‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 227 sur 331 · Au musée Kirchcr. ftve cachant sa nudité · texte numérisé non relu

Au musée Kirchcr. ftve cachant sa nudité

— Séroux d'Agincourt, Recueil de fragmenls de sculpture antique en terre cuite, Paris, 1814, pi. xxiv, n. 2, p. 69; Miinter, pi. vni, n. 30; Garrucci, pi. 475, n. 1; Breymann, p. 91; V. Schultze, Die altchristlichen Bildwerke des Museo Kircheriano, n. 85.

107. Autre exemplaire à Paris, Cabinet des médailles. — Garrucci, t. vi, p. 111; Breymann. p. 92.

X. Haut- RELIEF. ^108. Marbre brisé, haut. Om. 58 larg. 0 m. 42, provenance romaine, iv« siècle; vestige du tronc d'un arbre sur lequel un serpent est enroulé, bas du corps d'une femme nue qui applique ses deux mains sur sa nudité, personnage debout drapé, évidemment le Christ entretenant Eve après le péché. ■ — O. Wulff, Allehristliche und Mittelalterliche byzantinische und italienische Bildwerke, 1909, t i, p 307, n. 1623.

XL Peintures. — 109. Chapelle de la nécropole d'ELKhargeh, à Bagaouat. Adam et Eve : AAAM ZCûH. — Dictionn., t. n, col. 44, fig. 1187.

110. Chapelle de la nécropole d'El-Khargeh, à Bagaouat, Adam et Eve nus, debout, la main droite levée, la main gauche cachant leur nudité, ADAM EYA.

— Dictionn., t. ii, col. 55-56: W. de Bock, Matériaux pour servir à l'archéol. de l'Egypte chrétienne, 1901, pi. XV.

XII. Terre cuite. — 111. Carreaux estampés (voir Dictionn., t. n, col. 2188, fig. 2104); t>-pe semblable à celui de Hadjeb el Haïoun, trouvé à Henchir Naja, 30 kil. au sud de Kairouan, légende : en haut, BENENAlAa, en bas 8VTAA8. — P. Gauckler, Catalogue du musée AlouJ, supplément, p. 280, n. 81, pi. xcvin, n. 1; n. 85; -h EBA, AAAM.

H. Leclercq.

ÉVENTAIL. Voir Flabelium.

ÉVÊQUE. Le mot è-KÎay.ono^ avait été employé fréquemment par les Septante lorsqu'il fut accueilli dans lalanguedu Nouveau Testament. On le rencontre dans Act., xx, 28, et dans I» Philipp., i, 1, puis encore dans I Tim., m, 2, et Tit , i, 7. Dans Act., i, 20, nous lisons èTTiCTXOTtY) au sens de fonction; enfin, dans I Petr., Il, 25, le Christ est désigné sous le nom d'cKtcrxoTTOi; -rôiv ijiuxcôv..

Le sens qui s'attache à ce terme ofire quelque imprécision à ces débuts du christianisme; il est synonyme de celui qu'on donne à TrpsapÙTepoi;, mais cela dure peu et, dès le temps de saint Ignace d'.\ntioche, rèTrJaxoTioç a pris un relief qui ne permet plus de le confondre avec personne (voir Épiscopat) '. Les synonymes nombreux ne sont que des termes de respect ou de ilatterie : aposlolus, apostolicus, succcssor apostolorum, vir apostolicus, -KpozcTàx; , S.;~(£koi;, TipôeSpoç, TtpoiaTàiJiEvoç, prœposilus, prœsidens, primus presbyler, princeps populi, etc. La liste en est longue et elle apprend peu de chose: les seuls titres qui puissent être tenus pour équivalents de episcopus sont ponti/ex, sacerdos et antistcs. La transcription episinpus, calquée sur le terme grec, existe certainement d'une manière courante dès le m' siècle, peutêtre auparavant.

L'épigraphie chrétienne nous a conservé un assez grand nombre de monuments sur lesquels on lit le titre d'évêque. C'est d'abord la série de sept, et probablement huit, épitaphes trouvées au cimetière de

' Mamaclii, Origines, 1. IV, c. iv, in-l», Romse, ISôO.t. iv, p. 250 sq.

