‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 404 sur 477 · DEPINP D- NATSCI-MARCI MENSE • OCT IND • XII · texte numérisé non relu

DEPINP D- NATSCI-MARCI MENSE • OCT IND • XII

L'église était dédiée primitivement aux SS. Gervais et Protais, on y ajouta le nom de leur père, S. Vital, martyrisé à Ravenne (voir Diclionn., t. xiv, à ce nom) où il a une basilique et où son tombeau était vénéré * :

Marlyris egregii liimulum Vitalis adora

Le vocable du père supplanta celui des fils. On trouve cette basilique mentionnée dans la correspondance de S. Grégoire le Grand : Ut. Vestinee (Reg., 1. XI, ep. n), S. Vilalis (ibid., 1. XIII, ch. n); elle subit des restaurations sous Léon III (795-810) qui l'enrichit de ses présents, ce que firent aussi Grégoire IV (827-844) et Nicolas I" (858-867).

Bibl. : Adinolfl, n, p. 260; D. Angeli, p. 601; M. Armellini, lre éd., p. 244; 2e éd., p. 187; Bruti, vol. xvm (tom. xvn), loi. 450-460 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 314-320 (lat.); vol. vin (tom. vu), fol. 85 V.-95; Forcella, t. ix, p. 217-222; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 498-499. n. 5; [L. Huetter-V. Golzio, San Vilale, coll. Le chiese di Homa illuslrate, n. 35; E. Junyent, Le recenli scoperte nella chiesa titotare di San Vilale, dans Riv. di arch. crist., t. xvi, 1939, p. 129- 134] ; P. Kehr, liai, puni., t. î, p. 63; J.-P. Kirsch, Die rômischen Tilelkirchen, p. 68-70; Martinelli, p. 318; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 378-379; Nibby, p. 578; Panciroli, lre éd., p. 802; 2* éd., p. 299; Piazza, p. 689; R. Vielliard, Sainl-Vilal. Le dernier en date des titres romains, dans Riv. di arch. crist., t. xii, 1935, p. 105-118.

8. saint£SU8axne. — Titre très ancien qu'on rencontre sous le vocable de titulus Gai dans les souscriptions des conciles de 499 et de 595. Le manuscrit de Berne du martyrologe hiéronymien porte ces mots au 11 août : Romse ad duas domos iuxla dioclecianas (duo clecinas, ms.) natale sce. Susanne. La mention ad duas domos se lit dans le Liber ponlificalis, dans la notice de Serge Ier (687-701) et dans celle d'Hadrien Ier (772-795) : tectum tituli beatae Susannœ martyris qui appellatur Duas Domos silum iuxla s. Quiriacum... reslauravit. Serge Ier, prêtre de ce titre, l'enrichit de ses dons, ce dont fait foi une inscription dont il ne subsiste qu'un fragment conservé dans la galerie lapidaire du Vatican, à gauche, au delà de la bibliothèque; elle était fort longue, voici ce qui nous en reste " :

(>(>]CINIS- ET MARTYRIS XPf SVSAN[nae SERCIVS EPÏSCSERVVS SERV0RVM DI p]R0VIDENTIAESVAEDICNATI0NE DNS e]T ECCLESIASTICARVM RERVM DISPEN(.sa/ore//i pote?]ATE-QVI-VICEM-AP0ST0L0RVM-PRIN[c!>(s opus]EST-VT.PERAEQVARI DEBEANT EC mdi]CENTIVMSVSTINENTISVCCVRRI

Cette bulle, gravée sur marbre, était adressée au cardinal-prêtre du titre, nommé Jean; le pape lui fait don de jardins et de maisons situées dans la ville, ce que nous lisons dans le Liber pontificalis : Ciborium S. Susannœ quod anle ligneum fueral ex marmore fecit... vel immobiliu loca illi donavit. Cette charte a été donnée dans Dictionn., t. in, col. 892- 896; elle nous apprend que le Saint-Siège avait un

patrimoine dans la ville et que le quartier de Sainte- Suzanne était presque désert. Dans ce document, l'église est encore appelée in regione quarta ad duas domos. Léon III fit restaurer la basilique depuis les fondations et la décora de mosaïques. Lue d'elles, qu'a encore pu voir Pompeo Ugonio, représentait le Sauveur, Charlemagne et Léon III portant le nimbe carré et présentant la basilique; au-dessous, une inscription aujourd'hui perdue, mais dont De Rossi a publié le texte :

Dudum hsec beatœ Susannx martyris aula cuangusto et lelru existons loco marmoruto quant dominus Léo papa lertius a fundamenlis erigens et condens corpus H. Felicitatis martyris compte tedifteans ornavit atquc dedicavit. Le corps de Ste Félicité se trouve dans le souterrain qui représente en partie le niveau primilif de l'église.

