CIT
La paléographie peut reporter à la fin du iue siècle ou au commencement du ive. Il est visible que le trident et les dauphins furent tracés après qu'on eût gravé le texte de l'épilaphe, ainsi qu'on peut le constater par la façon dont la poignée verticale du trident évite la rencontre des lettres. Cette figure n'a doue pas un but ornemental, elle a été ajoutée pour exprimer une pensée symbolique religieuse, et nous savons par d'autres monuments que le trident, même isolé, esl parfois une figure de la croix '. Rappelons (pion a trouvé un trident' rapproché du dauphin dans un graflite de la crypte des Acilii (voir Dictionn., t. vi, col. 1260, fig. 5297), Ici nous apprenons (pie Nonius Vitaliottl ce monument à la mémoire d'Eventio alumno suo fidelissimo.
Une autre épitaphe trouvée au même endroit offre de l'intérêt par sa forme et indique la préoccupai ion persistante de dissimuler le symbole de la croix, même dans les catacombes romaines. Sur la tranche d'un frag-
1 Ile Rossi, Roma sotterr., I. i, p. 344; t. n, p. 317 M, 358; liull. di arch. crist., 1870, p. 52, 65. — - la., ibid., 1887,
ment qui a pu servir de mensa à un arcosolium ou de couvercle de sarcophage, on a lu ces deux monogrammes 2 (fig. 10551), réduits au tiers environ de leur
10551. — Monogrammes de Valeri et de Quarti.
grandeur originale. On peut les dire des plus rares, car on y doit déchiffrer le gentilice et le surnom rapprochés qu'on interprétera :
VALERI QVARTI Sur la face antérieure d'un sarcophage dont le cartouche central a été conservé avec l'inscription, on a
10552. — Scène du • Don de la Loi ». D'après De Rossi, Bull, di arch. crist., 1887, pi. vu.
pu lire l'épigraphe suivante, régulièrement gravée vers la fin du 111e siècle :