‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 114 sur 331 · IN OS TVMVLOS QVO S-CERNITIS- REQVIE · texte numérisé non relu

IN OS TVMVLOS QVO S-CERNITIS- REQVIE

IN PACE FAMVLV

S-DEI-TELEMACIO RSA 5 VIXIT ANNOS XLVIlll-M AN SIT IN ONOREM-DJA CO NII ANNOS SEX-PR S RI-DECEM ET OCTO In hos tumulos, quos cernitis, rcquiescit in pace jamu-

1 Suppl.. p. 7, n. 302.— • Suppt.. p. 9,n. 305. — • Suppl., p.ll,n.311. — *5"uwW., p. 11. n. 312. — *Supp/., p. 12,n. 313. — • Inscriiit., p. 21, n. 69. — » Op. ci/., p. 34, n. IIU. — • J. Amador de los Rlos, El arle latinn fciiandno el Espana, 1861, p. 171; R. Iluebner, op. ci/., p. 50.n. 158; Supp(., p. 171; A. Guerra, Monurn. arquit. tlv Espai\a fuse. 15. — • llucbner, op. cit., p, 50, n. 171; Suppl., p. 74; vii" siècle. — " K.

lus Dei Telemacio presbyter sanclissimus, vixil annos 49, mansit in honorem diaconii annos 6, presbylerii 18.

A Tarragone, une épitaphe nomme le prêtre d'une ville, mais on ne peut identifier celle-ci avec les Albile de la Gahce; peut-être est-ce Albi, sur la route de Tarragone à Lérida, à huit heues de Tarragone " ;

IN ISTO LOGO SEPVLTVS ES TEVTICIVS PRESBITE 5 R CIVITATI S ALBITA NE

A Mérida : Orbanus prs lamulus dl vixil anno^ LXXV, menses sex, requievil in pace d. septimo idus augusius era dlui ", en l'année 518.

vi« siècle. A Mérida, un diacre : -f £v0a xaxa [x£] tï) Savp... Siàxov|oç] pjç Iv8e1xt((ovo<;]. ..£■/)... '-.

595. Alanja. + Jusius diaconus, famulus Dei. vixit annos 31, requievil in paced(ie) non (as) maias, era 633 '».

vn" siècle. Mérida. Un clericus confessor; voir,parmi les formules, l'inscription : + Quisquis conspicis. Voir Diclionn., t. i, fig. 517.

525. Mérida. Un princeps cantorum, voir Diclionn-, t. m, fig. 2473.

566. Mertola. Tyberius [l]iclor, famulus Dei, vi(xil) annos plus minus 14, mens (es )qu[e] 9, requievil in pace Domini die xill kalendas junias era 604 ".

729. Taveira, + AduUeus clericus v(ixil) an(nos) X, r(equie)v(i)t inp(a)c(e) d (ie) III ed(us) jan(uarias) [era] 729 '■".

Mérida. Lupercus, fidelis, receptus in pace, vixit cm(nis) 30 ".

543. Arahal. Fulgentius, monachus, famulus, Chr(ist)i, vixit annos plus minus 45, recessil in pace die VI kal janaarias, era 581 ".

588. Arcas, a-f co. Florentin virgo Chr(isl)i, vix(it) ann(os) 21 et vita brcvi explevil lempora mulla; obdormivit in pace Jesu quem dilexit kal. april. era 626 '«.

5° Édifices civils. — A Mérida, une longue inscription versifiée se lisait sur le pont de la ville :

Incipiunt versi in ponte Emeritensi inscripli.

Solberat anliquas moles ruinosa vctusla.':, lapsum et senio ruplum pendebat opus.

l'erdideral usum susprnsa via per omnem et liberum ponlis casus negabal iter.

5 Nunc tempore potentis Getarum Ervigii régis, quo dedilas sibi prccepit excoli terras,

studuil magnanimus fartis extendere nomen veterum et titulis addit Salla suum.

Nam posiquam eximiis nobabit mo'nibus urbem, 10 hoc magis miraculum palrare non destitit.

