‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 206 sur 331 · XIV, 1-11; XV · texte numérisé non relu

XIV, 1-11; XV

94,95. — XV, 11-32; x%a, 1-11.

96, 97. — XVI, 19-31 ; xntii, 10-14. 98. — xvni, 18-30.

En outre, la translation de saint Nazaire, les fètcs des saints Nabor et Félix, Protais et Gervais, Sixte, Laurent, ont été ajoutées après coup, au ix« siècle. Enfin un titre Dom. II posl .■iancti Cipriani, Luc, xin, 22-27, semble être aussi une addition un peu postérieure.

r. SYSTÈME NAPOLITAIN. — En 668, le Grec Théodoreetl'AIricainHadrien,abbéd'un monastère de l'île de Xisita, près de .Naples, furent envoyés en .\ngleterre par le pape Vitalicn, avec r.\nglo-Saxon Benoît Biscop, afin de travailler à l'organisation définitive de l'Eglise dans ce pays. L'abbé Hadrien dut apporter avec lui lés livres liturgiques qu'il estimait nécessaires à l'Église insulaire naissante. Parmi ces livres se trouvait un évangéliaire muni d'une liste de capitula, ou lectures liturgiques selon l'usage napolitain. Les scribes anglo-saxons en exécutèrent des copies, dont deux au moins subsistent encore. Telle

'Reu. Iiéncd., 1891, t. viii. p. 481-19:t, 529-337. — '.\necd. Murrd., t. i, p. 426-435. — • Enlslehting, p. 111- 116. — 'Hislory o/ llie Vulgate Gospels, Oxford, 1908,

est l'origine très vriiisemblable des deux listes de péricopes napolitaines conservées dans deux manuscrits du British Muséum : le ms Cotton Nero D. IV, du vn^-vin» siècle, célèbre sous le nom de Book of Lindisfarnc, et le ms Heg. I. B. VII, qui date aussi du \ii*-\Tii'' siècle.

La provenance de ces listes a été reconnue, et l'explication ci-dessus proposée par le savant anglais Edmund Bishop, qui communiqua sa remarquable découverte à dom Morin et le chargea de la pubUer. Dom Morin a édité et commenté ces capitula d'abord dans la Revue bénédictine ', puis dans ses Anecdota Maredsolana =. Le P. Beissel a reproduit la liste de dom Morin ', et plus récemment dom J. Chapman a longuement étudié ce document*. Il explique d'une autre façon la provenance des listes napolitaines en Grande-Bretagne : les manuscrits italiens, recopiés à Lindisfarne et ailleurs, auraient été apportés par Ceolfrid, avant l'année 558, de l'abbaye de LucuUanum (à Xaples). Le lieu d'origine serait donc toujours Naples, mais la date serait notablement plus reculée. De fait, le très petit nombre de fêtes de saints indique plutôt une époque antérieure à saint Grégoire, et il semble que, dans la seconde moitié du vu» siècle, la liturgie de Naples ne devait pas être aussi en retard sur celle de Rome.

Les deux manuscrits anglais fournissent des indications liturgiques assez vagues : la liste des jours ou réunions liturgiques et le nom de l'évangéliste qu'on lisait dans chacune de ces réunions; la reconstitution des péricopes laissait donc place à d'assez nombreux points d'interrogation. Mais un nouveau document découvert par dom Morin a permis de substituer à ces conjectures des indications certaines : c'est « l'évangéliaire de Burchard, » manuscrit Mp. Th. 1.68 de la bibliothèque de l'Université de Wurzbourg, du \'n<' siècle environ. On y trouve des indications liturgiques qui correspondent exactement à celles des deux manuscrits anglais, mais en plus un appoint considérable d'éléments d'origine purement romaine. Les deux séries, napolitaine et romaine, mélangées et se déroulant dans le cadre de l'année liturgique, ont été publiées par dom florin ", puis par dom J. Cliapman " et S. Beissel'.

Cette liste de péricopes sera reproduite dans le Dictionnaire au mot Lindisfarne.

ri. srsTÈME ROMAIN. — Pour mettre quelque clarté dans l'exposé de ce système, nous diviserons ses représentants en trois groupes : groupe italien, groupe anglo-saxon, groupe franc.

1. .Au groupe italien appartiennent : l'homéliaire de saint Grégoire, les fragments du missel du Mont- Cassin, l'homéliaire de Paul Diacre, le capilulare du -Mont-Cassin.

a) Homéliaire de saint Grégoire. — Dans la préface à son recueil de quarante homélies sur l'Évangile, saint Grégoire dit ceci : Intcr sacra missarum sulemnia, ex his quie diebus cerlis in hac Ecclesia legi ex more soient sancti Euangelii quadraginta lecliones cxpossui '. Il est donc possible d'établir d'après cette série d'homélies une liste de péricopes fixes. Cependant cette liste ne peut être établie et ne doit être acceptée que sous réserves, car, en dehors des cas oCl l'orateur cite explicitement le jour liturgique auquel telle péricope est lue, Il est toujours à craindre que les titres placés en tète de chaque homélie aient été introduits arbitrairement, ou simplonieiit altérés par les copistes jugeant par vraisemblance, d'après le système de lectures en usage de leur temps. Et de fait,

p. 44 sq.. 51 sq. — ' Reo. b^néd., 1893, t. x, p. 113-12C.. — ' lli.storuolllie Vulgate Go.^pct.i, p.b2-G3.— ' Entstclmnu. p. 119-127. — ' P. L., t. Lxx\ I, col. 1075.

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