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GRATIAE CONIVGI INCOMPAR ABILI HERMAGORAS CVM Q\/A VIX-ANN-XblI
Il est permis de négliger un grand nombre de poussières épigraphiques, tout en mentionnant quelques fragments qui offrent de l'intérêt, par exemple trois débris de marbre sur lesquels on a représenté chaque fois une chaire (voir Dictionn., t. m, col. 68, n. 2, 3, 11; deux autres sur lesquels est figurée l'ancre, il faut toutefois ajouter qu'ils ont pu tomber de l'étage supérieur.
Au point de vue de la paléographie, il est nécessaire d'avertir que les caractères ne sont pas uniformes et ne paraissent pas provenir de la même officine qui a produit le grand nombre de belles inscriptions du type
1 J. Wilpert, op. cit., p. 55-56. - - ' lîoldetti, Oxstrvaxioni soi cimiteri cristiani, 1720, p. 57', 572.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
priscillien de l'étage supérieur, et dont nous avons reproduit un grand nombre dans les pages précédentes. A l'étage du bas on n'a pas trouvé une seule inscription peinte au minium sur tuile, comme celles si nombreuses de l'étage du haut. C'est là un indice de postériorité. Dans son ensemble, le groupe qui nous occupe ici offre les caractères propres à l'épigraphie cimétériale de Rome antérieure au ive siècle, mais sans l'être beaucoup à la fin du mc. Le formulaire est simple, bref, les dates de la mort ou de la depositio manquent, alors qu'elles commencent précisément à se montrer vers la fin de ce même me siècle1. On fait usage d'acclamations et de formules élégantes : care réfrigéra, n. 1 ; vi(va)tis in Deo, n. 2; [vj-qy.ovéi>e [i.oo, n. 9; ispiritus en irene (èv Etprjvfl) n. 10; in Deo, n. 11; on recourt de même aux symboles (n. 3, 4, 5, 6, 11, 13, 16, 17, 18) et on voit l'ancre encore employée seule sans le voisinage du poisson (n. 4, 5, 11 et deux fragments); sur un loculus on lit l'initiale du nom du Christ (n. 9); nulle part le monogramme dit constantinien, cependant près
10548. — Plan de l'étage intérieur. D'après De Rossi, Bull, di arch. crist., 1892, p. 99.
du n. 8 on a tracé sur la chaux d'un autre loculus une inscription difficilement lisible, on voit MAXIM VCIA et en tête du loculus deux monogrammes superposés :
)jC et au-dessus /*C, donnant les initiales de 'Itjctouç Xpiarôç, sigle très antérieur au ive siècle2; enfin, dans les nomenclatures, les gentilices précèdent parfois les noms (n. 1, 4, 13, 17, 18, 19).
On peut donc tenir pour certain que l'étage inférieur du cimetière de Priscille, au centre duquel règne le grand lucernaire de K 6 est celui-là dont parle Boldetti dans le passage cité plus haut ; un large escalier y descendait directement et les cubicules se trouvaient en tête d'un des côtés de la galerie principale; ces loculi ne furent pas tous dévalisés entre 1715 et 1720 par les fossores de Boldetti. L'exploitation eut lieu au mc siècle, plutôt vers la fin et on continua au ive puisque l'on y a trouvé une tombe portant le ")£ et datée de 349 3.
Nous avons dit que l'étage inférieur comporte une longue galerie, coupée transversalement, à angle droit, par d'autres galeries dont nous donnerons une idée
1 De Rossi, Roma sotterr., t. n, p. 308. — 2 Id., ibid.. t. n, p. 320. — 3 De Rossi, Inscr. christ., t. i, p. 67, n. 107. — 4 De Rossi, Bull, di arch. crist., 1892, p. 100, n. 1. — 5 Id., ibid., p. 100, n. 2. — • Id., ibid-, p. 101, n. 2; pi. îv, n. 1 .
sommaire (fig. 10548). La lettre A désigne le grand escalier qui dessert les deux étages et le bassin ou réservoir d'eau, escalier contigu à la basilique de saint Silvestre proche de l'hypogée des Acilii. A gauche de l'escalier s'ouvre la galerie B et ses ramifications. La galerie C était entièrement dépouillée; à peine quelques fragments de deux pierres de type priscillien, sur lesquels on a pu lire FVRVANus, gentilice très rare. Autres fragments sur lesquels on a lu ceci " :
ACILàw-CELIDO'! i VS / aC\liac? IheQDOJae co/uGI