Construxit arcos, penitus fundabil in undis el mirum aucloris imitons vieil opus.

Nec non et patria: lantum cr[e]are munimen sumi sacerdotis Zenonis suasil amor.

15 Urbs Augusta felix mansura per sa'cula Innga nobale studio ducis et ponlificis. Era dcci

Cette pièce est transcrite dans le manuscrit de Tolède, entré depuis 1870 à la bibliothèque de Madrid et contenant les poésies de Draconlius et des autres versi ficatcurs espagnols, manuscrit qu'a eu sous les yeux Michel Ruiz de Azagra. L'original comporte d'innombrables ligatures qui ne font qu'ajouter une difllculté.

Hucbner, op. cit., p. 6 1, n. 18'.). — " Bo/f(in,1904. t.xi.v p, 447; An^cigcr fur clirist. Arcli., dans liômisclieQiiarlal'.chift, i905, t. .MX, p. 98. — "llucbner, op. ci7.,q. 12, n. .11.

— " Suppl.,p. 133, n. 525; et. p. 35, n. 120; Rcccisswinllw.i diaconus " Suppl., p. 13, n. 314 " Suppl., p. 5, n. 299.

— " Suppl.. p. 27, n. 339. — " Inscrlpt., p. 20, n. 93. " Ibid.p. 7. n. 21.

ESPAGNE

L'ère est indiquée à la fin de l'inscription d'une façon peu claire, mais comme le roi Erwige se trouve nommé dans ce petit poème et que son synchronisme est 680-687. il s'ensuit qu'on peut reconstituer la date exacte de l'ère 701, ou 603 après Jésus-Christ '.

C'est une bonne fortune de rencontrer une inscription chrétienne décrivant l'aspect fortifié d'une ville; nous la croyons unique en son genre. Elle a été trouvée à Carthagène, en 1698, dans le monastère de Santa Maria de las Mercedes, et conservée jusqu'en 1756

-f In nomine Domini, anno féliciter secundo relue domini noslri Erminigildi régis, quem persequitur genetor sus dom(nus) Liuvigildus rex in cibigna Ispalensi, dacti Aionc. Ces deux derniers mots sont malaisés à entendre.

A Martos, une longue inscription semble se rapporter à un conflit survenu entre la ville et un seigneur inconnu ^. .\u monastère de San Salvador de Veirâo, près de Braga, cette dédicace du 20 mars 485 ' :

IN NE DNI PERFI ECTVJV1|| EST TEMPLVM H VNC PER M ARISPALLA DO VOTA SVB DIE XIII KAPER DXXIII • R Eg||nANTE SEReJInISSIIVIO Ve| REMVNDVRe||x

près de la fontaine Sanla Calarina, encastrée ensuite sur l'arc de la puerta de Madrid, et depuis sur le balcon de l'hôtel de ville. A une date postérieure à la gravure, une main s'est permis de parsemer l'inscription de points jetés presque au hasard, sous prétexte de ponctuation ' :

3 qvisqvis ardva tvrrivm miraris cvlmina vestibvlvmq. vrbis dvplici porta FIRMATVM dextra levaq binos porticos arcos qvibvssvpervm ponitvr camera cvrva convexaq. 5 comenciolvs sic haec ivssit patricivs

missvs a mavricio avc contra hostes barbaros macnvs virtvte macister mil ■ [s spaniae sic semper hispania tali rectore laetetvr dvm poli rotantvr dvmqcs sol circvit orbem 10 ann- viii avc- ind viii

ORA. Quisquis ardua lurrium miraris culmina veslibulumq(ue) urbis duplici porta (irmalum, dextra levaq(ae) binos poriicos arcos, quibus superum ponitur caméra curva convexaq ( ue ) .

Comenciolas sic hœc jussil patricius, missus a Mauricio Aag(uslo) contra hostes barbaros, magnus virtule magister mil(ilum) Spanix.

Sic semper Hispania lali reclore Iseleiur.

