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CRIA NE-FC
HABETO DVOBVS Marine in menlem nos habelo duobus et Macriane fdiœ carissimie.
10550. — Monogrammes de Rusticus et de Rufilla.
XIII. L'escalier principal. — La longue galerie rectiligne qui forme l'axe du niveau inférieur de la catacombe se termine par quelques degrés qui conduisent à un des paliers du grand escalier desservant tout le cimetière. Cet escalier parti du sol met en communication tous les étages de la nécropole priscillienne ;
— ' Id., ibid., pi. iv, n. 2. — ! Id., ibid., p. 101, n. 4; pi. iv, n. 3. — ' Id., ibid., p. 102, n. 6; pi. iv, n. 4. - '» Id., ibid., 1892, p. 110, n. 23. — » Id., ibid., 1892, p. 114, n. 31.
PRISCILLE (CIMETIÈRE DE
lorsqu'on commença à entreprendre la restauration de celle-ci, l'escalier fut trouvé en pitoyable état. Ce n'était qu'un entassement de ruines : murs, arcs, voûtes écroulés ayant tout bouleversé; les lucernaires étaient obstrués et aveuglés. Ayant renoncé à l'espoir de retrouver sous le grand lucernaire ce cubiculum clarum mentionné par le Liber pontificctlis, que visitaient les pèlerins et où étaient le martyr Crescention et le pape Marcellin, la Commission d'archéologie sacrée tourna son attention vers le déblaiement et la restauration du grand escalier dans l'espoir de retrouver ce cubicule dans une des cryptes. On ne rencontra d'abord que des débris de sarcophages et d'épitaphes sans intérêt historique, on s'obstina dans l'espoir que l'exploration de la grande galerie souterraine mettrait sur la voie de quelque indice de valeur touchant les tombes les plus insignes de cette région aux proportions grandioses. Toutefois, il parut plus pratique de s'employer au dégagement des cryptes du premier étage; sage pensée qui fut récompensée par des succès inespérés ; mais il faut néanmoins dire quelque chose des observations les plus notables qu'on lit pendant la restauration de l'escalier.
Celui-ci conduit non seulement aux deux étages du cimetière, mais, arrivé à l'étage inférieur, il s'enfonce plus encore jusqu'à une profondeur de 42 degrés jusqu'au niveau de la nappe d'eau souterraine où se trouve aménagé une sorte de bassin rectangulaire, trop peu profond toutefois pour permettre l'immersion d'un adulte. Il se pourrait que l'eau, plus abondante jadis que de nos jours, son niveau ait dépassé les dernières marches de l'escalier, en sorte qu'on pouvait, comme au cimetière de Pontien (voir ce nom), en faire une piscine baptismale. Dans ce dernier bras de l'escalier on n'avait pas creusé de loculi dans les parois et on n'avait pas accès aux galeries cimétériales, de sorte qu'on l'avait creusé seulement en vue d'atteindre la nappe d'eau.
Les inscriptions trouvées parmi les gravois qui emplissaient l'escalier, la première partie de la galerie et les cubicules latéraux étaient toutes en morceaux. On a pu toutefois, en rapprochant deux fragments, obtenir celle-ci :
NONllVS VI TALIOENENTI