Bibl. : Adinolfl, n, p. 328 sq.; D. Angeli, p. 578; M. Armellini, 1" éd., p. 637; 2e éd., p. 268; Bruti, vol. xvi (tom. xv), fol. 191-212 v. ; vol. xi (tom. x), fol. 162-182 (lat.); vol. ix (tom. vin), fol. 20-64; Ciampini, Veter. monim., t. n, p. 138; L. Duchesne, dans Mil, d'arch. et d'hist., t. xxxvi, 1916, p. 33 sq. ; Forcella, t. ix, p. 529-544; [P. Franchi de' Cavalieri, Note agiografiche, vu (Studi e Testi de la Bibliothèque Vaticane, 49), p. 185-202;] Chr. Huelsen, Le chiese, p. 486-487, n. 96; P. Kehr, liai, pont., t. i, p. 61; .1. P. Kirsch, Die rômischen Tilelkirchen, p. 70-74; |F. Lanzoni, dans Rivista di archeol. crist., t. i, 1925, p. 228-234;] Martinelli, p. 310; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 380-382; Nibby. p. 732 sq.; Panciroli, 1" éd., p. 787; 2e éd., p. 334; Piazza, p. 462; J.-B. de Rossi, dans Bull, di arch. crist., 1870, p. 89- 112 : Un insigne epigrafe di donazione di fondi fatta alla chiesa di S. Susanna dal papa Sergio I; Le même, Inscr. christ., t. n, lr; part., p. 441, n. 149; P. Ugonio, Stazioni, fol. 190.

9. haint-caivs. — Ce serait le frère de Ste Suzanne et presque en face de Sainte-Suzanne s'élevait Saint- Caius. Abandonnée et presque ruinée au commencement du xvne siècle, le pape Urbain VIII la fit reconstruire en 1631 et y déposa un corps apporté des catacombes et dénommé Caius pour la circonstance. En 1722, le 21 avril, veille de saint Caius, des terrassiers découvrirent, au cimetière de Domitille, une tombe qu'ils signalèrent à l'abbé Jacques Crescenzio qui lut avec toute l'émotion nécessaire cette inscription tracée au charbon: CAIO-PP J^0^ •js- Aucun doute n'était possible, c'était le corps du pape Caius (le précédent n'était donc pas authentique); le corps fut levé, honoré, promu au rang de thaumaturge jusqu'au jour où J.-B. de Rossi retrouva dans la catacombe de Calliste la véritable épitaphe de Caius. (Voir Dictonn., t. m, col. 1736 sq., fig. 1945.)

XXIV. Églises de la Ve région. — Cette région comprenait la VIIe région civile (via Lata) et une partie de la IXe (circus Flaminius).

1. saint-marc. — (Voir Dictionn. t. x, col. 1747- 1749, fig. 7630.) La fondation de ce « titre » est attribuée au pape S. Marc et à l'année 336; on lit au Liber pontificalis : Hic fecit basilicam iuxta Pallacinas. Il existe une épitaphe d'un lecteur, mort à l'âge de 19 ans et qui était attaché au titre de Pallacine (voir Dictionn., t. x, col. 1743, fig. 7629). Les prêtres de ce titre paraissent dans les synodes romains de 499 et de 595. L'église fut restaurée par Hadrien Ier (772-795) et par Grégoire IV (827-844) qui ecclesiam beali Marci confessoris atque pontifteis quam tempore sacerdotii sui regendam susceperat... quie ob nimiam

1 Venance Fortunat, Vita S. Martini, 1. IV, vs. fi.S2, P. L., t. lxxxviii, col. 425. — '- De Rossi, Bull, di arch. crist., 1870, p. 89-112.

ROME. LES EGLISES AU MOYEN AGE

vetustatem crebo casuram esse videbalur... a fundamentis prius crexil... et ad meliorem cullum et decorem perduxit... absidcmque ipsius basilicœ musivo aureis superinducto coloribus cum summa populi gratulatione depinxit. En 806, Léon III avait fait des dons : titulus beali Marci martyris atque pontificis, qui appellalur in via Lata.