Dum poli rolanlur dumq(ue) sol circuit orbem

Anno 8" augusli, indictione S'-.

L'empereur Mau rice monta sur le trône le 1 3 août 582, sa huitième année commence donc le 13 août 589 ; c'est entre cette date et le 13 août 590 que l'inscription a été rédigée; on peut même resserrer cette chronologie, puisque nous savons que Comenciolus fut envoyé en Thrace en 589 ; c'est donc dans l'un des cinq derniers mois de cette année que prend place l'inscription '.

Un monument d'un grand intérêt historique est ce linteau de porte en marbre, trouvé en 1669 à Alcala de Guadaira, à 16 kilomètres de Séville, et conservé aujourd'hui à la fabrique de porcelaine de la Cartuja ' :

-f- IN NOMINE DOMINI ANNO FELICITER

[SECVNDO REGNI DOM

NI NOSTRI ERMENIGILDI REGIS QVEM PER-

[SEQVITVR GENETOR

SVS DOM LIVVIGILDVS REX IN CIBITATE

USPA(lensi) DVCTI AIONE

' Mariana, Hisloria de reftus Hi'spaniœ.in-fol., Toleti,1592, p. 279; Moreno de Vargas, Hisloria de la ciudad de Merida, in-4®, Madrid, 1633, fol. 23; Florez, Espana sagrada, t. .\iii, p. 223; E. Huebner, op. cit.. n.23a; J.-B. De Rossi, Inscript, christ, urb. Romœ, in-fol., Romae, 18S7, t. ii a, p. 236; Buecheler, Carm. epigr. latina, n. 900. — ' Nasarre, Prolog. H la Pateogralïa de Esteban Terreros, d'après une copie de Montanaro; Noguera. llist. de reb. Hispanise de Mariana, cdit. de Valence, 1785, t. ii, p. 140; Florez, Espana sagrada, t. lY, p. 61 ; Luraiares, Inscripciones de Carltiagu nova, 179t>, p. 73, n. 27; Masdeu, op. cit., t. ix, p. 148, n. 1 ; E. Huebner, op. cit., p. 57, n. 176; Suppt., p. 75; Buecneler, Carm. epigr. lat., n. 299. — ' Clinton, Fasti romani, I. n, p. 151 sq. — ' Florez, Espaàa sagrada, t. v, p. 1S8; Trigueros et Gonzalez de Léon. dans Meniorias titerarias. Uistoria de la real .4.cad. Seuiltana, 1773, 1. 1, p. 75, pi. i; Velasquez de Vasco, Congeiuras sobre las mcdallas de los reyes Godas y Sueoos de

DICT. D'aRCII. CHRÉT

In nomine Domini per/eclum est lemplum hune per Marispalla Deo vota: sub die xili l<alendas apriles, era 523, régnante serenissimo Veremundu rex.

6° Formules. — Parmi les inscriptions dont le principal intérêt réside dans des formules, nous pouvons citer celles-ci :

.\ Alcacer de Sal (= Salacia), district de Setubal, au couvent de Saint-.\ntoine, encastrée dans le mur de la chapelle des « onze mille vierges », à main droite en entrant; transportée depuis à Sétubal et, de là, probablement à Lisbonne ' :

Âlb

SINTICIO C5 FAMVLVS Dl COGNOMENTO Dl DOMVM PATERNO TRAENS LINEA GETARVM HVIC RVDI TVMVLO lACENS (3 QVI HOC SECVLO XII CONPLEVERAT LVSTROS DIGNVM DEO IN PAGE Ç5 COMMENDAVIT ISPIRITVM

SVB B VII B AGVSTAS CS

ER DCLXX C5 TIBI DETVR PAX A DO

Sinlicio famulus Dfe)i, cognomento D(e)i domum palerno. tra[li]ens linea(m) Getarum, huic rudi tumulo jacens. Qui hoc seculo XII conpleverat lustros, dignum Deo in pace conmendavit ispiritum, sub d(ie ) vi id(us) agustas. Er(a) 670. Tibi delur pax a D(e)o.

