PAPA VIVE DEO
Nous aurons plus tard occasion de revenir sur une estampille doliaire de Strasbourg, qui mentionne l'évêque Arbogaste ', et sur une inscription de Narbonne, où l'évêque se qualifie de compresbyter avec le clergé de Mar.seille '.
A Arles, l'évêque Hilaire est qualifié '» :
SACRO SANCTAE LE
^;^ GIS ANTESTIS S3 '^^? ^^^ HILARIVS -"^^^^
-f- HIC QVIESCIT [ l'cse ]
Les abréviations sont nombreuses mais n'offrent guère d'énigme insoluble; voici, par exemple, celles que nous rencontrons en Espagne : episcupiis, aeps, aepus, epscopus epscops, epscs, cpsus, cpcus, epus, cpscpns, episcop., epics ".. En Espagne on rencontre
aussi antisles et ses variations : antis. antesiis, anlistites. On pourrait circuler dans toutes les provinces de l'antiquité chrétienne sans recueillir pour ce titre, rien de particulièrement notable. La numismatique et la sigillographie épiscopales sont d'une époque postérieure ; quant à la paléographie, elle nous olTre aussi dans les chartes mérovingiennes des mention.s d'évêques.
Le titre d'episcopus episcoporum est donné par Sidoine Apollinaire à son ami l'évêque Loup '-, ce qui semble indiquer que l'attribution qu'en avait faite Tertullien à l'évêque de Rome " n'avait pas paru aussi exclusive qu'on pourrait volontiers l'imaginer.
Le titre d'episcopus Ecclesiie catholicœ est revendiqué par les papes de Rome dès le v« ou le vi^ siècle, et nous voyons le pape Vigile s'en parer (537-555), tandis que Symniaque (498-514) et Pelage I" (555-560) disaient encore : episcopus Eccksiœ calholicss urbis Romœ; on peut encore noter episcopus sanclee catholicœ Ecclesise, au vie siècle; episcopus sanclœ calholicx et aposlolicse Ecclesise, que prend le pape Martin I" (049-655).
Plus inattendu est le terme episcopa que nous lisons dans le canon 131= du 11= concile de Tours : episcopum episcopam non habenlem nulla sequalur mulierum '*; enfin episcopissa appartient seulement au moyen âge, qui invente ce mot pour caractériser une catégorie devenue commune à cette triste époque : les concubines d'évêques '\
Le titre antisles a été usité dans un grand nombre de cultes, qui l'appliquaient à celui qui présidait aux rites " : on l'attribuait à un prêtre " ou à une antista ". L'anlisles pouvait être ingénu, ou alTranchi, peutêtre s'en est-il trouvé d'esclaves ". L'évêque Novatus, de Sétif (Maurétanie Sétiflenne) de 403 à 440, qui assistaàla conférence de Carthage, en 411, au concile africain de 419, qui reçut une lettre de saint Augustin, a reçu sur son épitaphe le titre d'antisles :