Bibl. : D. Angeli, p. 247, 607; M. Armellini, 1™ éd., p. 327; 2e éd., p. 459; D. Bartolini, La sotterranea confessione delta romana basilica di S. Marco, in-8°, Homa, 1844, 1856; Bruti, vol. xix (tom. xvm), fol. 770-808 (ital.); vol. xm (tom. xn), fol. 199 v.- 212 (lat.); vol. xxn (tom. xxi), fol. 160-168; Ceccarelli, Una gloria delta perinsigne basilica di S. Marco, in-12, Roma, 1905; Ciampini, Vetera monimenta, t. ii, p. 119; Dengel, Palast und Basilica San Marco, Roma, 1913, L. Duchesne, Notes, dans Mil. d'arch. et d'hist., t. vu, 1887, p. 225; Forcella, t. iv, p. 341- 376; t. xm, p. 426 ;[ F. Hermanin, S. Marco, coll. Le chiese di Roma illustrate, n. 30;] Chr. Huelsen, Le chiese, p. 308-309, n. 4; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 100; J. P. Kirsch, Die romischen Titelkirchen, p. 87-90; E. Le Blant, Lames de plomb de la basilique de Saint-Marc à Rome, dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 4e série, t. xn, 1884-1885; Martinelli, p. 170; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 384- 390; N. Molini, De vita et lipsanis S. Marci Evangelistse, in-4°, Romœ, 1864; Nibby, p. 321; Panciroli, Ve éd., p. 443; 2e éd., p. 834; Piazza, p. 413; E. Stevenson, Note sur les tuiles de plomb de la basilique de Saint-Marc, dans Met. d'arch. et d'hist., t. vin, 1888, p. 439-477; Tulli, dans Nuovo bull. di arch. cris/., t. xx, 1914, p. 20; P. Ugonio, Stazioni, fol. 155 v.; Zippel, dans Ausonia, 1907, p. 114.

2. saints-apôtres. — Titre très ancien, fondé par le pape Jules Ier (337-352); la basilique, longtemps désignée simplement comme basilica Julia de la VIIe région fut ensuite placée sous le vocable des SS. apôtres Philippe et Jacques, au temps des papes Pelage Ier qui entreprit la reconstruction de l'église, après la victoire de Narsès sur les Goths, et Jean III qui termina les travaux. Cette inscription se lisait dans l'abside et associait leurs deux noms ' :

Pelagius cœpit, cnmplevit papa Johannes Unum opus amborum par micat et prœmium

Parmi d'autres inscriptions, citons encore celle-ci ' :

Larr/ior et Pliitippu.i existens auqusto in tempore presul

Despexit mundo déficiente primi Fluctibus liumanis portum seit ferre salutis

Cui semper cura est reddcre vota Deo Nomine censura mente et scrmone Iohannis

Qui sibi commiasas pasecre novit oves Hoc opus excoluit quo plebs lestina recurrens

Jiripitur nwrsu dilaceramli tupi Quisquis lectnr adest Jacobi paritiquer Philippi

Cernât apostolieum lumen incsse. loeis

Bibl. : Adinolfi, t. n, p. 16 sq.; D. Angeli, p. 55, 606; M. Armellini, lr« éd., p. 139; 2e éd., p. 249; G. A. Bonclli, Memoria sloriche delta basilica Conslantiniana dei SS. XII Apostoli di Roma e dei nuovi suoi ristauri, in-8°, Rome, 1879; Bruti, vol. ix (tom. vin), fol. 78-139; vol. xm (tom. xn), fol. 176 v.- 197 (lat.); vol. xix (tom. xvm), fol. 727-768 (ital.); Ciampini, De sacris œdificiis, p. 137; Forcella, t. Il, p. 221-298, 543 sq.; t. xm, p. 405-410; H. Grisar, Anal, rom., t. i, 1899, p. 611-619; L'Apostoleion di Constanlinopoli e la basilica romana dei sancti (xn) Apostoli. Origine e forma dell' ullima basilica; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 201-202, n. 70; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 70; [R. Krautheimer, Corpus basilicarum, t. i, s. v.;] B. Malvasia, Compendio storico delta basilica dei SS. Apostoli, in-4°, Roma, 1665; Martinelli,

p. 64; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 390-392; Nibby, p. 108 sq.); Panciroli, 1™ éd., p. 225; 2e éd., p. 356; Piazza, p. 468; Relazione délia basilica dei SS. Apostoli e dei rescoprimento dei sacri corpi dei santi apostoli Filippo e Giacomo il Minore, in-8°, Roma, 1873; [A. Santilli, SS. Apostoli (coll. Le chiese di Roma illustrate, n. 15);] Torrigio, Sacre grotte, p. 311; J. Volaterranus, Volumen antiquarum rerum di basilica SS. XII Apostolorum, dans Ms. Vat. lat. 5.560; P. Ugonio, Stazioni, fol. 78 sq.