Les différentes copies de cette inscription concordent entre elles, sauf sur des détails insignifiants. Sinticio n'est signalé par aucun autre document, nous savons qu'il portait le surnom que son père avait porté avant lui ; Dei domum, faute évidente, pour Dei donum, ce qui rappellela catégorie de noms formés sur le modèle d' Adeodatus, ou Quodoultdeus. La mention d'origine : traens lineam Getarum doit s'entendre en ce sens : originem ducens a Getis. L'ère 670 = 632 après Jésus- Christ.

Sur le territoire de Beja, province d'Alemtejo, une inscription mentionne un armiger, un écuyer, à qui sa mère procura cette tombe à l'âge de dix-neuf ans et sept mois. La mère ajoute deux mots qui montrent l'idée de patrie toujours vivace chez ceux qui en sont éloignés. Sinticio se réclamait de son extraction gète,

EspaHa, m-4», Malaga, 1759; Mariana, Historia de rébus Hispaniœ, Valentiae, 17'85, t. n, p. 537; E. Huebner, Inscript, christ., p. 22, n. 76; Suppt., p. 41, n. 76; .Monumentos architectonicos de Espana, fasc. 52, pi. Vu. 7; H. Leclercq. L'Espagne chrétienne, in-12, Paris, 1906, p. 2o0 sq. — > E. Huebner, op. cit., p. 30, n. 108; Suppt., p. 54. n. 103. — ' HieroniniQ da Gunha AlmeiJa, abbé de Bitaraès, Juizo historico sobre o tetreiro que se action em uma pedra no mosteiro de Vairào da ordeni de S. Bento en 1608, nis. de 1637, à la bibl. publ. de Porto, .4 Toi; J. P. Kibciro, dans Memorias da titteratura Portugucza, 1793, t. v, p. 423; E. Huebner, op. cit., p. 43, n. 135; Suppt., p. 6j, n. 135: Veremund est un roi suève; cf. Fr. Goeres, Ein Sueuenkonig Veremund dans, Forschungcn zur dtleren Oescliichte, 1874, t. XIV, p. 405 sq. — ' Huebner, op. cil., n. 2. d'après un dessin de Em. de Gania Xaro, de Setubid; S.ippl., p. 5, n. 2.

ESPAGNE

comme le jeune armigcr semble s'excuser d'être enterré en terre étrangère ' :

ARMIGER • FIO ANN- XVIIII ■ Ml- VII SEVERA MA ■ FILIO PIENTISSI MO- LOCO- PEREGnno MEM ORiamf.c.

Ces inscriptions d'étrangers présentent souvent des formules particulières à leur patrie, et cette circonstance permet quelquefois de déterminer la nationalité de ces voyageurs -. Nous en avons des exemples en Italie septentrionale ; la formule, si rare partout ailleurs : eo/iïra yoïum, est si profondément entrée dans l'usage qu'on la rencontre à Turin, àTortone. à Milan, à Brescia, à Civita di Friuli, à Aquilée. où païens et chrétiens l'emploient également. Or, sur un marbre de Rome, on rencontre cette formule ' et aussitôt cette indication : ciuis Ticinensis, indiquant la patrie du défunt en même temps que la formule spéciale à sa région d'origine. Les quelques éléments de démonstration que nous fournit l'Espagne ne sont pas négligeables. Tandis que le formulaire chrétien supprime dans les épitaphes latines l'indication de la filiation du défunt, cette mention persiste dans les inscriptions grecques *. Une épitaphe trouvée à Carthagène et consacrée à Thomas, fils d'Etienne, atteste, pour sa part, l'importation faite par des étrangers d'une formule inusitée dans le pays où ils sont venus vivre et mourir ' :

0 Où M C YICOSCC Te<t> AN OY6M0A 5 ÇTTAHRGO OHMCTAei PHNHCMC NIMeiO o A O G

0o(x.âç ul6; 'EaTEçâvou £v6a ÉTXçpcôÔvi [xe-rà eïp-f;vï;ç.

MÉjXVYlOO...

