‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 403 sur 477 · SAINT-LAURENT-IN-MIRANDA. (Voir Dic · texte numérisé non relu

SAINT-LAURENT-IN-MIRANDA. (Voir Dic

tionn., t. v, col. 2048-2049; t. vin, col. 1954.) Église construite à l'intérieur du temple d'Antonin et de Faustine. La plus ancienne mention se lit dans les Mirabilia Urbis Romœ; le qualificatif serait dérivé de quelque dame noble et pieuse qui aurait fait des dons à l'église.

Bibl. : D. Angeli, p. 228; M. Armellini, 1™ éd., p. 311; 2e éd., p. 156; Broderick, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1898, p. 46; Bruti, vol. m (tom. n), fol. 525v-529; Forcella, t. v, p. 423-434; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 288, n. 19; Martinelli, p. 139; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 353-355; Le même, Descrizione del Foro romano, p. 129; Le même, Le Forum romain, 1903, p. 257; Nibby, p. 303; Panciroli, 1™ éd., p. 420; 2e éd., p. 90.

2. saints-COME-et-damien. — (Voir Dictionn., t. m, col. 2350-2367; t. vu, col. 2415, flg. 6205.) [Krautheimer, Corpus basilicarum, t. i, s. v.]

3. sainte-marie-nouvelle. — (Voir Dictionn., t. x, col. 2077-2078.) Diaconie fondée par Léon V (847-855) sur les ruines de Sainte-Marie-Antique.

4. sainte-PUDENTIENNE. — (Voir Dictionn., t. xiv, col. 1967-1973.)

Bibl. : addition à celle déjà donnée : Adinolfl, n, p. 240; D. Angeli, p. 518; Armellini, 1" éd., p. 565; 2e éd., p. 192; Bruti, vol. xvm (tom. xvn), fol. 403 v.- 420 (ital.); vol xn (tom. xi), fol. 284 V.-297 (lat.); vol. vin (tom. vu), fol. 110-131; L. Duchesne, dans Mél. d'arch. et d'hist., t. vu, 1887, p. 223; Forcella, t. xi, p. 133-146; H. Grisar, dans Anal, rom., t. i, p. 564-576; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 424, n. 25; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 58; J.-P. Kirsch, Die rômischen Tilelkirchen, p. 61-67; Martinelli, p. 288; Le même, Primo trofeo, p. 44; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 364-373; Nibby, p. 677; Panciroli, 1" éd., p. 710; 2« éd., p. 264; Panvinio, p. 265; A. Petrignani, La basilica di S. Pudenziana in Roma, in-4°, Roma, 1934; Pennotti, p. 276; Piazza, p. 488; Torrigio, Sacri trofei, p. 23; P. Ugonio, Stazioni, fol. 160 v.

5. saint-Laurent-IN-panisperna. — (Voir Dictionn., t. vin, col. 1931, 1954.) La première mention de cette église remonte au pontificat d'Hadrien Ier (772-795) qui la restaura; Léon III (795-816) lui fit des présents et on la trouve mentionnée dans l'Itinéraire d'Einsiedeln plusieurs fois. Dans ces différents textes elle est désignée comme in Formoso ou ad Formosum, ce qui rappelle son fondateur; après l'an 1000, on dit ad ou bien in Panisperna, probablement dérivé d'une localité antique.

Bibl. : Adinolfl, n, p. 250; D. Angeli, p. 230; M. Armellini, 1™ éd., p. 306; 2e éd., p. 199; P. Andréa di Rocci di Papa, Memoric sloriche délia chiese e monastero di S. Lorenzo in Panisperna, in-8°, Roma, 1893; Bruti, vol. xvi (tom. xv), fol. 47-55 (ital.); vol. xi (tom. x), fol. 41-49 (lat.); vol. vin (tom. vu), fol. 95 v.-HO; L. Duchesne, dans Lib. pont., t. i, p. 507; t. n, p. 11, 20; Forcella, t. v, p. 413-421 ; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 292-293, n. 25; P. Kehr, Ital. pont, t. i, p. 59; Lubin, p. 337; Martinelli, p. 139; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 374-375; Nibby,

15 0 ME. LES EGLISES AU MOYEN AGE

p. 305; Panciroli, 1" éd., p. 424; 2e éd., p. 271; Piazza, p. 591.

