Vatican, 1939.1

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