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PRATA

les actes de sainte Agnès qui, quoique légendaires, ne sont pas suspects quand ils nous disent que les parents de la jeune martyre lui donnèrent la sépulture dans le praediolum qu'ils possédaient sur la voie Nomentane : Parentes vero ejus cum omni gaudio abslulerunl eorpus ejus et posuerunt illud in praediolo suo, non longe ab Urbe in via quae dicitae Numcnlana l (voir Dictionn., t. i, col. 010).

H. Lf.olercq.

PR/ESEPE. — Voir Dictionn., t. x, col. 21 12- 211".

PRAESUL. — Ce titre sert à désigner les évêques, mais il est employé de préférence dans les inscriptions métriques et, à partir du commencement du ve siècle, dans les épitaphes des papes; on le lit dans celles des

tions de la grande église de Byzance, ou incapable d'établir des pendentifs, s'est contenté d'élever sur deux liles circulaires de colonnes antiques, surmontées de chapiteaux corinthiens, une rotonde plus petite et plus gauche que le baptistère de Nocera.

A la période obscure de la domination lombarde semble appartenir encore la basilique funéraire récemment retrouvée à un kilomètre de Prata, non loin d'Avellino. Il n'en reste plus que le chevet, à l'entrée d'une grotte encombrée d'ossements (flg. 10507). Les trois arcades dont deux s'ouvrent directement sur la nuit de la caverne rappelleront l'abside ajourée de la basilique de Paulin (voir Dictionn., t. xn, au mot Nolic) dont la triple baie donnait accès à la « confession » de saint Félix. Mais dans la basilique de Prata, l'arcade centrale n'est que l'entrée d'un sanctuaire,

10507. — Basilique funéraire de Prata. Plan et abside. D'après Em. Bertaux, L'art dans l'Italie méridionale, 1904, t. i, p. 84-85.

papes Célestin Ier, Simplice, Boniface II, Vigile et sous les formes suivantes :

Célestin Ier (422-132) : PRAESVL SEDIS APOSTO- LICAE.

Boniface II (530-532) : SEDIS APOSTOLICAE... TOTO PRAESVL IN ORBE SACER.

On trouve également praesul à Grado, en 571 ; à Aquilée, en 580; Verceil et sur l'épitaphe de Maria, vicaire du pape Vigile, mort en 555 : |N VICIBVS PRAESVLIS.

H. Leclercq.

PRATA. — Parmi les églises qui furent élevées du vine au xie siècle, dans les provinces lombardes de l'Italie méridionale, deux seulement ont gardé leur plan primitif. L'une est le monument dont les annalistes ont parlé avec le plus d'admiration. « Aréchis, dit Erchempert. fonda dans l'enceinte de Bénévent, un temple très riche et très beau, qu'il appela d'un nom grec Haghia Sophia, c'est-à-dire la sainte Sagesse du Verbe. » L'édifice qui s'élevait à côté du palais, fut consacré en 760. Il dut être en grande partie reconstruit après le tremblement de terre de 1 <>88 ; mais, si les voûtes sont modernes, la disposition des colonnes marque encore la hardiesse du dessein qu'avait conçu le fondateur et la maladresse de l'architecte qui le réalisa. Le nom seul de l'édifice était un programme, le prince lombard entendait rivaliser avec le souvenir de Justinien a. Et, en effet, on lui a bâti une église à coupole. Mais l'auteur des plans, ignorant des disposi-

1 Aeta sanct., 21 janv., p. 350; cf. U. Giordani, Il prediolo di Sanl' Agnese nel solto suolo. in-12, Borna, 1910. — * Monumenla Germaniae historica, Scriptores rerum lan-

autour duquel les parois de la grotte forment comme un déambulatoire (flg- 10507). C'est une construction de plan elliptique, couverte d'une voûte en cul-defour, sur laquelle un artiste local du xv siècle a peint le Bédempteur dans une auréole portée par deux anges. A mi-hauteur des parois latérales sont pratiquées des arcades séparées par des tronçons de colonnes en marbres divers. Au fond du sanctuaire s'ouvre enfin, comme une abside secondaire, une simple niche décorée d'une fresque du xie siècle, la Vierge en orante, debout entre deux anges en adoration. Toute cette construction est une combinaison bizarre et unique d'une abside ajourée avec une abside pleine et décorée de peintures. On ne peut la comparer à aucun édifice connu, parce qu'elle ne ressemble à aucun. Seuls, les chapiteaux des colonnettes, striés de gravures grossières, permettent de placer entre le vne et le xe siècle l'édifice dont la disposition, à l'entrée d'un lieu de sépulture, est un héritage direct des premiers âges chrétiens 3.

A droite de l'église s'ouvre la catacombe qui comporte une crypte ou basiiicule ad corpus; cette crypte est en forme de rotonde et tout autour la paroi est creusée d'arcosolia, dont le temps a effacé les peintures. On a trouvé deux sarcophages en terre cuite qui mesurent : le premier : 1 m. 82 de long sur 0 m. 48 de large et 0 m. 58 de haut; le deuxième : 1 m. 96 de long sur 0 m. 550 de large et 0 m. 40 de haut.

De la première salle on passe dans une autre, moins

gobardoriim et italicarum, édit. Waitz, p. 577. — 3 Em. Bertaux, L'art dans l'Italie méridionale, t. i, 1904, p. 84-86,

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