3. saixtic-maiuk-ix-yia-lata. — Diaconie dont le nom rappelle celui de la partie de la voie Flaminienne qui est intra muros. La première mention qui en est faite l'est à propos des présents que lui fit Léon III, en 806; ensuite, on la trouve dans la notice de Grégoire IV (827-844) et de Serge II (844-847). La tradition qui fait remonter cette église au pape Serge Ier (687-701) n'a pas de témoignages contemporains.

Bit'. : Adinolfi, n, p. 289; D. Angeli, p. 409; M. Armellini, lre éd., p. 341; 2« éd., p. 471; Bruti, vol. ix (tom. vin), fol. 139 V.-176; L. Cavazzi, S. Maria in Via Lata e gli odierni scaui nel suo oratorio, dans Miscell. di storia de cullura eccles., 1905, p. 193- 203; Le même, S. Maria in Via Lata e le recenti scoperte nel suo antico oratorio, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1905, p. 123-134; Le même, La diaconia di S. Maria in via Lata e il monastero di S. Ciriaco. Memorie storiche, in-8°, Roma, 1908; V. Federici, L'anlico evangeliario di S. Maria in via Lata, dans Arch. délia r. Soc. rom. di stor. patria, t. xxi, p. 121; Le même, Ancora sull' evangeliario di S. Maria in via Lata, dans Bull, delta soc. filol. rom., 1904, p. 12- 13; Forcella, t. vin, p. 383-416; t. xm, p. 499; P.-L. Galletti, Brève catalogo degli arcipreti, priori e canonici di S. Maria in via Lata dalV a. 1004 al. 1661, estralto dal cod. Chig., n. SS8, dans Ms. Vat. 7926, c. 243-244; H. Grisar, Un' antica diaconia risorta in Roma. S. Maria in via Lata, dans Rassegna Gregoriana, 1906, p. 15-28; L.-M. Hartmann, Ecclesiœ Sanctm Marias in via Lata Tabularium, parlem vetustiorem quœ complectitur chartas inde ab anno 921 usque ad annum 1045 conscriptas, in-4°, Vindobonse, 1895; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 376, n. 97; P. Kehr, Ital. pont., t. vm, p. 383-416; t. xm, p. 499; F. Martinelli, Primo trofeo delta SS. Croce eretla in Roma nella via Lata da S. Pielro Apostolo. Nel quale si spiegano le prérogative délia chiesa di S. Maria Madré di Dio, le glorie délia sua miracolosa imagine, il principio e progressi délia sua insigne collegiata. li merovigliosi successi délie reliquia di S. Ciriaco ecc. Roma, 1655; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 392-394; Nibby, p. 519; Notizia (Brève) dell' oratorio eretlo solto l'insigne collegiata di S. Maria •n via Lata, in memoria délia prima abitazione in Roma dei SS. Apostoli Pielro e Paolo, in-8°, Roma. 1771; Panciroli, lre éd., p. 602; 2e éd., p. 357; Piazza, p. 805; Racconto storico sull' Oratorio e Immagine di S. Maria in via Lata, dans Ms. Vat. 5-576, c. 1-7: Torrigio, Sacri trofei, p. 75; Traltato dei Divino Amore, con il ragguaglio e con l'antichità dell' oratorio erctto sotto questo litulo, nelV insigne diaconia di S. Maria in via Lata di Roma, in-4°, Roma. L748; A. de Waal, Das Oralorium der Kirche S. Maria in via Lata, dans Rom. Quarlalschr., 1907, p. 1-6.

4. SAINT-MARCEL. — Titre très ancien dont la fondation est attribuée au pape Marcel I" (308-309). Au dire du Liber pontiftealis, il était de regione via Lata; il aurait obtenu d'une matrone nommé Priscille un terrain sur la voie Salaire pour y aménager un

1 De Rossi, Inscr. christ., t. n, part. I, p. 139. — ■ Id., ibid., t. i, part. I, p. 6.">.

ROME LES ÉGLISES AU MOYEN AGE

cimetière : Rogavil quamdam matronam nomine Priscillam et fecit cymiterium Novellœ via Salaria et XX V titulos in urbe constitua. Ce titre est mentionné dans une lettre du préfet Symmaque, en 418, de electione Bonifatii. Les prêtres du « titre » souscrivent aux conciles romains de 499 et de 595. L'église existait sur son emplacement antique, mais, avant le xvie siècle, elle avait une orientation différente de celle qu'elle a aujourd'hui; l'ancienne basilique avait l'abside tournée vers la voie Flaminienne.

