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Clore ftde, praeclare actu, clarissime fruclu

Qui meritis titulum nominis aequiparas, C.'us/u tuum digne vêlant altaria corpus

Ut lemplum Christi contegat ara Dei.

Sed quia tu non hac qua corpus sede teneris,

Qui meritis superis spiritus involitas, Sive palrum sinibus recubas, Dominive sub ara

Conderis, aut sacro pasceris in nemorc Qualibct in regione poli situs aut paradisi.

Clore, sub oetcrna pace beatus agis, Haec peccalorum bonus accipe vola rogantuin.

Ut sis Paulini Therasiaeque memor.

Dilige mandatos inlerveniente Severo

Quos ignorasti corpore sic meritos, Unanimi comrnunis amor sit fomcs utrisque

Perpetui sununo foederis in Domino.

Non potes implicitos divellere; si trahis uniim,

Unus adhaerentem, quo rapitur, rapiet.

Ergo individuos pariler compleetere fratres,

Utque sumus, sic nos dilige participons. Sic Deus accivit, sic nos Mortinus amavit;

Sic et tu pariler, Clore, tuere pares.

Non meritis, sed amore, pares; tu, sanete, valebis

Exorare pares et meritis fieri, Si cum Martino socia pielate labores

Ut vincanl vestrae crimina nostra preces, Et simili in vestri ducamur sorte Severi

Vestraque nos semper protegat ala sinu.

Saint Paulin appartient à la catégorie des poètes intarissables ; on l'invite à envoyer une pièce, il expédie tout en assortiment, il en a pour toutes les surfaces et tous les cas, on n'a qu'à lui donner les dimensions à couvrir : carré, rectangle, cercle ou ovale. Si son correspondant désire faire l'honneur d'une inscription à la relique de la vraie Croix qu'il possède, voici une inscription pour l'autel :

Divinum veneranda tegnnl altaria foedus

Composais sacra cum Cruce marlgribus Cwu-ta saluliferi coeunt martgria Chrisli,

Crux, corpus, sanguis, Martgris ipse Deus. Soin pie Deus semper vobis sua mimera serval;

Atque ubi Christus, ibi Spiritus et Pater est. Sic ubi Crux et Martgr ibi, quo Martyr ibi et Crux

Martyrii Sanctis quae pio causa fuit, llla cibum vitae mortalibus, illa coronas

Quoe Domino famulos participant, peperit. In Cruce fixa caro est quo pascor; de Cruce sanguis

Ille fluit vitam quo bibo, cordo lavo.

Christe, tuo coeanl simul haec tua dona Severo.

Portitor et teslis sit Crucis iste tuae. Carne tua vivat, tuus Mi pocula sanguis

Praebeat, et verbo vivat agatque tuo.

Quaque tuum socio Martinum ascendere Clara

Vidit, et ipse tuo munere vectus eat.

Au lieu de l'enfermer dans un autel, Sulpice Sévère voudra-t-il conserver pour lui-même la parcelle de la sainte Croix, voici d'autres vers pour les seules reliques :

Pignora Sonctorum divinoe gloria mensae

Velat aposlolicis édita corporibus.

Spiritus et Domini medicis virlutibus instans

Per documenta sacros vivo probat cineres.

1 R. Fixbreltt, Inscript, antiquar. quae in aedibus palernis asservantur, explicatio, in-fol., 1699, p. 553, n. 41. — 2 Id., ibid., p. 579, n. 72. — 3 Boldetti, Osservazioni sopra i cimit.

Sic geminala piis adspirat gralia votis,

Infra Marlgribus, desuper oelo sacris.

Vota socerdotis, viventum et commoda, parvo

Pulvere Sonctorum mors pretiosa juvat

Bibliographie. — E.-Ch. Babut, Prêmillac, dans Annales du Midi, t. xx, 1908, p. 457-468. — G. Balencie, Chronologie des évoques de Tarbes, dans Mélanges Léonce Couture, in-4°, Toulouse, 1902, p. 98; Sommaire description du païs et comté de Bigorre, par G. Mauran, Auch, 1887. — A. Barrère, Histoire du diocèse d'Agen, in-8°, Agen, 1861, 1. 1, p. 14. — P. Batifîol, Vigilance de Calaguris, dans Revue de Gascogne, 1904. — J. Bourdette. Annales des sepl vallées du Labeda, in-8°, Argelès, 1898. — J. Brochet, La correspondance de saint Paulin de Noie et Sulpice Sévère, in-8°, Paris, 1906. Cf. E.-Ch. Babut, dans Annales du Midi, t. xx, 1908, p. 18-36. — X. de Cardaillac et N. Bosapelly, La cité de Bigorre, in-8°, Paris, 1890. — Comptes rendus de l'Académie des inscriptions, 1926, p. 118. — A. Curie- Seimbres, Recherches sur les lieux habité: par Sulpice Sévère, premiers monastères instilu s en Aquitaine, conjectures pour Saint-.] ustin-Pardiac et Saint-Sever- Ruslain (Gers et Hautes-Pyrénées), in-8°, Tarbes, 1875.

— L. Dessalles. Etablissement du christianisme en Périgor.l, in-8°, Périgueux, 1862. — R. Dezeimeris, Recherches sur les origines de Sulpice Sévère, dans Soc. arch. de Bordeaux, t. vi, 1879, p. 69-131. — J. Labrunie, Extraits des Essais historiques et critiques d'Argenton sur l'Agenais. I. Les Nil obriges, in-8°, Agen, 1856.

— G. Bascle de Lagrèze, Histoire religieuse de la Bigorre, in-8°, Paris, 1 863 ; Sulpice Sévère ne serait-il pas le même personnage que S. Setnr de Rustan en Bigorre? dans Congrès scient., Bordeaux, 1861-1863, p. 325. — Lartigau, Étude sur le Beniharnum, dans Revue de Gascogne, 1868. — Ph. Lauzun, Le château de Lauzun en A gênais, Agen, 1909. — E. Le Blant, Inscr. chrét. de la Gaule antérieure ■ au vine siècle, in-4°, Paris, 1865, t. n, p. 388-411. — Lebrun-Desmarettes, Sancti Pontii Meropii Paulini Nolani episcopi opéra, in-fol., Parisiis, 1865. ■ — F. Mouret, Sulpice Sévère à Primuliac, in-8°, Paris, 1907. — L. Ricaud, Sulpice Sévère et sa villa de Primuliacà Sainl-Sever-de-Rustan, in-12, Tarbes, 1914.

— Tillemont, Mémoires pour scrv.r à l'histoire ecclésiastique, t. xii. — J. Vaissète, Histoire générale de Languedoc, édit. Privât, t. n, note 40.

H. Leclercq.

PRINCIPIUM. — Edm. Le Blant a remarqué

dans les Inscriptiones anliqiue de Fabretti le texte

d'une inscription tirée, dit celui-ci, de la catacombe

de Calliste, mais qui n'a pas été signalé depuis lors ' :

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