EVÊQUE

Calliste. Leur découverte causa une extrême satisfaction mélangée de désagrément. Le vocable de pape, devenu usuel pour désigner le chef de l'Église de Rome, n'avait donc pas joui au iii« siècle de la faveur exclusive qui lui écliut depuis. Jean-Baptiste De Rossi jugea prudent de s'excuser de sa trouvaille, car, dit-il, le mot papa avait alors une signification de tendresse bien plus que de dignité, on disait papa meus, papa siius, papa nosler '. En outre, le terme prêtait à l'amphibologie; il existait un pape de Carthage, un pape d'Alexandrie, un pape d'Antiochc, au même titre qu'un pape de Rome. Ce dernier n'eût pas soupçonné assurément que le titre d'episcopus paraîtrait quelque jour à certains fidèles comme un diminutif et une soustraction faite au respect qui lui est dû. Le titre d'évêque de Rome a eu sa lignée de titulaires assez glorieuse pour que les plus saints et les plus courageux ne se trouvent diminués de le recevoir et de s'en parer. Il faudrait, disait J.-B. De Rossi, fermer les yeux à la lumière pour se persuader que les titres devenus en

ainsi : ©eoO SoûXoç ou bien cttÎctxottoç ou encore èv EÎpTjVTl '• Un examen attentif et désintéressé de la pierre ne permet d'y voir autre chose que la lettre £ avec son trait transversal. Comme cette inscription a été trouvée dans la crypte papale, il semblerait qu'elle doit être celle du pape Urbain, qui siégea un mois environ et eut Pontien pour successeur, ce qui fait qu'il serait mort en l'an 230. La paléographie de cette inscription ne contredit nullement cette attribution ' (fig. 1940). Le Liber poniificalis nous apprend qu'Urbain fut inhumé in cymilerio Prietexlali via Appia '. On a imaginé de faire deux évèques Urbain, l'un évèque de Rome, l'autre évèque de quelque autre lieu et auquel se rapporterait l'inscription gravée sur un fragment de sarcophage dont il vient d'être question; de cette façon, on peut laisser enterrer le pape au cimetière de Prétextât et posséder néanmoins un évêque du nom d'Urbain au cimetière de Calliste. Cette solution ne laisse pas d'être attrayante, puisqu'elle s'accorde également avec ce cjue nous lisons

QmimsmTnc

4240. — ftpitaphc du pape Pontien.

D'après Wilpert, La cripla dei papi e la capclla di S. Cccilia, 1910, p. .3, fig. I.

faveur, parce qu'ils énoncent des prétentions au gouvernement universel, peuvent remonter à une si haute antiquité. Qu'on le veuille ou non, qu'on s'en arrange ou non, c'est le titre d'episcopus qui est primitif. Nous n'avons pas que les témoins épigraphiques pour nous l'attester. Le catalogue philocalien, dont la première partie fut écrite ou continuée vers le temps d'Antcros, réduit à sa forme la plus primitive, commence ainsi : Passus est Dominus nosler Jésus Chrislus duobus Gcminis consulibus vin kal. apriles, el posl tisccnsum cjus bealissimus Pelrus episcopatum suscepil, ex quo tempore pcr successioncm disposilum quis cpiscopas,quol annis pne/uit; suil la liste épiscopale depuis saint Pierre jusqu'à Anteros.

S'il faut admettre une identification, d'ailleurs incertaine, il n'est pas jusqu'à ce titre si bref qui eût été rejeté sur l'épilaphe du premier successeur de Pierre. Une inscription qu'on a pensé pouvoir lui attribuer portail .simplement le nom de LINVS sans autre mention -'.

