CAI VS- BIB ONIVS SEVE
RIANVS E • Q • R • AN
« Caius Bibonius Senerianus, equcs romanus, an. .\ i ///. »
Sur la paroi gauche, on lit l'inscription mutilée que Priscus éleva à sa femme Ulpia : PRISCVS... VLPIAE ... CONIVGI... «JRISSIMAE ET AMANTISSIME BENEMERENTI.
Une brique placée près de rentrée porte ce nom peint en rouge : ICYAINOC-
Dans la chambre ou chapelle F. il n'y a que très peu de chose à recueillir : niches vides, fresques presque effacées. A la voûte, on peut deviner les contours d'un personnage viril debout, dans un cadre circulaire formé de deux filets entourant un fil de perles; ailleurs et sur les parois on distingue des lignes et dans l'axe de la niche gauche, un ornement à fleurs peint à grands traits. Ici fut trouvée une inscription mentionnant un néophyte (voir Dictionn., t. XII, col. 1103-1107), sur une grande dalle de marbre consacrée à la mémoire d'Urania Aurélia Domna, et datée du consulat de Nicomaquc Flavien (voir Dictionn., t. v, col. 1651- Hi()8, cf. Hi(>3), par conséquent de l'an 391 -.
VRANIEAVR DOMNAE MORTI
LEONTIVS NEOFITVS-Q VA N XXXIII DP XV KAL
OCTOB NICOMACHO FLABIANO CONSS
Uranise Aureliœ Domnœ morti Leonlius neofltus (hune liluluni poni jussil). Quœ vixit annos xxxiij;
deposita (est) xi> kctlendas octobres, Nicomacho Flaviano consule.
De Rossi avait lu MORTE et complété MORTutrE, mais il y a bien MORTI.
Sorti de cette chambre, on passe devant l'escalier pour arriver à la niche G très décorée, mais aujourd'hui dénudée parce que la stratification de stalactites en se détachant a emporté les couches de couleurs. Les traces encore visibles ont permis de reconnaître dans l'arc la figure du bon Pasteur entre deux brebis. Les fresques des deux parois ont péri de même, à part quelques arabesques à fleurs, une bordure vert de mer les séparait ; la face de devant de la niche portait en haut de beaux pampres; toute cette décoration était exécutée sur un fond rouge cinabre qui, dans la paroi gauche, a repris son éclat primitif. Ces fresques sont contemporaines de celles de la capella greca, il ne serait pas impossible qu'elles fussent de la même main.
Dans la chambre H il ne reste rien ; il en est de même pour le tombeau 18 du plan, en maçonnerie, et pour Varcosolium 17, dans l'escalier Q.
A la piscine on conserva le revêtement de ciment, ce qui rendit impossible une décoration picturale. La fouille pratiquée à l'endroit où se trouvait le puits montra quelques tombeaux pillés. A l'extrémité de la galerie M, vers la niche 1, on trouva cette inscription :
CSALLIVS MEGETHIVS PA[ter de CEPTVS AB ALLIO AQVIL [a fi LIO Q-VAN-XXXVMVII [d. . .
La forme des lettres parait se rapprocher du me siècle plutôt que du iie. Le sol avait reçu des tombes, celle-ci est encore en place :
^dj$ guirlande t£^^
SENTIVS MERCVRIVSSIBI El COIVGI SVAE CESORINE AMANTIAEBENEMERENTI PACE
Ligne 1 : ei pour et; ligne 2 : om. in devant pace. 111e siècle.
Dans le grand vestibule marqué K sur le plan, un seul loculus a conservé son inscription du me siècle :
EVSEBIAE FILIAE DVLCISSIMAE QV(ae) VIXIT ANNIS DVOBVS MENSE VNO DIEBVS XXIII I PARENTES
La niche 5 avait sa façade couverte de plaques de marbre et l'intérieur revêtu de deux couches de stuc. Klle contenait un sarcophage et deux tombeaux détruits.
La galerie L, contrairement à celles que nous venons de parcourir, n'offrait que des loculi, elle était pourvue, en 8 du plan, d'un lucernaire qui projetait quelque lumière dans la capella greca. Cette galerie était construite partie en maçonnerie et partie taillée dans le roc, avec un double revêtement de stuc. Comme lieu d'ensevelissement on s'en servit avant de s'aventurer dans la capella. car on peut constater que le mur de remplissage de l'abside n repose sur le stuc de la paroi y attenant. « Un badigeonneur a orné la galerie de peintures à sa façon. Des lignes rouges traversent le Champ des loculi, occupé aussi par des rectangles peints en vert et en rouge et deux cruecs gammaUt les plus anciennes de ce type qu'on connaisse dans l'art chrétien — <>n y volt de plus une imitation d'opus alexandrinum, à l'instar de celui du pavé du palais des Flai'ii sur le Palatin; finalement dans la petite niche a, à gauche, une coupe sur un pied élevé; à droite, un calice à deux anses; à la voûte, un pot pareillement à deux anses, et. à la façade, un arc à imitation de briques. Lorsque tous les loculi furent
1 Id., Ibtd., îssti, p. 156, n. 247.
orefc, rrist.. 1SI.N. p. 11:,,
De Kossi, litill. (/i
P RISC IL LE (CIMETIÈRE DE
occupés, l'on éleva le tombeau en maçonnerie 1. Cette construction ne se fit pas beaucoup plus tard; ce qui invite à le croire, c'est que la double couche de stuc qui la recouvre est de bonne qualité. Hormis une, anonyme, toutes les tombes ont été saccagées; la perte de leurs épitaphes est d'autant plus regrettable qu'elles comptaient parmi les plus anciennes de cette région.
« Des rares inscriptions qui sont restées en place, on peut déduire que les pièces situées de chaque côté de l'atrium ont servi de lieux de sépulture aux nc, me et ive siècles. Dans le sol de l'atrium même, on trouva un certain nombre de sépultures fermées par des briques formant toit. Quelques-unes de ces briques portent l'estampille du temps de Marc-Aurèle, d'autres de Commode l. Si l'on ne peut guère tirer de conclusions chronologiques sûres de monuments de ce genre, les indications qu'ils donnent ne sont pourtant pas en contradiction avec la chronologie donnée par d'autres, ceux de l'atrium et de ses dépendances, et ils viennent même l'appuyer. C'est un fait que les tombeaux du sol sont postérieurs aux loculi et aux arcosolia des parois "• ».
REIIOBRA'C
VENVST,
10532. ■ — Mention de la famille Aurelius sur le mur de la capella greca.
D'après J. Wilpert, op. cit., p. 87, fig. 12.
Avant de quitter l'atrium et ses dépendances, il est nécessaire de mentionner encore quelques fragments épigraphiques d'un grand intérêt.
Au mur à droite de la capella greca on a fixé une dalle en marbre qui, à en juger par son épaisseur, a dû appartenir à une tombe creusée dans le sol, peut-être dans le sol de l'atrium. Les caractères sont encore du type priscillien, et le nom de famille Aurelius évoque la seconde moitié du ne siècle 3 (fig. 10532).
AVRELIO BRACaro? filio?
dulcisS\MO VENVSTVs paler?
Un fragment trouvé sur un loculus d'enfant semble porter les noms des parents; le reste manque 4 :