IN NOMINE DOMINI HIC TVMVLVS HO
NORII ABBAT RESPICIS ANGVSTVM PRECISA RVPE SEPVL CRVM HOSPITIVM BEATISSIMI HONORII ABBA 5 TIS CELESTIA REGNA TENENTIS IN SECVLA SAECVLORVM AMEN
In nomine Domini hic tumuhis Honorii abbal(is). Hespicis auguslum précisa rupe sepulcrum hospitium bealissimi Honorii abbalis celestia régna tenentis in sccula sœculnrum. Amen.
Ce distique forme le début du poème funèbre composé par saint Jérôme en l'honneur de sainte Paule: transcription exécutée sans intelligence et qui se retrouve ailleurs. Voici l'épitaphe de sainte Paule :
Aspicis angustum prsecisa rupe sepulcrum
Hospitium Paulse est cseleslia régna tenentis.
On voit ce que ce distique a eu à souffrir; d'ailleurs, il n'a pas été moins maltraité en Italie où nous le retrouvons à Atripalda » :
Respicis angustum précisa rupe sepulcrum Hospitium Romuli lévite est celestia régna tenentis.
Sur le seuil d'une église à Alanje, au lieu dit las Arguijelas, entre la rive droite de l'Ana et Torremejia. une plaque de marbre de 0 m. 37 de long sur 0 m. 26 de haut et 0 m. 04 d'épaisseur ■ :
Hic aditus (i|ATVR x'rOFORI ScT
ad limina sacra sJjT PERPETVA PAX ingredientibus c/]eGREDIENTIBVS
' Etymot., 1. VI, c. xix. n. 75. — ' IV Reg., iv. .î-8.
' E. Le Blant, Recueil des inscript. clu-ét. de la Gaule, t. i, prxt., p. i.xxv. — ' E. Huebner, op. cit., n. 124; Bucchcler, Carmina epigrapltica, n. 723. — ' E. Huebner, op. cil.. n. 49; E. Le Blant. dans Journal des savanh, 1873, p. 35r>; J.-B. De Rossi, Inscript. christ, urb. Romrr, t. n a, p. 22U; IJuechcler, op. cit., p. 376, n. 789. — • Corp. insc. lai., t. xl
Sur la porte d'une chapelle ou d'un baptistère à Martos, 21 kilom. ouest-sud-ouest de Jaen (Andalousie), au lieu dit e/mo/ino del /{«!/, pierre de 0 m. 78 sur 0 m. 39 trouvée en lS9ii - ;
PANDITVR INTROITVS SACRATA LIMINA CRli;^) CVRRITE CERTATIM GENTES POPVLIQVE VE|n/7f) ET DONANTE DEO SITIENTES SVMITE Vlî'amj
Cette formule finale se retrouve sur les marbres africains; elle offre d'ailleurs moins d'originalité que la suivante, sur une épitaphe de Jerez de la Frontera, trouvée chez M. de Campo Real, conservée calleLarga, n. 40. C'est un cippe mesurant 0 m. 46 de haut, 0 m. 32 de large, 0 m. 1.5 d'épaisseur » :
-hABVNDANTIA FA MVLA A MORE SITVM VENERAT QVE NOMIN(c| IN OC LOCVM CE[/!
SVM ASPICE NAM CINfis] EST EC MGN REGN N [tf] A NO VIXIT ANNOS PL
Abundantia, famula Dci, more situm venerat quo nomin\e\ in [h]oc locum ce[l]sum; aspice : nam cinlis] est [ha]ec magna régnante D(omi)no. Vixit annos pl[us minus...., ce que Huebner interprète : Abundantia, famula Dei nomine, quse morte situm venerat in I hune locum celsum, aspice : nam(jaml) cinis est magna
régnante Domino.
\ Parmi les formules tirées des livres saints, une des j plus remarquables est cette citation du hvre de Job. I XIX, 25, 26, sur une épitaphe de Paradas, district de I Marchena, dans la province et à 46 kilomètres est- I sud-est de Séville. Trouvée en 1761, elle est conservée ' au presbytère '° :
CREDO QVOD REDEMPTOR MEVS VIVET ET IN NOVISSIMO DIE DE TERRA SVSSITABIT PELEM MEAM ET IN CARNE MEA VIDEBO DOMI 5 NVM IVSTA FAMVLA DEI VI XIT ANNO PL • M ■ L RCS IN PACE D • VU!
IDVS FEBR
Credo quod Redemptor meus vivit et in novissimo die de terra sascitabit pellem meam el in carne rnea videbo Dominum.
Jusla, famula Dei, vixit annos plus minus SO, recessil in pace die octavo idus februarias ; 6 février d'une année inconnue, le \T' siècle probablement.
Une citation textuelle du nouveau Testament a été trouvée sur une sorte de tuile en terre cuite, de 0 m. 48 sur 0 m. 29 et 0 m. 052 d'épaisseur, dans le cimetière de La Zubia, à 5 kil. sud-sud-est de Grenade > '.
+ PAVPERES VOBISCVM ABEBITIS ME AVTEM SENPER VO BISCVM NON AVEbITIS TV QVI LE GIS INTELLIGE ,
Ce centon est emprunté à l'évangile de saint Matthieu : XXVI, 11 et XXIV, 15.
« Quelque part que me jette le sort, disait Paul Orosc, les mêmes lois dominent, dictées par le même Dieu. Moi, Romain et chrétien, je rencontre partout des
n. 1195; cf. -lf(o sancl.. ^é^Tier. t. ii, p. .I.IS. — ' E. Ilucbner, op. cit., Suppl.. p. 45, n. 359. — * Kinm. Gomcz Morciii), Anligiiediides cristianas de Martos, Granada, 1897, p. 15; E. Huebner, op. cit., .Suppl., p. 50, n. 371. — • K. Fita, dans Boletin, 1887, t. x, p. 340; E. Huebner, op. cit., Suppl.. p. 51, n. 366. — " E. Huebner, op. cit.. p. 27, n. 59. — " Ibid., p. 61, n. 375.
ESPAGNE
chrétiens et des Romains '. » Cette remarque se vérifie une fois de plus dans les inscriptions d'Espagne, parmi lesquelles nous retrouvons les lois, les usages, les coutumes identiques exprimées par des formules semblables à celles des autres pays de l'Occident. Que le nom du défunt soit romain ou barbare, que sa race soit connue ou non, l'épitaphe est conçue, rédigée, d'après la règle commune. Sauf de rares exceptions, que pour cette raison nous ferons connaître séparément, la mention des liens d'ici-bas, parenté, patrie, profession, condition, est passée sous silence. Le défunt reçoit, garde son nom de baptême, reçoit l'épithète de lamulus Dei, la mention du nombre d'années passées sur la terre et la date de sa mort; et c'est tout. D'une province à l'autre, les formules varient, mais en nombre trop peu considérable pour permettre d'afflr-
41ti6. — Inscription d'.Vmanda famuîa Christi. D'après Huebner, op. cit., p. 7, n. 303.
mer qu'elles appartiennent à telle contrée à l'exclusion de toute autre -.
■ FAMVLVS CHRISTI- 3,324, 45,46,47. 93, 98, 180.
FAMVLA CHRISTI (fig. 4186). 14, 303, 309, 328, 329, 333, 66, 68.
FAMVLVS DEI. 9,13,301,304,307,308,311,313.
FAMVLA DE! 17, 294, 304, 310, 316, 22, 26, 28,30, 35, 337, 338, 340, 341, .52, 53, 72, 79, 82, 366, 367, 92,394.
PVELLA CHRISTI. 316.