6. haixte-agathk. — (Voir Dictionn., t. i, col. 2819-2822.) Basilique construite ou restaurée par FI, Ricimer, vers 470. Son qualificatif est de Subura ou super Suburam; le sobriquet Sainte-Agathe-des- Goths n'était plus employé au Moyen Age.

« Une découverte importante a été faite depuis peu d'années dans l'église de Sainte-Agathe-des- Goths. Une inscription qui n'est connue que par des copies, rappelait, qu'en 1504, des reliques : ossa sanctorum martyrum Hippolyti Adrias Mariée Neonis Paulinœ Dominandse duarumque sororum, placées dans un sarcophage sous le pontificat de Léon IX, avaient été transférées digniorem in locum. Ces reliques, accompagnées d'une espèce d'authentiques remontant au ixe, peut-être au vme siècle, ont été récemment retrouvées par M. Respighi. Les cinq premiers appartiennent au groupe des Martyrs grecs, ensevelis dans le cimetière de Calliste en un endroit qu'on n'est point parvenu à désigner. Les reliques furent trouvées dans deux coffres en bois, renfermés eux-mêmes dans des caisses de plomb, lesquelles avaient été placées, l'une dans le maître-autel, l'autre dans l'autel de Sainte-Agathe. A l'ouverture du premier coffre, on ne vit d'abord qu'un sac de toile de 1 m. 50 sur 0 m. 69, sur lequel se lisaient, en belles capitales du ixe siècle au plus tard, les noms suivants :

SCI YPPOLITI MARTYRI SCI ADRIAS MARTYRI SCE MARIAE MARTYR :

SCI NE0NE MARTYRI

« Le sac fut ouvert. On en retira une pièce de toile contenant les ossements, en grande partie calcinés, d'un adulte, probablement de sexe féminin. Aucune inscription n'accompagnait ces restes. Au-dessous, une seconde toile avec les ossements entremêlés de quatre personnes. Des spécialistes réussirent à recomposer à peu près entièrement les squelettes de deux adultes du sexe masculin, d'une jeune fille d'environ 18 ans et d'un enfant d'à peu près 6 ans. D'après la légende, Hippolyte et Adrias étaient des hommes faits, Maria avait 13 ans.

« Les restes de Pauline, la mère, manquent par conséquent. La pensée vient tout naturellement de les chercher dans la première couche d'ossements anonymes. Telle n'a pas été l'opinion de ceux qui ont déposé les reliques dans la caisse et ont pris soin de marquer les noms des quatre martyrs. Auraient-ils manqué d'ajouter le cinquième nom, s'ils l'avaient connu? Comme le pense P. Franchi de Cavalieri, ces reliques séparées ont probablement été extraites d'une tombe voisine, censée être celle d'un martyr.

« Dans le second coffre également, il y avait un sac de toile, où était inscrit d'abord, en grandes capitales :

SCA PAVLINA

Un peu plus tard on ajouta en lettres onciales : SCA PA (aussitôt barré) DOMINANDA ET ALIARVM DVA- RVM S0R0RVM. Sous la toile étaient réunis, avec les ossements d'une femme, toutes sortes de débris et trois petits sacs, avec, sur l'un d'eux, l'inscription SCA DOMINANDA, en onciales. Les ossements de ce sac étaient ceux d'un enfant de 10 ans au plus. Les deux sœurs, dont les restes étaient placés dans les autres sacs, étaient plus jeunes encore.

« Paulina, du second coffre, serait donc celle du groupe des Martyrs grecs? Avec P. Franchi, le

' II. D., dans Anal, bail., t. LU, 1934, ]>. 7,S-vS0; cf. ]'. Franchi de Cavalieri, Le reliquie dei martiri greci sulla chiesa