L'nc première inscription porte le nom de OYPBAN OC suivi d'une ponctuation en forme de feuille de lierre et de la partie gauche d'une lettre qu'on a proposé de lire 0 ou bien £; suivant le cas, on complète

•De Rossi, liontfi solterranea, l. ii, p. ;i06-IJ07; cf. p. 200. — 'De Hossi, «1/». r/i arch. rrisL. 1S7G, p. 86-87. — 'De liitWi, Roiiiu sollerraïua, t. n, pi. ii, n. J. — 'D»l\ossi,Iiunm

dans la Passio Ceciliee, qui fait enterrer ce même pape Urbain in cœmelerio Prœlexlaii, via Appia, oclavo kalendas junias '.

Le successeur du pape Urbain fut Pontien, qui occupa le siège pontifical depuis le 21 juillet 230 jusqu'au 28 septembre 23.5. Exilé pendant la persécution de Maxiniin et condamné au rude travail des mines, il renonça volontairement à la dignité épiscopale. Il n'est pas un érudit qui l'ignore parmi ceux qui s'occupent de l'histoire de l'Église; il se trouve néanmoins des théologiens pour soulenir que la dignité de pontife romain est inadmissible ; c'est, on le voit, une erreur el un ])ape du ni^siècle a pu renoncer au souverain pontifical, tout comme ses successeurs Célcstin ^■, devant la démonstration desonemprisonncmcnt, Grégoire XII, benoît XIU et .lean XXIII, pour diverses raisons dont le détail n'olTre que de lointains rapports avec l'apologétique. Mort en exil, Pontien succomba aux mauvais traitements ; maceratus fuslibus, ' cl fut considéré comme martyr. Son deuxième successeur, I'"al)ien, profila d'une période d'accalmie dans les relations de l'Église avec l'empire pom- obtenir le transfert des restes de Sardaigne à Rome : Qiiem li. Fabianus addiixit navigio et sepelivit in cymilerio

, t. II, p. UM.— 'l.ihrr pnnlitkiili':. Mil. I,. Duc!iesne,t.i, p. 143. — ' VitaS. l^rbani papœ et mrtrO/ri.v.èdit. •J. Hosiu.p. 34. — ^ Liber pnnl., (■Ml. ntu-liisnc. I. i. p. 14i;.

EVÊQUE

CtiUisli, via Appia, lisons-nous dans la première édition du Liber ponlificalis. Lors de la découverte des épitaphes papales par J.-B. De Rossi, celle de Pontien ne se trouva pas; cependant, à en juger d'après celles qu'il remit en lumière, il pouvait avancer sans chance d'erreur que cette épitaphe était fort concise et, rédigée en grec, devait tenir tout entière sur une ligne. Il

tracé peu profondément, afin de ne pas briser la tablette déjà en place. Ce siglc e.st l'abrégé du mot [xàpTup. I.cs dimensions de la tablette étaient Om.45 sur 0 m. 92.

Le premier pape enterré dans la crj-pte papale et dont nous possédons l'épitaphe est Antéros, qui occupa le siège de Rome du 21 novembre 235 au

A]HTeP(i) rk4^;

4241. Épitaphe d' Antéros. D'après Wilpert, op. cil., p. 17, fig. 11.

soupçonnait également que Fabien, eu égard aux circonstances, avait dû décerner à son prédécesseur le litre de martyr •.

Sur la paroi d'entrée de la crypte, on pouvait lire, parmi d'autres grafBtes, ces mots : eN oecù META TTANTOJvTcôv ÉTrtiTxéTrcùvnONTIANe ZHCHC; indication précieuse mais dont l'importance fut bien dépassée par la découverte de l'épitaplie (15 janvier 1909).

3 janvier 23G. La brièveté de ce pontificat a fait supposer qu'il avait été abrégé par le martjTe, ce que ne rend guère probable l'expression dormit, employée par le Catalogue libérien et qui est réservée aux cas de mort naturelle. En outre, son nom ne se lit pas dans la Depositio martyrum. Quoique la cassure de l'inscription abrège évidemment ce qui s'y lisait jadis, il parait certain que c'est tout au plus des lettres CK et

^^IdlAHOC'^e

ICpitaphe de Fabien. D'après Wilpert, op. ci(., p. IS, fig. 12.