A la chapelle de Seixas, près d'Arcas, à deux lieues environ de Lamego, province de Beïra Alla (Lusitanic). sur une tablette de marbre ayant servi de couverture à un puits, une épitaphe offre une citation arrangée d'une sentence du livre de la Sagesse, iv, 13 : consuinmalus in brevi cxplevit tempora muUa :

A + Cû FLORENTIA VIRGO XPI ■ VIX ■ ANN ■ XXI ■ ET VI TA • BREVI ■ EXPLEVIT • TE 5 MPORA • MVLTA ■ OBDORMI VI TIN PAGE lESVQVEM DILE XIT- KAL- APRIL- ERA- DCXXVI

Florenlia, virgo Chr(ist)i, vix(il) ann(os) 21 et vila brevi explevit Icmpnra mulla, obdormivil in pace Jmii quem dilexil, kctUcndax) aprilis cru Ii26, c'est-à-dire le 1" avril de l'an 588.

La formule : obdormivil in pace Jesa est tout à fait exceptionnelle; mais l'usage des citations scripturaires n'est pas rare en Espagne, nous les rencontrons

'Hucbner.op. cit., n. 7; Siippl.,p. 3, n.7. — * E.Lc Bliiiit, Recueil des inscripl. clirét. de la Gaule, t. n, p. 467. . — ■ lioldctti, Osservazioni xopra i cimiteri dei cristiani, 1720, p. III.

— « Corp. inscr. (/rn-c, t. iv,n. 9-147 ; cf. <>2'Mb, 9423;LfMI:int, op. ci(., 1. 1, p. 125; t. n, p. 604. — ' K. 1 Iiiohncr, op. d(., n. 178.

— * J. Kernandez, Inscriptiones linirrilnises, ms., n. 105;

jetées à pleines mains dans une inscription de Merida, non datée, mais que l'aspect des caractères invite à placer vers la fm du vm<^ siècle. Est-elle chrétienne? On en peut douter! Le défunt est fils d'un rabbin et il semble bien n'avoir pas rompu avec la croyance de son père; néanmoins, les éditeurs de ce texte l'ont classé parmi les inscriptions chrétiennes et le défunt Siméon n'est plus en état de nous apprendre ce qu'il en pense = :

\H(ovah?) S\J NOMENl benedidam quod VIVIFCMCAT ET N\OR[tcm .....

PAVSAT IN SEPVLClro Simeon fi. ,

LIVS DE REBBI SEimucl

5 SVPORANS IN SORl^''

TVS IN LIGATORIVMl

CISA PERETI PORTA |m paradisi? . .

INGREDE CVM PACE V\ixit annos pi. m.

LXIII REPLETVS SA\pientia ....

10 PREDVCENS ARTEM'I

EGO SIMEON FILIVS DE REBBI SA[mii,-l (pro] MISSAM PAX [

d'après une copie manuscrite de l-'ernandez el an estampage de Huebner; les suppléments des lignes 1, 2, 3. 5, 9 sont de ce dernier, ceux des lignes- 4, 8, 11, 12 sont de F. Fita, qui renvoie aux passages suivants de l'Écriture : Exod., xxxv, 31 : I Rois, I, 6; XXV, 29; Esther, xin, 7; Psaumes, m. fi; lxxi,

A Mérida encore, dans une maison de la catlc de Alfonso IX, n. 18, a été trouvée une tablette de jjierrc mesurant 0 m. 56 sur 0 m. 58. mais dont la partie inférieure manque '. C'est un exemple bien copieux d'anathèmes adressés au violateur de la tombe, s'il s'en rencontre un, et le rédacteur était tout imprégné de réminiscences bibliques qui. d'ailleurs, sont assez, généralement de style comme on l'a déjà fait voir. \oiT Dictionn., 1. 1, col. 193,'), fig. .")17 ".

