‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 456 sur 477 · AVLA DEI CLARIS RADIAT SPECIOSA METALLIS · texte numérisé non relu

AVLA DEI CLARIS RADIAT SPECIOSA METALLIS

IN QVA PLVS FIDEI LVX PRETIOSA MICAT MARTYRIBVS MEDICIS POPVLO SPES CERTA SALVTIS VENIT ET EX SACRO CREVIT HONORE LOCVS 5 OPTVLIT HOC DOMINO FELIX ANTISTITE DICNVM MVNVS VT AETHERIA VIVAT IN ARCE POLI

■De Rossi, Inscr., p. 110, 134; [Diehl, 974]. — ' De Rossi, ibid., p. 134, 157, 286, 290, 352, 410; [Diehl, 1781]. — » De Rossi, ibid., p. 15, 80, 144; [Diehl, 981]. — 4 De Rossi, ibid., p. 346; [Diehl, 1752]. — 'De Rossi, ibid., p. 21, 47, 55, 145, 156, 341; [Diehl, 1753]. — «De Rossi, Ibid., p. 68, 81, 98, 105; [Diehl, 1761, b-d). — ' De I 152; [Diehl, 1784]

Rossi, ibid., p. 28, 81, 98, 254; [Diehl, 1761 a]. — 8 De Rossi, ibid., n, 1"> part., p. 44; [Diehl, 1768]. — ' De Rossi, ibid., n, 2« part., p. 89, 104, 137, 249; [Diehl, 1769 a]. — l0 Id., ibid., n, 1" part., p. 63, 89, 104, 137, 249; [Diehl, 1769]. — " Id., ibid., n, 2e part., p. 71, 134,

ROME. EPIG l< A l'Il I I.

2° Inscriptions d'autels. — Ce n'est pas seulement l'édifice dans son ensemble vers lequel on attire la piété des visiteurs, mais encore les portions les plus vénérables, telles que la confessio où reposent les corps des martyrs et les autels qui contiennent les reliques des saints. La démangeaison poétique du pape Damase avait été le lot de bien d'autres après lui, pas beaucoup plus heureusement doués que lui. Du moins ne s'était-elle exercée le plus souvent que dans les catacombes; mais lorsqu'on se mit à ramener les corps saints de la banlieue dans les basiliques urbaines, vers le pontificat de Paul Ier (f 767), les compositions se multiplièrent. La basilique vaticane en fut inondée. Qu'on y pénètre par la rotonde de S. -André, au sud-ouest de la basilique, on trouve sept autels adossés à autant d'absidioles et tous garnis d'inscriptions qui sont peut-être l'ouvrage du pape Symmaque (498- 514); on a lu plus haut, sous le numéro 57, celle de l'autel des saints Prote et Hyacinthe.

Les pèlerins qui passaient de la rotonde de S. -André dans l'intérieur de la basilique vaticane y voyaient la tombe de S. Léon le Grand (f 461), que le pape Serge Ier (t 701) avait transféré de l'atrium dans la basilique même et dont une inscription célébrait la gloire en vers assez bien frappés. Cette composition était probablement surmontée d'un portrait en mosaïque de S. Léon 1 :

Commonet e tumulo quod gesserat ipse superstes,

Insidians ne lupus vaslel ovile Dei.

Testantur missi pro recto dogmate libri,

Quos pia corda colunl, quos prava turba timel. Rugiit, et pavida stupuerunt corda ferarum

Pastorisque sui jussa sequunlur oves Hic tamen extremo jacuit sub marmore lempli

Quem jam pontifteum plura sepulcra celant.

Flagita lue veniam, de fréquent intima cordis

l'A fessa diutinis contunde pectora pugni s,

I 1 placidus purgai tua Christus vulnera mentis

L'Itinéraire de Salzbourg invite les pèlerins à verser des larmes de repentir auprès de la tombe de S. Pierre et il en indique le résultat :

Ceci se lisait, suivant De Rossi, sur une petite église voisine des anlra Saxonum, c'est-à-dire dans les ruines du cirque de Gaius, près de S. -Pierre. Cette église aurait été bâtie par Léon III qui y aurait fait transporter beaucoup de corps saints 2.

3° Catalogue de reliques. — A ces inscriptions se rattachent celles qui contiennent la liste des noms de saints reposant dans une église, ou bien mentionnant la date à laquelle on célèbre leur fête. Généralement ces sortes de listes étaient affichées dans l'atrium afin d'en instruire les visiteurs. On conserve à la basilique vaticane une table de marbre de ce genre, elle mentionne seulement les reliques et non les corps entiers; c'est un monument du VIIIe siècle qui se trouve aujourd'hui dans les cryptes vaticanes ».

