‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 12 sur 331 · ENSEVELISSEMENT — ENTAILLES · texte numérisé non relu

ENSEVELISSEMENT — ENTAILLES

if! horlo Theonis; ecclesia sive coemeterium S. liilariœ in horlo ejusdem; cœmelerium S. Xicomedis in horto Jusli '. L'ensevelissement apparaissait, malgré tout ce qu'on pouvait leur dire, à un trop grand nombre de fidèles, comme une garantie de résurrection. Saint Augustin ne pouvait manquer d'aborder cette question qui était de son temps, dit-il, opinio utcumque vulgata. Dans le traité adressé par lui à saint Paulin de Noie et intitulé -.De cura promortuis, il établit que l'absence de sépulture ne fait éprouver au chrétien aucun dommage : la pompe des funérailles, de même que le lieu et le mode de l'ensevelissement, sont plutôt une con-

ISl

CVLOAHNVSeSHS^ \ îSrPS SD illV^L-SEF-""

FlUÔSVÔJ^i/NTIftNEQUlVl'^lT ' ,;bAaErjCliTOWfKSEPmj

]073. - — Inscription de Côme.

D'après M<jnneret de Villard, Iscrizioni cristiane di Como

solation pour les \-ivants qu'un soulagement pour les morts. Mais il faut rendre ce devoir aux morts afin de témoigner du respect que l'on éprouve pour les fidèles dont le corps a été le temple de Dieu. Si Dieu a permis la profanation des restes des saints, c'est pour nous apprendre que toutes les injures faites à un cada\Te ne peuvent causer aucun préjudice à l'âme du défunt; c'est aussi pour nous faire voir que la dispersion des cendres n'a pas fait vaciller la foi de ces martjTs en la résurrection. L'Écriture sainte loue ceux qui ont eu soin de la sépulture des morts, parce qu'ils ont donné, ce faisant, le témoignage de leur charité.

' De Rossi, Roma sotterranea, in-fol. Roma, lS6u; t. i, p. 207; E. Le Blant, Les actes des martyrs, in-4, Paris, 188a, n. 89, p. 275-283. — • G. Allegranza, De sepulcris christianis in œdibus sacris : accédant inscriptiones sépulcrales chrislianse septimo sœculo antiquiores in Insubria Auxtriaca repertœ, item inscriptiones sépulcrales ecclesiarum atqiie eedum pp. ord. prœc. Mediolani, Milano, 1773, p. 166; Antiq. lap. crist., 1763, p. 12; G. Bemasconi, ^n(ic/ie /apidi crislione di Como, Como. 1861, p. 49, n. 18; H. Leclcrcq, dans le Dictionn., t. i, col. 482, 535; Corp. inscr. lat., t. v, n. 5415; G. Gemelli, Saggio delV catalogo dei marmi romani

Est-il vrai que des morts soient venus en songe réclamerdes vivanti la sépulture pourleurcada%Te? Saint Augustin n'en paraît pas bien persuadé; quoi qu'il en soit, il affirme que les chrétiens doivent, plus que les autres, prendre soin de la dépouille des défunts; ce n'est sans doute pas un gage de salut éternel que nous leur donnons, mais c'est un devoir d'humanité que nous remplissons. Quant à l'ensevelissement à proximité des saints, il n'a d'autre avantage que d'attirer, en faveur de ceux qui reposent ainsi, une prière plus fréquente et plus fervente.

Malgré ces bonnes raisons, les objections des païens laissaient persister des doutes dans l'esprit des fidèles et la conservation de leurs restes parut à beaucoup nécessaire pour participer à la résurrection. Une inscription de Côme, conservée dans la basilique San Giuliano et entrée depuis lors au Museo ci\ico, n" 31 de la salle chrétienne, est tout à fait significative. Dimensions : 0 m. 84 X 1 m. 15, la partie inférieure manque; hauteur des lettres, 0 m. 035 et 0 m. 040. Date : le W siècle. Les quatre dernières lignes, aujourd'hui perdues, sont rétablies d'après la copie de Borsieri, ms Paris, 8957, fol. 16, ex Fulvio Peregrino. La copie de Peiresc, qui \it l'inscription entière, en diffère un peu ^ (flg. 4075) :

agneau calice agneau H

Page 1