Pontien, quoique prédécesseur d'.\ntéros sur le siège de Rome, n'avait reçu la sépulture qu'après ce dernier et ses restes furent déposés dans un loculus semblable à celui d'Antéros. L'inscription retrouvée porte la mention (fig. 4240) - :

noNTiANOC eniCK iwp

L'épitaplie est complète, malgré les cassures de la pierre: on voit au premier coup d'oeil que le sigle final a été ajouté après l'achèvement de l'épitaphe; il fut

' De Rossi, Roma sotterranea. t. il, p. 61, 80. — • O. Marucclii. Ossirvazioni suW iscrizione del papa Ponziano recenle-

cncore on en peut douter. Quoi qu'il en soit, on y lit ceci (fig. 4241) :

ANTepoùC es e ni

L'évêque .\ntiTos reposait dans un loeulus de la Iiaroi de la crypte. Les dimensions de ce qui subsiste (le la tablette sont 0 m. 54 sur 1 m. 20.

Fabien occupa le siège de Rome du 10 janvier 236 au 20 janvier 250 et mourut victime de la persécution de Dèce. Sa tombe fut, comme celle de ses prédéces-

nwnle scoperta e su quelle degli allri papi del 111 secolo, dans \uouo bulleUino di archeol. crisl., 1909, p. 33-50.

ÉVÊQUE

seurs, un simple loculus, aussi glorieux que les cénotaphes superbes de bronze et de marbre et dont les éloges magnifiques n'égalent pas la grandeur d'une tablette de pierre portant ces mots (fig. 4242) :

0ABI ANOC C5 eni es "mp

Le Liber pontiflcalis attribue à Fabien muUas jabricas per cymeleria '; nous ne savons pas en quoi consistèrent ces édifices ou ces excavations; on a supposé que c'était le projet de réunir toutes les sépultures papales dans une seule et même crvpte; il est de fait que Pontien fut rapproché d'Antéros. Fabien reposa près d'eux, ainsi que ses successeurs (sauf Corneille), jusqu'à Eutychien inclusivement ; mais ce n'est là, somme toute, qu'une conjecture. Les dimensions de ce qui subsiste de l'épitaphe sont 0 m. 35 sur 0 m. 82.

La présence du sigle [lâp-ruç sur cette épitaphe avait induit J.-B. De Rossi à supposer, d'après la diflérence des caractères, que l'addition avait été exécutée un certain temps après l'inhumation. Fabien était incontestablement martjT, cependant ce titre acquis

mesurait en effet en profondeur 1 m. 50 sur 1 m 20 de hauteur et 1 m. 72 de largeur. On ferma donc la baie par une murette haute de 1 mètre et qui supporta une dalle portant une inscription latine cette fois, et pour la première fois, pour les épitaphes des papes de Rome. D'après ce qui s'est fait pour les autres inscriptions funéraires de ses collègues, on s'attendrait à lire le titre épiscopal à la suite du nom. Cependant, il n'en est pas ainsi. Après avoir tracé deux traits fort déliés pour diriger sa main ", le graveur a placé le nom du pape au plein milieu de la dalle et au-dessous son titre, de la manière suivante (fig. 3315) ^ :

CORNELIVS EP

La symétrie semble indiquer que tel fut le premier état de la dalle, mais, soit oubli, soit autre chose, il fallut ajouter le mot MARTYR, non plus par un sigle, mais en entier, et le graveur l'inséra sur le prolongement du mot Cornélius et avec le même caractère, en sorte que la symétrie fut bousculée.

4243. — Épitaphe d'Eutychien. D'après Wilpert, op. cit., p. 20, fig. 14.

par sa mort n'avait pu être tracé sur son épitaphe, de même que son titre d'èTrîcxoTtoç. Cela devait tenir à la nécessité de procéder au préalable à la vindicaiio officielle, sans laquelle le titre, bien qu'acquis, n'était pas conféré et ne pouvait être revendiqué. Le pape Corneille ayant procédé à cette vindicaiio, on en aurait tracé d'une pointe légère le résultat sur la tablette fermant le loculus. Cette ingénieuse explication a reçu le coup de grâce par la découverte de l'épitaphe de Pontien, dont le titre épiscopal est de même accolé du sigle [idcpTup, légèrement buriné. Or, pour Pontien, mort depuis assez longtemps et faisant l'objet d'un transfert de Sardaigne à Rome, le temps n'avait pas manqué de procéder à la vindicaiio; cependant le sigle est tracé dans des conditions identiques à ce que nous voyons pour Fabien. 11 semble donc qu'il faille admettre que cette mention est postérieure sur les deux épitaphes au pontificat de Fabien.