Les saints mentionnés dans cette liste furent ramenés par Paul Ie' des cimetières suburbains et déposés dans l'église S.-Silvestre érigée sur l'emplacement de sa maison paternelle. Aujourd'hui encore, on lit dans l'atrium de S.-Silvestre in eapite deux calendriers gra-

' De Rossi, Inser., 11, 1»' part., p. 98, 139, 158, 290; cf. 201 sq. ' l«i., ibid., 11, 1™ part., p. 278; la leçon a/i/ra Saxonum de De Rossi n'est pas sure; cf. Liber pontificalis. édit. L. Duchesne, t. 11, p. 47. — 5 De Rossi, Bull, ili arch. crist., 1882, p. 41, reproduction dans Dionysius, Crgpt. Vatic. Monum., pi. xxxix et mieux dans Mai, Script, peler, noua COllectiO, t. V, p. Il, noie 1. ' Mai. op. cit.. t. V,

vés sur marbre et consacrés l'un aux saints, l'autre aux saintes *.

4° Inscriptions votives. — C'est encore une catégorie bien représentée et sans s'éloigner de la basilique vaticane, on y rencontre des exemples variés non seulement sur les murs de l'atrium et les parois intérieures de l'église, mais à la confessio, aux autels et au baptistère, enfin jusqu'au ciborium. C'est ainsi que le pape Hadrien Ier orna de vers une couronne qu'il fit suspendre au tombeau de S. Pierre. Ce présent fait allusion à la prise de Pavie par Charlemagne en 774 : 105. Coelorum Dominus, qui cum Pâtre condidit Disposuil terras, virgine natus homo. [orbem Ut sacerdotum regumque est stirpe creatus, Providus huic mundo curât utrumque geri. 5 Tradit oves fidei Petro paslore regendas, Quas vice Hadriano crederet Me sua.

Quin et Romanum largitur in Urbe fideli

[Patriciatum] famuli[s], qui placuere sibi. Qu[em] Carolus [merito] praecellentissimus [et] 10 Susc[e]pit, dextra glorificanle Pétri. [rex

Pro cuius vita triumphique haec munera regno Obtulit antistes congrua rite sibi 5.

Deux siècles plus tôt, le pape Pelage II (t 590) avait fait un présent du même genre à l'autel de S. Pierre et l'accompagnait d'un poème dans lequel il faisait allusion aux grandes calamités qui frappaient Rome et adressait son recours à l'empereur byzantin Maurice et à ses fils 6 :

IO<». Vox arcana palris, caeli quibus aequa polestas, Descendit, terras luce rcplere sua, Hanc Deus humanam sumens de virgine formant, Discipulos mundo praecipienda docet.

5 Quae modo Pelagitts praesul cum plèbe fideli Exercens offert munera sacra Deo, l't romana manu caelesli sceptra regantur,

Sit quorum imperio libéra vera fides.

Pro quibus antistes. reddens haec vota, precalur, 10 Saecula principibus pacificata dari, Hostibus ut domitis Pétri virlulc. per orbem Gentibus ac populis pax sit et ista fides.

A l'autel de S. -Pierre fut donné un pallium soit pour le recouvrir soit pour être suspendu aux colonnes du ciborium; cet ornement portait le nom de Charlemagne et de sa femme, l'impératrice Hildegardc. avecune dédicace en vers cjui commençait par ces mots ' : Paslor ovile Dei servons sine crimine l'être...

Il parait que pallia et vêla étaient souvent ornés, soit tissu soit broderie, d'un poème; lorque le roi wisigoth Chintila (t 640) fit un don de cette nature à l'autel de S. -Pierre, on y lisait cette prière 8 : I 07. Discipulis cunctis Domini praelalus amore, Dignus apostolico priinus honore coli.

Sancte, tuis. Petre. meritis haec munera supplex Chintila rex offert. Pande salutis opem.

Les inscriptions en prose avec le votum solvit sont plus nombreuses encore: celle-ci fait mention de S. Léon I"9.

10». MARINIANVS VIR INLEX PF praet. ET CONS ORD CVM ANASTASIA INLFEm. eius DEBITA VOTA BEATISSIMO PETRO AP0ST0L0 PERSOLVIT QVaE PRECIBVS PAP(/E MEI />roV0CATA SVNT ATQ

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