P. H. Delehaye hésite à tirer cette conclusion. Le nom voisin de Dominanda invite à suivre une autre piste. Il fait partie du groupe de sept vierges honorées le 31 décembre, au cimetière des Jordani. Parmi ces sept sœurs, qui semblent faire pendant aux sept frères du 10 juillet, il y a une Paulina. Avec Dominanda et deux de leurs sœurs, cette Pauline provient de la voie Salaire et non de la voie Appienne. C'est du cimetière de Calliste qu'ont été enlevés les corps des quatre saints en même temps qu'un martyr anonyme. Il faut croire que Pauline, qu'on s'attendait à retrouver avec les autres martyrs du groupe des Grecs, ayant échappé aux recherches, quelque clerc savant se soit souvenu de la Paulina du cimetière des Jordani, qu'on se soit empressé d'y reconnaître celle qui manquait à l'appel, et de joindre ses reliques à celles de ses prétendus compagnons. Ce serait une coïncidence par trop curieuse que, par hasard, à la même époque, dans la même église, une martyre Paulina soit venue prendre la place d'une homonyme manquante.

« Le transfert des corps des Martyrs grecs s'est fait — les inscriptions le montrent — avec plus de soin qu'on n'est habitué à en constater en pareil cas. Pourtant, cette fois encore, il s'est vraisemblablement produit des confusions qui n'auraient été évitées qu'en laissant les corps à leur place. Quelque opinion qu'on se fasse sur Paulina, on remarquera que les Martyrs grecs ne sont pas au complet à Sainte-Agathe-des-Goths. Outre ceux de l'inscription, il y en avait cinq autres, qui sont nommés dans la Passion, avec indication du jour et du lieu de la sépulture, ce qui rend peu probable que ce soient des personnages inventés : Eusèbe et Marcel (20 oct.), Maxime (19 nov.), Marthana et Valeria (10 déc). Tous ces noms d'ailleurs, celui de Maxime excepté, ont été reconnus dans le cimetière de Calliste par les pèlerins du vne siècle. Les chercheurs de reliques du ixe siècle les ont-ils reconnus aussi, et alors pourquoi les ont-ils négligés? Tout cela nous empêche d'avoir une confiance absolue dans- ces belles inscriptions qui servent d'authentiques '. »

Bibl. : D. Angeli, p. 5; M. Armellini, lre éd., p. 102; 2e éd., p. 201; Bruti, vol. xvin (tom. xvn), fol. 434- 450 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 306-314; vol. vm (tom. vu), fol. 68-84 (lat.); Fr. Cancellieri, Nolizie délia chiesa di S. Agala alla Suburra, dans Cod. Vat. lat. 9701; Forcella, t. x, p. 341-354; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 166-167, n. 11; M. Jacutius, Chrislianarum antiquitatum specimina, quœ in vetere Bonusse et Mennœ titulo e suburana S. Agathœ basilica anno 1757 Vaticanum ad Muséum transvecta collustrantur, in-4°, Romœ, 1758; P. Kehr, liai, pont., t. i, p. 64; [R. Krautheimer, Corpus basilicarum, t. i, s. v. ;] G. Laurenti, Storia délia diaconia cardinalizia e monastero abbaziale di S. Agala alla Suburra, Roma, 1797; Lubin, p. 327; FI. Martinelli, Diaconia S. Agathœ in Subura descripta et illuslrata, Roma, 1638; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 375-378; Le même, Sant' Agata dei Goti, dans Giornale arcadico, 1891; Nibby, p. 32-37; Panciroli, lre éd., p. 174; 2e éd., p. 276; S. Piale, Délia Subura antica e délia chiesa di S. Agata di Goti, Roma, 1833; Chr. Huelsen. C. Cecchelli, G. Giovannoni, U. Monneret de Villard, S. Agata dei Goti. in-4°, Roma, 1924; P. Franchi de Cavalieri, Le reliquie dei martiri greci nella chiesa di S. Agata alla Suburre, dans Rio. di arch. crist., 1933, p. 235-260.

7. saint-vital. — Basilique très ancienne fondée sous Innocent Ier (401-417) et son titre de titulus

di S. Agata alla Suburra. dans Riuista tii arch. crist., 1933, p. 235 200.

ROME. LES EGLISES AI MOYEN AGE

Vestinœ rappelle le nom de l'illustre matrone dont la donation est à l'origine du titre; les prêtres de ce titre souscrivent au concile de 499, mais en 595, il porte le nom de Saint-Vital. Nous savons, par une inscription que l'acolyte Abundantius appartenait à la IVe région [Diehl, 1249] :

ABVNDANTIVSACOL

REC QVARTETT-VESTINEQVIVIXITANXXX

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