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PREUVE LÉGALE

Cœmelerium Prsetexlali, dans Rômischc Quartalschrift, 1887, p. 346-353; Ein neuendecktes Freske der Pràtextal-Katakombe, dans ibid., 1901, p. 264-265. — O. Marucchi, Eléments d'archéologie chrétienne, t. ri; Itinéraire des catacombes, in-12, Rome, 1900, t. n, p. 189- 198; 2e édit., p. 216-226; Osservazioni sopra una pilturo biblica del cimitero di Prelestalo (la cosidelta « Coronazione di spine «) a proposilo di una récente controversia, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1908, p. 131-142; Di una pittura del cimitero di Pretestato, la cosidelta » Incoronazione di spine » in cui puo riconoscersi « Il testimonio di Giovanni Battista ». Conlributo allô studio del quarto Vangelo, dans ibid., 1909, p. 157-185, pi. vnix ; Monumenli del museo Pio-Lateranense, pi. lxii. — J.-B. De Rossi, Scoperta d'una cripla istorica nel cimitero di Prelestalo, dans Bull, di arch. crist., 1863, p. 1-6; Iscrizione damasiana scoperta dinanzi la cripla quadrata nel cim. di Pr., dans ibid., 1863, p. 17-22; Nolizie. Roma. Cripta scotica scoperta nel cimitero di Pr., dans ibid., 1870, p. 42-48; Notizie. Cim. di Pr., dans ibid., 1872, p. 31-32; Le cripti storiche del cim. di Pr., dans ibid., 1872, p. 45-80. — A. Sconamiglio, Délia cripta di S. Gennaro nel cim. di Pr., in-8°, Roma, 1863. — G. Wilpert, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1897, p. 142-143; Le pitture délie catac. romane, 1903, pi. li, n. 1.

H. Leclercq.

PREUVE LÉGALE. — Dans la relation d'un Viaggio in Germania, Baviera, Svizzera, Olanda e Francia compiuto negli anni 1761-1763 par Giuseppe Garampi (depuis cardinal) on lit qu'il se trouvait le 23 février 1762 à Constance d'où il alla visiter il célèbre monastero benedittino detto Peter(s)hausen. On lui montra une iscrizione dell' allezza e larghezza di un palmo, che dissero mandata da Roma annessa ad un corpo di un santo martire et il en transcrivit le texte ' (flg. 10526) :

LOCVMVICENTI

QVEMCVMPARÀ

VITCVMSVISSI

QVIVOLVERITREQVI

REREVENIATINCLE

Cette épitaphe qui rappelle la formule dont nous avons énuméré tant d'analogues (voir Dictionn., t. v, col. 2065-2092) était, sans hésitation possible, de provenance romaine; toutefois ce n'est pas sur le témoignage de Garampi que nous pouvons l'affirmer, car cette relation, qui le nomme toujours à la troisième personne, est l'ouvrage d'un compagnon de voyage qui, parfois, délaisse Garampi pour raconter ses propres excursions, et qui se nommait Callisto Marini. Cette circonstance attira l'attention du grand épigraphiste Gaetano Marini (voir Dictionn., t. x, à ce nom) qui l'enregistra dans le cod. Val. 9072, p. 305, 9, avec cette annotation : in cœnobio Pelersausensi patrum Benedictinorum silo prope Constantiam, lapis Roma advectus... exscripsil Callistus Marinius. Ce fut ainsi qu'elle prit place dans la Scriptorum veterum nova collectio, t. v (1831), p. 409, d'où elle passa dans la Roma sotterranea de J.-B. De Rossi, t. m (1877), p. 545, de là dans le Bullettino di archeol. crist., 1890, p. 63-68, pi. iv et dans le Dictionn., t. v, col. 2087; aujourd'hui le texte a quitté Petershausen et il se trouve dans une armoire de la sacristie de Saint- Étienne à Constance.

Le texte porte ces mots : Locum Vi(n)centi quem cumparavit cum suis. On pourrait citer des dizaines d'inscriptions chrétiennes mentionnant l'achat par

1 In-80, Roma, 1889, p. 53. — 2 De Rossi, dans Bullettino di archeoloyia cristiana, 1874, p. 11. — a De Petra, Le tavolette cerale di Pompei, Roma, 1871, dans

une ou par plusieurs personnes d'une tombe souterraine; ici nous lisons à la suite : si qui voluerit requirere, veniat in de et ce mot interrompu se continuait peutêtre sur une autre plaque; mais cette singularité est peut-être unique dans toute l'épigraphie grecque et latine.

Le mont interrompu CL E doit être ainsi complété : clemelerium pour cœmelerium, ainsi que nous en avons donné d'autres exemples (voir Dictionn., t. m, col. 1629), mais ce mot devait être suivi de la désignation dudit cimetière ainsi que nous en lisons pour l'achat d'une tombe m cumiterium Balbinœ ou m Catacumbas. Il faut bien que cette désignation soit faite puisque le défunt a prévu le cas où une réclamation serait soulevée contre sa prise de possession et où on en exigerait la preuve légale, c'est-à-dire le contrat d'achat, auquel cas le demandant qui voluerit requirere n'a qu'à s'adresser aux archives de tel cimetière. C'est là la preuve d'une organisation que nous serions satisfaits de connaître, du moins en voyons-nous par cette épitaphe tronquée l'existence et le fonctionnement; on en peut conclure que chaque cimetière possédait une sorte de

iPCVMVlCEWTI

VITCVMSVISSI

oyiVo lypRJTJWi

r\ÈKEVEMlAT/^aE

10526. — Épitaphe de Saint-Étlenne de Constance. D'après De Rossi, Bull, di areli. crist., 1890, pi. iv.

greffe où les cessions de terrain étaient enregistrées. Malgré la déplorable lacune de notre texte, il n'est pas impossible d'y suppléer en partie.

Un texte provenant de la catacombe de Domitille nous apprend que l'inscription tracée sur la tablette de marbre d'un loculus avait la même valeur testimoniale qu'aurait eu une tablette de cire ou un feuillet de papyrus déposé aux archives. Sur une grande pierre faite pour une tombe creusée dans le sol on a lu ceci '- :

VII CALENDAS FEBRARAS EGO AV R CONSTANIIVS SCRIPSI PRO AVR B IATVRINV-EVM VENDIDISSE LOC VM OVEM E M IT • AV R • L AV R E N VU calendas Febr(u)ar(i )as ego AureliusConslanft )ius scripsi pro Aurelio Biaturinu (Victorino) eum vendidisse locum quem émit Aurelius Lauren(tius). Ceci atteste l'existence d'un véritable contrat conclu entre trois personnes appartenant à la même gens Aurélia, contrat de vente faite en famille sans intervention de la corporation des fossoyeurs. Nous connaissons l'existence d'autres contrats tels que ceux d'un banquier de Pompei : scripsi eum accepisse ab L. Cœcilio Jucundo sestertios num(m)os3... écrit sur une tablette de cire et le suivant sur une tablette de terre cuite encore fraîche : Custos P. Vacci Vituli ser(vus) scripsi me accepisse a...*. Il en allait de même pour les contrats

Atti delta reale Accademia dei Lincci, série II, t. ni. — ' Mancini, Storia di P. Elvidio Prisco, in-8°, Napoli, 1883, |i. 9 s<|.

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