‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 88 sur 477 · IVL-TARSAHEC G-SECVNDINE COIVGI DVLCISIME PAX · texte numérisé non relu

IVL-TARSAHEC G-SECVNDINE COIVGI DVLCISIME PAX

Le cognomen TARSAHEC a dû être maltraité par le lapicide et J.-B. De Rossi le suppose dérivé de Tapaéç, Tarse, ville natale de saint Paul, dont on aura voulu faire peut-être Tapaeûç ou Tapcrioç et Tapostoç ce qui sera devenu en latin ce mot bretonnant de Tarsahec. Quant au G qui ouvre la seconde ligne, il se trouvait mieux à sa place en tête de la première et

nous aurions un Gaius Julius Tarseus. La deuxième inscription est ainsi conçue 8 :

AVRELI -VARRO

DVLCISSIME- ET

DESIDERANTIS

SIME-COIVX- PAX

TIBI-BENE-DICTE Nous ne nous étendrons pas longuement sur l'emploi de la formule : Bénédicte (voir Dictionn., t. il, col. 741- 745) dont les premiers fidèles faisaient un usage courant comme nous l'apprend Tertullien; on en trouve plusieurs exemples dans les lettres de saint Ignace d'Antioche, aux Éphésiens et aux Magnésiens. La pratique s'en conserve chez les chrétiens jusqu'au ve siècle 8, Il n'est pas superflu de rappeler ici que les païens faisaient usage de benedictus et de benedicta. Sur une pierre du musée Passionei, autour de la patère creusée pour les libations païennes on peut lire'0 : Animulœ bonse et benediclœ sit tibi terra levis et sur la stèle païenne de Julia Heuresis morte volenle fato, on

MÎÛfelÀTAE

10538. — Loculus de Sabina.

D'après De Rossi, op. cit., 1881, pi. vu, n. 4.

a écrit n : Hic super ossua cineresque tuos benedicta quiescis.

6° Passages i et i 1. — Avant d'entrer dans la galerie I il est nécessaire de s'arrêter dans les passages i et il qui établissent la communication avec la galerie H, car ces deux passages ou ambulacres sont en relation évidente avec ceux qui sont désignés par h, h', h" et h'".

Rappelons que nous nous trouvons ici dans une ancienne carrière, assez peu solide pour avoir exigé un jour des étais de maçonnerie à l'effet de prévenir l'affaissement des parois et des voûtes. Le jour où l'initiative de J.-B. De Rossi fit procéder à des coupures verticales dans ces murs ou piliers de soutènement, on aperçut par les ouvertures ainsi pratiquées des rangées de tombes superposées demeurées intactes 12 (voir Dictionn., t. m, col. 1668, fig. 2947). Dans le passage i, derrière le pilier 1, on eut la joie d'apercevoir une série complète de tombes inviolées et, au sommet, la plus importante de toutes qui portait peint à la couleur rouge sur deux tuiles ce nom VERIC VNDVS; entre les deux tuiles, sur un espace demeuré libre le signe M surmonté de l'indice d'abréviation, d'un type alphabétique différent de celui employé pour les lettres du nom et peint en rouge sur la chaux. En publiant cette inscription pour la première fois, J.-B. De Rossi se demandait si cet M avait la signification de martyr. Il ne pouvait s'agir ici d'un prénom puisque la lettre se trouvait au milieu du nom propre qu'elle aurait dû précéder, il n'est pas question d'en faire l'initiale du mot memoria qui exigerait pour le nom propre de Yerecundus le cas génitif; aussi après une longue attente et d'aussi longues discussions a-t-on accepté l'interprétation Yericundiis M (artijr), ce qui n'a rien de plus surprenant que de lire comme nous l'avons fait plus haut:

p. 1)7, n. 151. • Sidoine Apollinaire, Bpist., 1. VII, n. 9, edit. Sirmond, Venise. 1. 1, p. 599. "' Passionei, Iscrizioni anticltc,p. 06, n. 77. — " Corp. inscr. lat., t. m, n. 20513. — '* De Hossi, BuHetlino ili archeologia cristiana, 1880, pi. i; 1886, p. lOl.n. 152.

PRISCILLE (CIMETIERE DE

SABINAE BEATAE et comme nous le ferons dans un moment : ...MACARE (= |i.dcxape).

Sous le loculus précédent s'en trouvait un autre portant cette inscription ' :

AELIABVS SERENE ET NORICAE à Ç* CS FILIABVS PIENTISSIMIS § J\

•P-AEL-NORICVS PATER POSVIT y

La colombe, la palme, la lettre S, furent peints au minium ainsi que l'M sur l'inscription précédente en dépassant un peu la pierre et empiétant sur le plâtre.

On ne voit rien à remarquer à propos des deux inscriptions suivantes :

MARCO F et AOMNINOC CYnPAZAC

Dans la paroi en face, i 2, on aperçut d'autres loculi intacts dont quatre portaient des inscriptions : Susanna, Arsinoe, Silvina et celle-ci 2 :

TTCTRO

PETRVS ///////IIVS-A-SANCTIS

Le même nom en grec et en latin avec cet éloge : filius a sanctis équivalent à filius sanctorum.

encastrée dans un tombeau muré plutôt que dans l'ouverture d'un loculus dans la paroi friable d'un arénaire; peut-être se trouvait-elle dans l'arcosolium du fond du cubicule, là seulement où on avait pu creuser un espace capable de recevoir trois corps •. Sur la paroi gauche le fond d'un petit sarcophage d'art païen représentant une danse d'amours et de bacchantes qui scandalisa des chrétiens, ceux-ci l'enduisirent de plâtre '.

Lorsque J.-B. De Rossi explora pour la première fois le cimetière de Priscille, en 1851, il vit devant ce cubicule un grand fragment d'une dalle ayant pu servir de mensa à un arcosolium, portant une inscription très incorrecte du ive siècle, consistant en un éloge funéraire bien éloigné de la concision priscillienne 8.

CASTISSIME EMINE

hOC SCRPTVM FECERVNT

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