Corneille gouverna l'Église de Rome depuis le mois de mars 251 jusqu'au mois de juin 253. Il mourut exilé à Centumcellœ (Cività Vecchia) et son corps fut ramené à Rome dans un sarcophage et enseveli dans une niche creusée dans l'hypogée de Lucine. Ce sarcophage eût dispensé de fermer la niche par une tablette de marbre, mais les dimensions considérables de cette niche ne permettaient pas de la laisser ouverte tans une menace pour la solidité de la paroi. Elle

' Liber pontificalis, édit. Duchcsne, 1. 1, p. 148. — • Autres exemples de ces lignci dans De Rossi, Roma soKerranea, t.iu,

De Lucius, qui gouverna du 25 juin 253 au 5 mars 254, nous ne possédons qu'un fragment d'épitaphe contenant le nom, sans plus :

AOYKIC

il y a tout lieu de croire que ce nom était suivi de É-t(rxo7:oç, puisque, après son exil, il rentra à Rome et y mourut. Sa fête est rappelée sur la Depositio episcoporum. Les dimensions de ce fragment sont 0 m. 30 sur 0 m. 70.

Nous n'avons rien conservé des épitaphes d'Etienne, de Sixte II, de Denis et de Félix I". Par contre, nous possédons en dix fragments l'épitaphe d'Eutychien (fig. 4243), qui gouverna du 4 janvier 275 au 7 décembre 283 :

evTYxiANGC p enicK

Les dimensions de ce qui nous reste sont 0 m. 42 sur 0 m. 90.

Du pape Gains (17 décembre 283 au 22 avril 2116), nous possédons l'épitaphe ainsi libellée, mentionnant la xàGcoi; ou déposition (fig. 1945) :

■ TAIOY • eniCK •KATnPO •!• K4A • MAICON.

Cette série d'épitaphcs est, dans sa concision, un

pi. x.\.\ix, n. 4, p. 23. •

' Voir Diclionn., t. m, col. li'.iTO-

ÉVÊQUE

témoignage si imposant qu'il ne s'en trouve pas d'autre qui puisse lui être opposé. On cite seulement un petit nombre d'inscriptions romaines concernant des évoques. Une d'elles est en vers et consacrée à la louange d'un évêque nommé Léon, qui fut marié et dans lequel on pense voir le père du pape Damase ' (voir ce mot). Une autre au cimetière de Calliste, mais mutilée -:

EPISCOPVS REC ■ NV

Nous avons déjà fait connaître trois inscriptions épiscopales du cimetière de Saint-.Mexandre sur la voieNomentane. Voir Die(!onn.,t.i, col. 1093, fig. 265: col. 1095, fîg. 267; col. 1097.

L'épigraphie grecque d'Orient nous ofTre un certain nombre de mentions épiscopales, d'où il y a peu de chose à tirer, sinon des compléments aux listes données par Le Quien.

A Esra, en Syrie, sur la porte d'une maison ' :

neTPOCAio*iAO eniCKonociviAziivii

ANOYnOAEOOCe OACKeiTAK

néxpoç [0£]oi[>.]o[ij] èTiîaxOTTOç MaÇi-iX'.xvo'J 7:6[X]£co; è[v]9âS£ XEr-a[i].

