ENTRAVES — ENTREE A JERUSALEM
ENTRA ITS. La plupart des arcades byzantines sont maintenues par des entraits qui annulent les poussées et s'opposent aux effets de gauchissement. Ce sont, le plus habituellement, des tirants de bois, ancrés dans les maçonneries à la rencontre de chaque
4076. — Agrale du musée d'.\ries.
D'après E. Le Blant, Sarcophages d'Arles, p. 23, n. 14.
pile; quelquefois, par exemple à Sainte-Sophie, ces entraits sont en fer. Enfin, on trouve à la place d'entraits isolés, des plates-formes continues qui offrent une rigidité plus assurée, ainsi à Saint- Démétrius de Salonique '.
H. Leclercq.
ENTRAVES. On appelait • entraves » tout lien
qui tenait les pieds enchaînés, quelle qu'en fût la
matière et la disposition. Tantôt une chaîne, tantôt
un poteau; les ceps qui retenaient à un certain degré
placé entre les jambes, lequel est rattaché à la ceinture, comme nous le voyons sur une gemme qui est peut-être antique (fig. 407S) '; d'autres fois, la chaîne qui réunit la ceinture aux entraves des pieds descend
407S. — Amour enchaîné.
D'après Furtwaengler, Die aniike Geminen, Leipzig, 1900,
pi. XLVi, n. 9.
le long d'une des jambes. On comprend que cet instrument mettait celui qui en était chargé dans l'impossibilité de fuir, sans toutefois empêcher ses mouvements. Nous ne possédons pas de monuments chrétiens relatifs à cette gêne infligée à des fidèles, mais il n'est pas douteux qu'un grand nombre parmi
4079. — Cornaline de La Haye.
D'après Bull, de la Soc. des antiq. de France, 1896, p. 194.
eux n'en aient fait la dure expérience. Les esclaves qui cultivaient la terre, perticulièrement en Italie, étaient ainsi entravés, compediti, alligati, oincti, et Plante les appelle f erratum genus. A plus forte raison, les condamnés aux mines et aux travaux des prisons. H. Leclercq.
4077. — Débris d'entraves à Pompéi, D'après E. Le Blant, Les persécuteurs et les marturs, 1893, p. 283.
d'écartcracnt les pieds du patient et dont on a trouvé un débris à Pompéi (fig. 4077), enfin les anneaux fixés aux chevilles, compedis orbes, -lO'^ /.i'/.oj:, et réunis par des chaînons ou des cordes à un troisième anneau
• Depuis que nous av( ns écrit ces lii;ncs l'église .SaJnl- Démélrius a péii dans le grand incendie. — ' Montfaucon, L'anliiiuilé expliquée, t. I, pi. cxvi, n. 2, p. 182; Winckelmann, Dcscnpl. des pierres gravées, n. 820, 821; Bnuci, Afemoric degli incisuri, t. i, pi. cccx.xxi; H. Wiillon, Histoire de l'esclavage dans l'antiquité, in-H", Paris, 1S7'.I, Irontlspicc ; E. Babclon, La gravure en pierres fines, in-8°.
ENTRÉEA JÉRUSALEIVI.Voir£)(c/io;»i., t.i.
au mot .\NE, col. 2U('i2-2064, fig. 603-600. A ces monuments nous ajouterons les deux suivants :
1" Une plaque de ceinturon ' provenant du cimetière
Paris, 1894, llg. 125; .\. rurtwîengler.Dieanfifccn Oemmrn, Geschiclite der Steinschncidekunsl tn\ klassisclien .■illcrtlutin, 3 In-l», Leipzig, 1900, pi. XLVI, n. 9. — ' BarrIèrc-FInvy, Les arts industriels des peuples barbares de la Gaule, t. i, p. 389, Album, pi., XL, (Ig. 1 ; A. Cartier, Une agrale de La Dalme (Ilaulc-.Savoie) représentant l'entrée du CIwisi à .Urusalem, dans Revue Cltarlcmagne, 1911, 1. 1, p. 9-12, pi. I.