Bibl. : Adinolfi, il, p. 277; G. Albarelli, dans Nuuvo bull. di arch. crist., 1909, p. 139 sq.; 1913, p. 109-129; D. Angeli, p. 245; M. V. Antici, Nolizie storiche sulla labbrica dell' Oratorio ed origine delta venerabile archiconfraternita del SS. Crocifisso de S. Marcello in Roma, in-8°, Roma, 1879; M. Armellini, 1" éd., p. 324; 2e éd., p. 254; Ciampini, De sacr. œdiftciis, p. 139; Forcella, t. n, p. 229-230, 535-538; t. xin, p. 497- ! 498; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 308, n. 3; P. Kehr, I liai, pont., t. i, p. 73; J. P. Kirsch, Die rômischen Titelkirchen, p. 77-80; [L. Mufioz-Gasparini, S. Marcello al Corso (coll. Le chiese di Roma illuslrale, I n. 16);] F. Martinelli, Roma ex ethnica, p. 168; H. i Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 394-395; Nibby, ! p. 316; Panciroli, 1™ éd., p. 439; 2e éd., p. 560; I Piazza, p. 456; P. Ugonio, Stazioni, fol. 279.

5. SA/.vr-sii.v/:sTRE-iJf-CAPiTE. — La notice du pape Paul Ier (758-760) nous apprend qu'il fonda cette église dans sa maison paternelle : in sua propria domo monaslerium... in honorem S. Stephani et beati Stephani et beati Silvestri... constituit. Dans la bulle du 4 juillet 761, le pape dit avoir fondé in domo quœ mihi parentali successione obvenit, in qua natum me constat atque nutrilum, d'où le sanctuaire prit le nom de cata Pauli, dès le xe siècle. L'histoire de la fondation de l'église semble établie par les documents contemporains; mais il existait anciennement une autre tradition qui attribue la fondation au pape Etienne II (752-757). Le moine Benoît du Mont- Soracte, qui écrivait un peu avant l'an 1000, assure que Stephanus papa cepil hedificare domum ecclesiam in onore sancti Dionisi, Rustici et Heleutherii iuxta viam Flaminea... non longe ab Agusto iuxta formas, species decorata sicut in Francia viderat V Cette dédicace à S. Denis était en souvenir du voyage d'Etienne III en France et de son séjour à l'abbaye de Saint-Denis. C'est l'affirmation du Liber pontiftcalis, de la Chronique de Benoît du Mont-Soracte et des archives de Saint-Sylvestre, publiées par V. Federici.

Bibl. : Adinolfi, n, p. 348; D. Angeli, p. 557; Armellini, 1" éd., p. 220; 2e éd., p. 296; Bruti, vol. xvi (tom. xv), fol. 55-72 (ital.); vol. xi (tom. x), fol. 49 v- 64 (lat.); vol. x (tom. ix), fol.. 30-55; G. Carletti, Memorie istorico-critiche délia chiesa e monastero di S. Silvesire in Capite di Roma, Roma, 1795; V. Castiglioni, Di una lapide ebraica esistente nell'atrio délia chiesa di S. Silvestro in Capite, dans Bull, délia comm. archeol. com. di Roma, t. xxxiv, 1906, p. 308-314; L. Duchesne, Notes, dans Mél. d'arch. et d'hist., t. xx, 1900, p. 317; V. Federici, dans Arch. soc. romana, t. xn, 1899, p. 213-300; 490-538; t. xxm, 1900, p. 68-128, 412-447; Forcella, t. ix, p. 75-90; G. Giachetti, Historia délia venerabile chiesa e monastero di S. Silvestro di Capite in Roma, Roma, 1629; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 465-467, n. 57; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 81-83; Lubin, p. 332; Martinelli, p. 303; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 395- 402; Nibby, p. 713 sq.; Panciroli, Ve éd., p. 760; 2e éd., p. 389; Piazza, p. 584; G. Settele, Illuslrazione

1 Monum. Germ. hist., Scriplores, t. m, p. 706. — " [Mais on se demande quelquefois si l'église issue du xenodochium de Bélisaire ne serait pas plutôt l'église

DICT. D'ARCH. CHRÉT

di un' antica iscrizione esistente nella chiesa di S. Silvestro in Capite, dans Dissertaz. dell' Accad. rom. di arch., t. m, 1829, p. 231; Severano, Selle chiese, p. 346; P. Ugonio, Stazioni, fol. 241.

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