A Euménie en Phrygie, vers l'an 200-215, l'inscription du tombeau élevé par Damas, fils de Diotime, à son oncle Métrodorc, évêque, et à son père Diotime * :

AAMACAIOTEIMOYKA TECKEYACENTOHPGO ONTCOMHTPOJNIMH TPCACOPCOEniCKOn 5 OOKAITGOnATPIMGY

AIOTEIMCÛ KAI EAYTOO EITIC Ae EniXElPHCEl 0EINE ETEPONTI NA0H CEI IC TOTAMEI ONnPOC 10 TEIMOY AHNOEl KATA^PG NHCEI TOYTOY ECTE AYTCO nPOC TON ZOONTA ©EON

AaixàçAioTeîjxouxaTïCTXE'JaasvTÔ ï;pàiov rw fJ.rjTp<ovi

MTJTpoScipOi ÊTTlCXÔTrO) Xat TÔJ Traxpî [/.ou AtOTStfJlO)

y.od éauTÛ ■ e'î tiç Se èret/EipYjaet ôeïve cTspôv Ttva, 6ï]<j£i iç TÔ TXfXEÏov TTpoaT£tji.ou 8/;v. ç- eI xaraçpov/]-

aSl TOUTOU, ecjTE aÙTCO TipÔç TÔV ÇôJVTa 0£6v.

« Damas, fils de Diotime construisit le tombeau à son oncle l'évèque Métrodore, à son père Diotime et à lui-même. Si quelqu'un ose y introduire un autre qu'eux, il paiera au fisc une amende de cinq cents deniers. S'il méprise ceci, il aura affaire au Dieu vivant . » A ces monuments anciens nous ajoutons quelques exemples appartenant à l'époque byzantine.

Route d'Ancyre à Dorylée et Pessinonte, à trois heures à l'ouest du village de Balcoïmji.sur une pierre du pont * :

E N EniTOElLU TATLUEnL 5 KDnnYnAYADY A02A EOI XPE

'E[t£X£icû9-^ t6 È'pyov....

'EttI to(ù ôjatcoTâTo) ètc[i]cjx6::ou IIx'JJ.ou; 86Ça aoi Xp(icrT)É.

» De Rossi, Bull, di archeol. crist.. 1864, p. 54-56; Inscript, christ, urb. Romœ, t. n, p. 93, 106; O. Marucchi, dans Nuouo bull. di archeol. crist.. 1903, p. 60-108. — = De Rossi, Bull. di archeol. crist., 1864, p. 48. — ' Corp. inscr. griec, t. iv, n. 9147. — T. Cabrol et H. Leclercq, Monum. Eccl. lit.. 1. 1, n. 2789. — 'W. M. Ramsay, Inscriptions de la Calatie

11 s'agit de l'évèque d'Ancyre, Paul, qui occupait ce siège pendant la deuxième année du règne de Tibère II, soit 579 après Jésus-Christ.

Sis, dans la petite Arménie ' :

-t- eNÀPXHHNOAOrOCK&IOAOrOCHNOeO CTCONGeCONnANTAAIAAYTOYereNeTO eTGYCnCNTGYKAlAeKATOYtteN ACKTIGNIA-t-GeOYeCAONTOC KAITOYAnOYIGANNOYCYNEY AOKGYNTOCereTGNTGePrO NTOYAnOYIOANNOYteniTCON rAAINOTATOùNKAI0eO*YAAKT CONHMONBACIAeOONMAYPIKIOY KAIOeOAGClOYTOYYlOYAYTOY KAITGYGCIGTATOûeniCKGnOYneTPCO

reGPriGCGMErAAGnpenecTATOC cyn

lOANNAAIGTOùYIGAYTG YenAHPGCCNTHN

[CYXHN

+ 'Ev àpz/i 9jv 6 AÔYo; xal ô Aoyoç f,v 0£iç tûv Geôjv • ràvTa Sià aÙToû èyévETo.

"Etouç r.i(\j.Tz)Tou xal Sexârou, (1)v8(0xtî(ojvoç) iS' + 0£où ÔÉXovToç xal Toû âytou 'I(6))âvvou cruvEU- SoxoûvTo; ÈYÉ(ve)To xà Epyov toû âytou 'I((o)âvvo'j + ènï Tùiv yaX(yi)voTâT(ov xal ÔEOçuXàxxfov r||ji(cô)v BaatÂÉcov Mauptxtou xal 0EoSoatou toû uloù aÙTOÛ, xal TOÛ ôa!.(cù)TâT(ou) ÈTrioxéTrou n£Tp(ou), rE(td)pyioç ô pLEyaXoTTpETTÉcTTaToç (TÙv 'Io(up£v)aXî(oj) TÔi. uE(û) aÙToù ETiXYjpojcJEv Tr)v eÙx'Ôv.

