‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 83 sur 477 · MENS VII-VIRGO-AVR-M · texte numérisé non relu

MENS VII-VIRGO-AVR-M

AEL-DONATA PAREN/es 5 PELAGIORVM

Aurelius Petrus mourut vierge, on aurait voulu savoir son âge, et il appartenait probablement à une confrérie, intitulée les Pelagii.

Un fragment minuscule offre le mot 4 : PACS, pour pax, et ce n'est pas un idiotisme de la basse latinité, mais une réminiscence de l'usage archaïque d'emploi de CS au lieu de X ; dans la suite, sous l'empire, et sur les monnaies de l'empereur Galba on lit Faxs.

Dans l'emplacement h'" on a trouvé fixée au sol une pierre carrée intacte, dont les lettres ont été passées au minium et encore du type priscillien, mais déjà moins bon que sur les loculi des parois. Voici le texte 6 : STATILIAE-PHOEBE CONIVGI KARISSIMAE ET-INCONPARABILISSI MAE CVM QVA VIXIT AN XX M IX D XX STATILI VS MODERATVS-MARI TVSB-M-F Le nom de Phoebe paraît bien s'inspirer des souvenirs de l'époque apostolique. La gens Statilia ne se rencontre que très rarement dans l'épigraphie chrétienne de Rome. Peut-être est-ce dans cette même région que Boldetti mit la main sur cette inscription qu'il place dans le cimetière de Priscille 6 :

STATILIE FESTI VAE CONIVGI FIDELISSIMAE Nous voyons que le mari Statilius Moderatus bene merenti jecit.

1 De Rossi, Bull, di arch. crisl., 1886, p. 37. — * Id., ibid., 1886, p. 40. — s De Rossi, Bull, di arch. crist., 1886, p. 43, n. 23. — « Id., ibid., 1886, p. 43, n. 24.— 6 Id., ibid., 1886, p. 45, n. 26. — ■ "Boldetti, Osservazioni sui cimit.

Un certain nombre d'inscriptions avaient été arrachées des loculi. Celle-ci, en beaux caractères priscilliens offre de l'intérêt ' :

P-IVLIVS MARON -QVI • VIXIT ANNII-M-II-D-XXVII-N-V ID NOV •DVIII-ID-MART

A remarquer que cet enfant de 2 ans porte les trois noms; la rareté du surnom Maron et la mention du gentilice Julius qui se lit souvent sur les épitaphes de cette région, associé au prénom Publius qui chez les Julii de tous les temps et de condition modeste est des plus rares. La formule Nalus v \Dus Novembres appelle l'interprétation Decessit pour le sigle D, cependant le calcul en mois et jours est erroné.

L'inscription suivante est très grossière, les lettressont de forme irrégulière, ce qui n'est pas une raison pour la laire descendre à une basse époque 8 :

ACONIVS VICTO-

AVS-ET-N-AVR-CRESCE NT-AVR-FIRMNE FU.viXS, ANIS DVOB-MES 5 DVo dieS XVIII CARE

Aconius Viclo(r) a(v)us et N (umerius) Aur(elius) Crescent(inus) Aur(eliœ) Firm(i)ne fiflise vi)xs(it) a(n)nis duob(us) mes(es) du(o die)s xvjii car(a)e. A remarquer l'absence de date et l'emploi des trois noms avec celui de Numerius qui est probablement unique dans l'épigraphie chrétienne. Quant à l'emploi de aus pour avus, c'est un idiotisme de prononciation qui est ancien.

Voici deux épitaphes en langue grecque, la seconde un peu plus soignée que la première, celle-ci fait usage de 1 '-¥ qui est d'un usage exceptionnel dans l'épigraphie chrétienne. La durée de la vie d'Attale ne fut que d'un an et on l'a indiqué par le chiffre latin | 9.

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