+ QVISQVIS CONSPICIS HOC SEPVL TVRE OPVS EOLALII CLERICI CONFESSORI ABTVS EST LOCVS CS SED SI QVIS VERO HOC MONVMENTVM MEVM 5 INOVIETARE VOLVERIT SIT ANATHE MA PERCVSSVS LEBRA GEZIE PERFRVATVR ET CVM IVDA TRADITORE ABEAT PORTIO NEM ET A LEMINIBVS ECLESIE 10 SEPARETVR ET A COMMVNI ONEM SCM SEC NIS

Quisquiscon.spicis hoc scpiillure opus, Hohdii vlerici eonfessori ahlits est locus,sril si quis vrro hoc monumentum meum inquielare volurril, sil analhcma peicusstis lebra Gezie perfruaturet ciim Jada tradilore abeol portinnem et a leminibus eclesic seitarclur et a communionent s(an)c(ta)m sec{liisus eter\nis [suppliciis condemnelur cum diabolo et angelis sais.]

Le masculin Eolalius a été probablement formé d'après le vocable /;(i(a/!«, si répandu en Espagne cl principalement à Mérida, centre du culte de la sainte martyre. Le P. b'idel Fita a montré, en recourant au canon neuvième du premier concile de Tolède, qu'Eulalius, clcricus confessor, avait dû remplir l;i charge de chantre ou de psalmislc: il suppose, avec peu do vraisemblance, que le titre de co/i/cs.TOr équivaut à celui de pénitent, d'après ces mots de saint Isidore : con/cssio esl... dum quisqiie confilelur sua peccala petcndo indiil-

E.IIuebncr.op. cit., p.11,34; K. Fita y Colonie, dans Uuletiii delà Arad.de la histnria, 1890, t. xvi,p.417. I Incliner, dnii» sa prœ/alio, p. x, le rcconnnit pour juif. — 'F. Fit» y Colomb, dans Bolrtin de la Acad.de la hisloria, 1897, t. xxx, p. 197; E. Huebner, op. f/(., .Viippl.. p. 25, n. 336. — 'E. Le Ulant. Recueil, t. i, p. 291 scj.; Corp. inscr. lai., t. x, n. ]27(> *.

ESPAGNE

genliam '. Voir Diclionn.. t. m, col. 2508, au mot Confesseur. Les personnages de Giezi, frappé de la lèpre pour châtiment de sa désobéissance -, et du traître Judas sont assez connus.

Nous quittons la Lusitanie pour l'Andalousie, l'ancienne Bétique, et nous retrouvons dans cette province les procédés en usage dans d'autres pays pour la composition des légendes épigraphiques. En Gaule, les rédacteurs d'inscriptions, devenus incapables d'adapter les textes aux individus, bousculent la phrase, le vers qu'ils transcrivent, le défigurent au point de le rendre parfois inintelligible '. En voici deux exemples, sans sortir de la province :

Au monastère San Basilio el Tardon, près de San Cahsto (Hornachuelos), dans le district et à treize kilomètres ouest-sud-ouest de Posadas, province de Cordoue (Andalousie) * ;

IVSTA FAMVLA CRISTI VIXIT ANNOS PLVS MINVS LXVil

OUISQ-LEGIS TITVLVM LACRIMAS EFFVNDE FREQ-HIC • SITVS EST IVVEN • PIETAT 5 INL ECLESIASQ- PETIT SECVRVS MABI VI-VMBRA- RECEPTA IN PAGE SVB DIE IDVS NOVEMBRES ERA DCCI

Jusla, famula C(h)risli, vixit annos plus minus 67.

Quisq(ue) legis tilulum lacrimas e/fande fréquentes.

Hic situs est juvenis pielat(e) inl(ustris) [et ortu]

Eclesiasq(ue) petit securus marlur(is) umbra.

Recepta in pace sub die idus novembres era 701 (13 novembre 663). Le lapicide a tout bonnement démarqué l'éloge gravé sur la tombe d'un chrétien : ...situs ...securus et l'a appliqué à une chrétienne.

.\ Frejenal (ancienne Xertobriga). à la porte de l'église Saint-Michel, se voit l'épitaphe d'un abbé ^ :

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