« Le Verbe était dès le commencement, et le Verbe était Dieu des dieux. Toutes choses ont été faites par lui.

■ En la quinzième année [du règne de notre empereur] et de l'indiction [courante] la quatorzième : + par la volonté de Dieu et avec le consentement de saint Jean, ont été exécutés les travaux [de l'églisef de Saint- Jean : + sous le règne de nos empereurs Maurice et Théodose son fils, et [sous l'épiscopat] de notre très pieux évêque Pierre. Georges le très magnifique, avec Juvénal, son fils, accomplit son vœu. »

La quinzième année du règne de Maurice correspond à l'an 596 de Jésus-Christ, qui est la quatorzième année de la XIX* indiction.

A Mylasa une inscription nous parle du " très pieux évêque a oatcÔTaToç ètiîcxotzoç '; dans la même localité et dans les ruines d'une église byzantine, en voici une autre ' :

+ EICA02AN S TIMHNTÔ0''y CGOTHPGEHIVI0ONl\x\sT5 AriGYnPOOTGMAPTYPGCCTE OANÔB^ACIAIGCOOEICOTSHMCON 5 EniCK^OEKOEMEAIOûNEKTIC'E SAIEKOEMHCENS^nAHPCO OHTOEPrONMHNGNAS AEYTYXECT -I-

A- Elç SéÇav (xal) Ti(JLr,v toû 6eoû ScùTTJpoç :îj(ià>v^ 'Iyjctoû XptiiToû, (xal) TOÛ àytou 7rpû>TO(iâpTupoç STEçâvou BaatXtoç ô ô(jiwT(aToç) (xal) ii[iC>v Ènicsxo[-oç( èx 9£[jieXÎ6)v IxTiaE (xal) 8iEx6ajXT,a£v(xal) êrrXiQpcùOr) Ta È'pyov [;I.ï)vI (ÈvaTco) (l]vS[txTtâ>vo;j S', £ÙTU)(£aT[aTa] +

D'après le style, l'inscription n'est guère antérieure au vi« siècle. Les dates, 9» mois (mai, juin) et ind. IV, ne sont pas suflTisantes pour déterminer l'année ni même le siècle. Le signe s équivaut à KAI, en outre

et du Pont, dans Bulletin de correspondance hellénique, 1883, t. vn, p. 22, n. 11. — ' Néroutsos, In.scription de Sis en Cilicie, dans même revue, 1877, 1. 1, p. 327-330. — ' Corp. inscr. grœc, t. iv, n. 9271. — 'G. Doublet et G. Deschamps, Inscriptions de Carie, dans Bull, de cnrresp. hcllén., 1S90,t. XIV, p. 616, n. 16.

EVÊQUE

il est employé deux fois comme abréviation. D'après la tradition locale, cette petite église serait celle de la patronne de Mylasa, sainte Heni (ou Eusebia), qui vint à Jlylasa lorsque C>Tille en était encore évêque et qui fut particulièrement honorée par son successeur, Paul. Dans l'épigraphie latine nous pouvons citer quelques inscriptions anciennes, telles que celles de FI. Latinus episcopus de Brescia ', celle de Petronius Dexter de Chiusi -, celle de Julien de Gaëte ', celle de Viclor filias episcopi Vicxoris civitatis Ucrensium, mort à Rome en 404 S tandis que les trois précédentes sont encore du m= siècle, ainsi que le sarcophage de Cyr, évèque de Pavie ' :

En Gaule, une inscription nous apprend qu'il y eut des papes de Vienne: Domninus papa, in nomine

4244. — histripliDU di-couvorte en 1847

dans la cathédrale du Puy.

D'après E. LeBIant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule,

n. 572, pi. 75.

■Chrisli pauper episcopus ', il y en eut également au Puy ' (fig. 4244).

SCVaXP'uTAR I

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